La fessée hors la loi, le droit des parents bafoué

Voir article : http://www.sudouest.fr/2016/12/28/education-il-est-desormais-interdit-de-donner-une-fessee-a-un-enfant-3061806-4699.php
Via Gérald Pech (merci Gérald) :

Voici une analyse pertinente de l’organisation catholique « Avenir de la culture » :

La fessée hors la loi, le droit des parents agressé.

Avant de quitter la scène, les socialistes cachent des bombes à retardement dans une France qu’ils laissent déjà en ruines.

La jurisprudence française accordait généralement aux parents un « droit de correction ». La cour d’appel de Douai avait ainsi acquitté un père, considérant ses punitions « légères, rares et n’[ayant] pas dépassé l’exercice du simple droit de correction » (C.A. Douai, 29 octobre 2008).

Mais en 2015, le Conseil de l’Europe a condamné la France pour ne pas avoir inscrit dans son droit « d’interdiction suffisamment claire, contraignante et précise des châtiments corporels ». Pour les socialistes, une occasion de miner l’autorité parentale se présentait.

Votée définitivement le 22 décembre 2016, la loi « Égalité et Citoyenneté » traite de tout autre chose mais a inclus en catimini un minuscule amendement modifiant la définition de l’autorité parentale donnée par l’article 371-1 du Code civil. Son exercice devra désormais exclure « tout traitement cruel, dégradant ou humiliant, y compris tout recours aux violences corporelles ».

En apparence tout y est bien. Mais il se trouve que le soi-disant Observatoire de la Violence Éducative Ordinaire, une association qui a milité en faveur de l’adoption du texte, considère que « la notion de violence corporelle inclut toute punition physique impliquant l’usage de la force et visant à infliger un certain degré de douleur ou de désagrément, aussi léger soit-il ». Cela signifie que les parents n’auront même le droit de tirer les oreilles d’un enfant !

Le Catéchisme de l’Église catholique, dans la section où il parle des devoirs des parents, dont le premier est de créer un foyer « où la tendresse, le pardon, le respect, la fidélité et le service désintéressé sont de règle », souligne qu' »en sachant reconnaître devant eux leurs propres défauts, ils seront mieux à même de les guider et de les corriger : ‘Qui aime son fils lui prodigue des verges, qui corrige son fils en tirera profit’ (Si 30, 1-2). ‘Et vous, pères, n’irritez pas vos enfants, élevez-les au contraire en les corrigeant et avertissant selon le Seigneur’ (Ép 6, 4) » (§ 2223).

Cette loi introduit une révolution dans les foyers, à laquelle 70% des Français sont opposés.

Au motif de défendre quelques enfants maltraités, on prive tous les parents de l’exercice de leur autorité. Il suffira de la simple dénonciation de voisins agacés par les pleurs d’un enfant pour que des parents soient présumés indignes.

La nouvelle règle touche au Code civil et non au Code pénal ; aucune sanction n’est donc annoncée à l’encontre des parents pour le moment du moins. Là réside le piège et il a un nom : l’A.S.E. ou Aide sociale à l’enfance, héritière de la DDASS de triste mémoire : sur environ 150 000 enfants placés dans des foyers ou des familles d’accueil, à peu près la moitié n’auraient jamais dû être séparés de leurs parents, de l’aveu de Pierre NAVES, l’Inspecteur Général des Affaires Sociales sur les ondes de France 2 (Envoyé Spécial du 7 juin 2007).

Le concept même d' »autorité parentale » subit une révolution, c’est-à-dire un renversement. En pratique, les parents sont dépossédés de leur autorité sur leurs enfants pour ne recevoir de la société que la « responsabilité » de leur entretien, sous le contrôle de l’État. Lequel s’arroge en plus le droit de les éduquer à sa guise (on se rappelle de la petite phrase de Mme Rossignol lors d’un débat sur l’enseignement obligatoire de la théorie du genre à l’école : « Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents »)

Ce 22 décembre, les parents de France ont été les victimes d’une ignoble tromperie. Tandis qu’ils offraient affectueusement des cadeaux à leurs enfants, on les poignardait dans le dos. Aucune interpellation politique n’ayant été faite au Parlement, aucun débat public n’a eu lieu. Mais où était donc l’opposition pour faire bloc et défendre l’institution familiale ?

Parents, toute punition aussi légère soit-elle pourra demain déclencher des enlèvements aux familles par les services de l’État. Voilà du souci à se faire : quand l’État décide de s’asseoir à côté du berceau de vos enfants avec ses mains de fer, c’est que vous vivez déjà en pays socialiste. Parents de toutes conditions et provinces, réagissez sans attendre !

Voir également cet article de l’organisation créationniste Answers in Genesis sur le sujet :
rain-up-a-child/christian-pare nting/disciplining-children- gods-way/

Discipliner les enfants à la manière de Dieu

Beaucoup de chrétiens savent depuis longtemps que la discipline des enfants est un problème dans notre culture américaine -et maintenant certains experts en éducation australiens commencent à être d’accord! Un article récent (voir plus bas pour une traduction de cet article) d’une source de nouvelles australienne est intitulé « Des experts de l’éducation affirment que le système de discipline dans les écoles publiques est « New-Age et politiquement correct » ». Des experts de l’éducation ont soutenu que les mesures disciplinaires dans les écoles australiennes ne marchent pas.

Kevin Donnelly, directeur de l’Education Standards Institute, a non seulement identifié un problème avec le système scolaire, mais a également suggéré que les parents « doivent jouer un rôle plus important dans l’enseignement à leurs enfants du respect de l’autorité. »

Étonnamment, il a raison! Les parents de la culture américaine, comme en Australie, ne disciplinent pas les enfants de Dieu. Ils n’enseignent pas à leurs enfants le respect de l’autorité, ce qui nous a laissé avec beaucoup de problèmes. Tout comme la culture a abandonné le fondement de la Parole de Dieu pour sa vision du monde sur des questions telles que le mariage et la sainteté de la vie, elle a aussi abandonné l’autorité de l’Écriture dans la discipline des enfants.

La psychologie séculière rejette l’idée que les enfants soient pécheurs et enseigne plutôt que les enfants sont fondamentalement « bons ». C’est une prémisse fausse et elle ne mènera jamais à l’exercice de la discipline biblique des enfants. Les enfants ne sont pas différents des adultes quand il s’agit du péché, « car tous ont péché et n’atteignent pas à la gloire de Dieu » (Romains 3:23).

Beaucoup de gens, y compris certains chrétiens, ne réalisent pas qu’un aspect donné par Dieu de la discipline biblique est le châtiment corporel -et Dieu dit aux parents de l’utiliser pour discipliner leurs enfants. Bien sûr, il y a certaines personnes qui ont abusé des enfants avec la force, et nous, à Answers in Genesis rejetons cette utilisation abusive des châtiments corporels.

Les châtiments corporels exécutés de manière biblique sont une composante socialement impopulaire de la parentalité biblique, mais il y a plus concernant la parentalité que le châtiment corporel. Parmi les autres aspects de la discipline biblique figurent les récompenses et les dissuasions, les « choses à faire et à ne pas faire », le leadership par l’exemple (en particulier en suivant fidèlement la Parole de Dieu), etc.

Tout au long du livre des Proverbes, la discipline biblique est soulignée comme le chemin vers la vie et la sagesse. Voici une variété de proverbes qui parlent de la question de discipliner nos enfants:

Proverbes 6:23: « Car le commandement est une lampe et l’enseignement une lumière, et les répréhensions de la discipline sont le chemin de la vie. »

Proverbes 12:1: « Qui aime l’instruction aime la connaissance, et qui hait la répréhension est stupide. »

Proverbes 13:24: « Celui qui épargne la verge hait son fils, mais celui qui l’aime met de la diligence à le discipliner. »

Proverbes 19:18: « Corrige ton fils tandis qu’il y a de l’espoir, mais ne te laisse pas aller au désir de le faire mourir. »

Proverbes 22:6: « Élève le jeune garçon selon la règle de sa voie; même lorsqu’il vieillira, il ne s’en détournera point. »

Proverbes 22:15: « La folie est liée au cœur du jeune enfant; la verge de la correction l’éloignera de lui. »

Proverbes 23:13: « Ne manque pas de corriger le jeune garçon; quand tu l’auras frappé de la verge, il n’en mourra pas. »

Proverbes 23:14: « Tu le frapperas de la verge, mais tu délivreras son âme du shéol. »

Proverbes 29:15: « La verge et la répréhension donnent la sagesse, mais le jeune garçon abandonné à lui-même fait honte à sa mère. »

Proverbes 29:17: « Corrige ton fils, et il te donnera du repos et procurera des délices à ton âme. »

Dans le cadre du commandement d’exercer la discipline biblique, Dieu instruit aussi les parents de ne pas « provoquer » leurs enfants. En d’autres termes, la discipline dans tous ses aspects -positif et négatif, physique et verbal- doit être appliquée, non abusivement, mais d’une manière qui encourage l’enfant à devenir le genre de personne que Dieu veut (qui est d’ailleurs le genre d’enfant que tant les parents que les enseignants veulent voir):

Éphésiens 6:4: « Et vous, pères, ne provoquez pas vos enfants, mais élevez-les dans la discipline et sous les avertissements du Seigneur. »

Colossiens 3:21: « Pères, n’irritez pas vos enfants, afin qu’ils ne soient pas découragés. »

Toute discipline, qu’elle soit corporelle ou autre, doit être motivée par l’amour, se soucier de l’intérêt supérieur de l’enfant. Lorsque nous disciplinons nos enfants, nous essayons de leur enseigner la sagesse et de leur montrer comment distinguer le bien du mal. Si nous disciplinons bibliquement et dans l’amour, nos enfants grandiront pour nous respecter en tant que parents pour cela, reconnaissant que nous aussi sommes sous l’autorité de Dieu. De plus, ils apprendront à respecter ceux qui exercent une autorité hors du foyer, qu’ils soient enseignants, fonctionnaires ou employeurs.

La Bible nous ordonne de discipliner nos enfants parce que c’est un reflet de la façon dont Dieu discipline les croyants, qui sont Ses enfants:

Hébreux 12:5-11: « Vous avez oublié l’exhortation qui s’adresse à vous comme à des fils « Mon fils, ne méprise pas la discipline du *Seigneur, et ne perds pas courage quand tu es repris par lui; car celui que le *Seigneur aime, il le discipline, et il fouette tout fils qu’il agrée ». Vous endurez des peines comme discipline: Dieu agit envers vous comme envers des fils, car qui est le fils que le père ne discipline pas? Mais si vous êtes sans la discipline à laquelle tous participent, alors vous êtes des bâtards et non pas des fils. De plus, nous avons eu les pères de notre chair pour nous discipliner, et nous les avons respectés; ne serons-nous pas beaucoup plutôt soumis au Père des esprits, et nous vivrons? Car ceux-là disciplinaient pendant peu de jours, selon qu’ils le trouvaient bon; mais celui-ci nous discipline pour notre profit, afin que nous participions à sa sainteté. Or aucune discipline, pour le présent, ne semble être un sujet de joie, mais de tristesse; mais plus tard, elle rend le fruit paisible de la justice à ceux qui sont exercés par elle. »

Hébreux est clair: la discipline de Dieu notre Père peut être désagréable, mais la récompense est le « fruit de la justice ». De même, lorsque nous pratiquons la discipline biblique avec nos enfants, nous démontrons que nous aimons nos enfants, et cela leur enseigne la sagesse et écarte la folie.

http://www.couriermail.com.au/ news/queensland/schools-need- discipline-back/news-story/ eccf07e72b786551f77cbfbe2c6225 34

« La discipline politiquement correcte New-Age ne marche pas »

Des experts de l’éducation affirment que le système de discipline dans les écoles publiques est « New-Age et politiquement correct »

Sarah Vogler, Rob Kidd, CourierMail
8 avril 2013 16h00

Des experts de l’éducation ont soutenu les plans du gouvernement de l’État pour qu’ils sévissent contre les élèves indisciplinés qui continuent à enfreindre les règles.

Le Courier-Mail a révélé hier que les élèves des écoles publiques abusaient du système, avec 64 324 suspensions et exclusions l’an dernier.

Kevin Donnelly, directeur de l’Institut des normes d’éducation, a déclaré que le système de discipline « politiquement correct » dans les écoles publiques ne fonctionnait pas.

« Une grande partie de l’approche est très New-Age et politiquement correcte, et nous devons revenir à un sens plus discipliné de la façon dont les enseignants contrôlent la salle de classe et de comment les enfants se comportent en cours. »

Le Dr Donnelly a déclaré que les écoles publiques étaient entravées par la bureaucratie et que certaines mesures disciplinaires étaient plus une récompense pour les étudiants qu’une punition.

« Dans les écoles gouvernementales, on peut avoir des enfants qui sont constamment un problème, se conduisent systématiquement mal ou sont remuants, et souvent il faut trop de temps pour que le problème soit traité en raison de la réglementation et de la paperasserie », a-t-il dit.

Le Dr Donnelly a déclaré que les parents faisaient aussi partie de la solution, et devaient jouer un rôle plus important dans l’enseignement à leurs enfants du respect de l’autorité.

Le psychologue pour enfants, le Dr Michael Carr-Gregg, a déclaré que les enfants devaient savoir qu’il y a « des conséquences réelles aux choix qu’on fait ».

Le Dr Robyn Gillies, de l’École d’éducation de l’Université du Queensland, a déclaré que les écoles devaient enseigner continuellement à des étudiants malveillants de meilleures façons de se comporter.



8 commentaires pour “La fessée hors la loi, le droit des parents bafoué”

  1. Je me permets de vous signaler que la loi d’interdiction des punitions corporelles, bien qu’elle ait éét votée par une majorité de gauche n’est nullement spécifique de la gauche. le premier élu à avoir demandé, dans les années 90, l’adoption d’une telle loi était André Santini, député UDF et membre des gouvernements de Jacques Chirac et François Fillon. Le second est la pédopsychiatre Edwige Antier, qui fut membre de l’UMP puis de l’UDI. Elle fut soutenue dans son action par David Douillet, champion de judo et élu de l’UMP et membre du bureau exécutif du même parti. Enfin, en février 2015, le vote de cette loi d’interdiction a été demandé par le défenseur des droits, Jacques Toubon, qui fut membre du RPR et plusieurs fois ministre de Jacques Chirac.

    Vous protestez aussi contre le fait que l’Etat intervienne dans la vie des familles. Il est vrai que c’est regrettable et que tout le monde préfèrerait que ce ne soit pas nécessaire. Mais
    les lois qui font de la violence conjugale un délit et dès la première juste sont aussi une intrusion dans la vie des couples. Vous paraissent-elles abominables ?

    « Lorsque nous pratiquons la discipline biblique avec nos enfants, nous démontrons que nous aimons nos enfants, et cela leur enseigne la sagesse et écarte la folie. »
    Malheureusement, de multiples études médicales montrent que les punitions corporelles, portent atteinte à la santé physique et mentale des enfants de deux manières. D’abord par le stress provoqué par la menace et l’exécution de la punition. Les hormones du stress deviennent en effet toxiques quand on ne peut ni fuir ni se défendre, ce qui est le cas de l’enfant frappé, et elles attaquent l’organisme, notamment au niveau du système digestif et du cerveau dont elles détruisent les neurones de certaines zones, notamment celles qui sont liées à la mémoire. Plus grave encore, elles affaiblissent le système immunitaire qui nous protège des maladies, ouvrant ainsi la voie à de multiples pathologies. Les auteurs des proverbes bibliques ne pouvaient évidemment savoir cela, mais nous qui le savons aujourd’hui, sommes inexcusables de soumettre nos enfants à ces dangers. Quant à la santé mentale, c’est essentiellement l’humiliation provoquée par les punitions qui lui porte atteinte. L’enfant frappé se convainc facilement qu’on le frappe « pour son bien », il s’auto-accuse, perd une partie de son estime de soi, de sa confiance en soi, et quand l’expérience d’être frappé se répète tout au long de son enfance, c’est la voie ouverte à la dépression. D’autant plus que beaucoup d’enfants sont frappés très jeunes, à un âge où leur cerveau est inachevé et totalement incapable de maîtriser les émotions très fortes qu’éprouvent les enfants à cet âge. On peut, bien sûr, décider d’ignorer cela, mais dans ce cas, ce n’est pas la « sagesse » qu’on enseignera aux enfants, mais la peur, le manque de confiance en eux-mêmes, l’hypocrisie ou la provocation (« Même pas mal ! »). Est-ce cela que nous souhaitons faire ?

    1. Vous dites : »Mais les lois qui font de la violence conjugale un délit et dès la première juste sont aussi une intrusion dans la vie des couples. Vous paraissent-elles abominables ? ». Il y a une énorme différence entre l’intrusion de l’état dans le cadre d’un contrat passé entre un couple et le dit état, et entre la relation (don gratuit) parents-enfants que toujours ce même état aime à dissoudre de plus en plus (mariage pour tous, GPA, parent 1, parent 2, parent 3, etc). Aucun contrat n’a été passé entre une mère/père (biologique j’entends) et un enfant, et l’état ne doit donc pas intervenir pour un acte de discipline qui reste évidement dans la limite du raisonnable!
      Ici nous parlons de la fessée, et cela est du devoir des parents que de discipliner leur enfant comme bon leur semble (toujours dans la limite du raisonnable, mais en tant que chrétiens nous devrions connaître les justes et bonnes limites). L’état n’a pas à légiférer sur ce droit des parents.

      1. Vous écrivez : « Ici, nous parlons de la fessée ». Mais il faut savoir que si, aujourd’hui, vous ne considérez plus comme « raisonnable » que la gifle et la fessée, c’est le résultat d’une très longue évolution commencée au XVIe siècle avec Erasme, Rabelais et Montaigne qui a fait petit à petit prendre conscience qu’il est inacceptable de frapper les enfants à coups de bâton ou de ceinture comme on le trouvait normal partout, comme on le trouvait normal en France couramment jusqu’au XIXe siècle et même au début du XXe et comme on le trouve encore normal dans la majorité des pays du monde, pays où, en conséquence, le niveau de la violence sociale et politique est très élevé (quand on a baigné dans la violence depuis sa petite enfance, pourquoi hésiterait-on à l’exercer sur les autres quand on est en conflit avec eux ?). En France, il a fallu ensuite l’intervention de l’Etat, à partir du début du XIXe siècle pour interdire les punitions corporelles dans les écoles. Et malheureusement, l’Eglise a fait tout ce qu’elle a pu pour s’opposer à ces interdictions, comme aujourd’hui encore beaucoup d’Eglises s’y opposent à travers le monde. C’est pourtant bien dans le Lévitique (19,18) qu’on trouve la formule : « Ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse. » Et dans les Evangiles, non seulement on ne trouve pas une seule parole de Jésus qui puisse justifier de frapper les enfants, mais il nous les présente au contraire comme des modèles : »Le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent » et pour lui, le fait de scandaliser un enfant est le pire des crimes puisqu’il justifierait que le coupable de ce crime se donne la mort. Or, apprendre aux enfants par notre exemple la violence quand nous les frappons, n’est ce pas les scandaliser ? Enfin, je ne vois pas pourquoi le fait qu’il n’y a eu aucun contrat passé entre parents et enfants justifierait le fait de frapper ces derniers. Ce n’est pas parce qu’un homme et une femme ont donné la vie à un enfant qu’ils sont libres de lui faire violence.

        1. Vous n’avez compris que mon propos était en rapport avec l’article, c’est à dire que l’état fasse une loi pour légiférer une relation sur laquelle il n’a aucun droit de regard! Le débat n’est pas à propos de Pour ou contre les châtiments corporels mais contre l’intrusion de plus en plus profonde et active de l’état dans notre vie privée et intime.

          1. Vous partez du principe que l’Etat n’a aucun droit de regard sur les relations familiales. Pourtant, je suppose que lorsqu’un enfant subit des violences qui dépassent le niveau de violence toléré par la société, vous n’êtes pas opposé à ce que l’Etat intervienne. Je serais étonné que vous soyez partisan de laisser les enfants martyrs à leurs bourreaux. Donc il ne s’agit pas seulement de « l’intrusion de plus en plus profonde et active de l’état dans notre vie privée et intime ». Il s’agit bien du degré de violence à partir duquel cette violence devient intolérable, c’est-à-dire qu’il s’agit du degré de violence des châtiments corporels. Or, ce qui est aujourd’hui de plus en plus clair grâce à la recherche scientifique et notamment aux neurosciences, c’est que sur un enfant la moindre violence infligée par ses parents est nocive et porte atteinte à sa santé physique et mentale, et risque de provoquer chez lui soit des comportements de soumission à la violence, soit de violence, soit encore des difficultés d’apprentissage.

          2. Vous ne m’avez pas bien compris, je ne dis pas que l’état n’a aucun droit de regard sur les relations familiales, mais qu’il est de plus en plus présent de manière trop intrusive. Pour conclure ce débat, j’ai reçu pas mal de fessées et quelques giffles dans ma prime jeunesse, je n’en suis pas pour autant débile mentale ou autre dénégérescence mentale, et j’ai bien réussi mes études (bac+4), merci de vous en soucier :).
            Bien à vous,

        2. Vous êtes confit d' »humanisme » bien-pensant cher « Maurel » et apparemment non croyant.
          Vous idéalisez un peu trop l’enfant et certaines notions du péché vous échappent (un peu comme Rousseau avec sa théorie du bon sauvage).
          Un chrétien se doit d’être équilibré en toute chose. Donc le commandement toujours valable de Proverbes 22v15, doit être considéré au même titre que ce qu’a dit Jésus.
          Le but des parents chrétiens est d’inculquer une éducation et une discipline à leurs enfants. Or le mot inculquer signifie faire rentrer dans la tête de gré ou de force, ce qui implique savoir jouer de la carotte et du bâton (tout un art !), c’est à dire que les enfants n’ont pas le choix que d’obéir à leurs parents, ils leur sont soumis et doivent le rester que cela vous plaise ou non (voir Deutéronome 21v18-21, Colossiens 3v20,21 et Ephésiens 6v1-4).
          Les chrétiens ne sont pas sur terre pour philosopher, épiloguer ou tergiverser sur les principes bibliques mais pour comprendre qu’elle est la bonne, agréable et parfaite volonté de Dieu pour l’intérêt de tous (parents et enfants): Romains 12v1,2.

          1. Chère disciple, je suis tout à fait convaincu que vous n’êtes pas débile mentale ni atteinte de dégénérescence mentale et que votre niveau d’études est élevé. Mais ce qui me fait penser que vous avez quand même été marquée par les fessées et gifles que vous avez reçues, c’est que vous considérez comme normal de frapper les enfants malgré la contradiction entre ce comportement et deux des principes les plus élémentaires de la morale universelle et de la morale biblique et chrétienne : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’on te fasse » et « Il est indigne de frapper un être plus faible que soi » alors qu’il existe bien d’autres moyens d’aider les enfants à devenir des adultes que de les frapper. Je me permets, pour finir, de vous poser cette petite question : Pourquoi appelle-t-on cruauté le fait de frapper un animal, agression le fait de frapper un adulte et éducation le fait de frapper une enfant ?
            Cher Christian, je me permets de vous recommander de lire le livre de Stanley Milgram, Soumission à l’autorité, ou de regarder le film I comme Icare qui, par chance, passe sur Arte dimanche soir et qui a précisément été tourné pour faire connaître les expériences de Stanley Milgram. Ce qu’ont montré ces expériences c’est que les deux tiers d’entre nous sont capables de torturer un homme à mort à coups de décharges électriques s’ils en reçoivent l’ordre d’une autorité qu’ils reconnaissent. Et les sujets qui étaient le plus portés à obéir à l’ordre d’envoyer les décharges électriques étaient ceux qui avaient été inclus dans une organisation hiérarchique stricte. Milgram insistait aussi sur le fait que c’est dans l’enfance qu’on apprend à obéir. Personnellement, la lecture de ce livre m’ a confirmé dans l’idée que le rôle des parents n’était pas du tout d’apprendre aux enfants à obéir, mais au contraire à entretenir leur esprit critique. Je précise que j’ai eu cinq enfants et que j’ai exercé le métier de professeur, du collège au lycée, pendant 37 ans. Autrement dit, ce n’est pas de Jean-Jacques Rousseau que je tire cette conviction mais de l’observation de la réalité de ce que sont les enfants, réalité qui me semble correspondre tout à fait à ce qu’en dit Jésus, mais pas à ce qu’en disent les proverbes bibliques.

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