L’entropie, un obstacle à l’évolution

Un obstacle à l’évolution

Par John D. Morris, Ph.D. *

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Les créationnistes ont depuis longtemps cité la deuxième loi de la thermodynamique comme un argument anti-évolution. La seconde loi, ou loi de l’entropie croissante, opère dans tout l’univers, d’après ce que nous savons, et n’a jamais été violée, dans le temps ou l’espace.

La loi a été découverte et quantifiée dans le domaine du transfert d’énergie, ou thermodynamique, mais ses corollaires sont désormais reconnus dans « chaque » domaine, y compris la théorie de l’information. C’est vraiment une loi universelle, qui s’applique à toutes les situations.

Mais qu’est-ce que cela signifie? L’entropie est une mesure de l’état aléatoire ou de désordre dans un système. Bien que la quantité totale d’énergie reste la même à tout moment, l’utilité de cette énergie se dégrade spontanément alors que le processus se poursuit – c’est à dire, que son entropie augmente. Par exemple, les molécules hautement ordonnées dans du bois sont modifiées quand il brûle (s’oxyde), avec les molécules d’hydrocarbures complexes qui se décomposent en atomes moins complexes et se recombinent, produisant du dioxyde de carbone et de l’énergie thermique moins utile. La chaleur peut être utilisée pendant un certain temps, mais elle se refroidit rapidement et se dissipe. Les choses deviennent moins ordonnées et moins énergétiques à tout moment. Au premier abord, c’est le contraire de l’évolution, qui stipule que les choses sont devenues plus complexes au fil du temps, que les molécules ont évolué et se sont transformées en êtres humains.

Les évolutionnistes nient ces implications en notant que les choses parfois deviennent spontanément plus ordonnées, comme des cristaux de glace dans l’eau, ou quand les plantes poussent à partir d’une graine. Ils prétendent souvent qu’un système ouvert avec beaucoup d’énergie entrante peut diminuer l’entropie d’un système, au détriment du système source. Certes, un système ouvert et un excès d’énergie sont des conditions nécessaires, mais sont-elles suffisantes? Il y a d’autres exigences spécifiques qui doivent être remplies pour que l’ordre apparaisse naturellement à partir du désordre. Une plante par exemple, c’est assurément un système ouvert et il y a beaucoup d’énergie disponible venant du soleil, mais il en faut plus.

Premièrement, il faut un mécanisme de conversion de l’énergie déjà présent pour convertir l’énergie brute en formes utiles. Dans la plante, le merveilleux mécanisme de la photosynthèse doit préexister à la plante ou l’énergie entrante abondante ne peut pas être utilisée. En fait, l’énergie solaire débridée va tuer une plante; elle doit être convertie en formes utiles avant que la plante puisse l’utiliser. Elle alimente les activités de la plante et sa croissance. La photosynthèse n’est encore que partiellement comprise par les scientifiques actuels, et elle ne s’est certainement pas créée toute seule. Mais la plante possède déjà cette capacité et la transmet à chaque génération.

Deuxièmement, il doit y avoir un plan en place pour diriger cette énergie maintenant utile en travail utile. Dans les êtres vivants, le code ADN merveilleusement complexe contient ce plan. Rien d’aléatoire ici. Ce code est copié et maintenu en utilisant juste la forme correcte d’énergie. Mais les machines qui fabriquent ces molécules énergétiques sont spécifiées par le code. Lequel est venu en premier, le carburant pour copier le code ou le code pour la fabrication du combustible?

Bien que les machines cellulaires fonctionnent en accord avec la thermodynamique, les lois de la thermodynamique empêchent leur origine par mutation aléatoire et sélection naturelle.

L’innovation évolutive est supposée se produire par mutation non guidée et sélection naturelle. Combien d’essais aléatoires faudrait-il pour soit élaborer un processus compliqué (comme la photosynthèse) ou écrire un code complexe (comme l’ADN)? Les deux doivent être présents pour que la vie fonctionne et se maintienne. Mais comparez le fait qu’ils existent et fonctionnent déjà, en guidant la plante pendant son cycle de vie, à l’espoir évolutionniste qu’ils peuvent s’auto-générer. La loi de l’entropie leur interdit d’apparaître simplement quand le besoin s’en fait sentir. Un système ouvert et de l’énergie brute sont insuffisants.

Ainsi, l’évolution viole une loi fondamentale de la science. Une tendance universelle vers l’aléatoire domine, et les conditions requises pour surmonter ses implications ne sont pas remplies par la nature. Elles sont remplies par une intelligence d’un niveau dépassant le nôtre et de loin.

* Le Dr. Morris est président de l’Institute for Creation Research.

Source : http://www.icr.org/article/barrier-evolution/



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