Corse : la menace du FLNC aux « islamistes radicaux » en cas d’attaque

Le FLNC du 22 octobre menace le groupe terroriste Daesh. Dans un communiqué, le mouvement clandestin nationaliste corse avertit les « islamistes radicaux de Corse » que toute attaque de leur part déclencherait « une réponse déterminée, sans aucun état d’âme ».

Le message est clair. Dans un texte transmis à Corse Matin, le groupe nationaliste met en garde les terroristes et les menace de représailles : « sachez que toute attaque contre notre peuple connaîtrait de notre part une réponse déterminée sans aucun état d’âme ».

 

« La volonté des salafistes est clairement de mettre en place chez nous la politique de Daesh (l’organisation État islamique, ndlr) et nous nous y sommes préparés », poursuit le texte. « Votre philosophie moyenâgeuse ne nous effraie pas. L’amalgame n’existe que dans l’esprit des faibles et le peuple corse est fort », lance le Front de libération nationale corse (FLNC) dit du 22 octobre à l’adresse des radicaux. . Le mouvement évoque ses « choix politiques difficiles qui ne nous ont jamais fait basculer comme vous dans la barbarie ».

Un message aux musulmans de Corse

S’adressant, plus généralement « aux musulmans de Corse », le Front les appelle aussi à « prendre position » en dénonçant l’islamisme radical. Il leur demande notamment de signaler « les dérives chez des jeunes désoeuvrés tentés par la radicalisation » et de ne pas « afficher de signes religieux ostentatoires ». « Si l’État islamique revendiquait des actions sur notre sol, nous ne pourrons vaincre que ensemble », poursuit le FLNC.

Les présidents nationalistes de l’exécutif de la Collectivité territoriale de Corse et de l’assemblée, Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, doivent soumettre ce jeudi 28 juillet à l’assemblée une résolution demandant à l’État de fermer les lieux de culte musulman constituant « des foyers d’influence salafiste », d’expulser les animateurs fondamentalistes de ces lieux et de renforcer la sécurité sur les sites de grande fréquentation.

« Mise en garde » adressée à l’État

Le groupe nationaliste, qui avait annoncé en mai sa « démilitarisation », adresse aussi un « message à l’État français », qui aurait, « si un drame devait se produire chez nous (…), une part importante de responsabilité car il connaît les salafistes en Corse ». Précisant qu’ils « seraient au nombre de huit », le FLNC ajoute savoir « avec certitude que l’un des imams de Corse est un indicateur de police ». Le communiqué pointe également du doigt la politique étrangère du gouvernement. « Il faudra que la France cesse sa propension à intervenir militairement et à vouloir donner des leçons de démocratie à la terre entière, si elle veut éviter que les conflits qu’elle sème à travers le monde ne reviennent comme un boomerang sur son sol », écrit l’organisation clandestine.

Appelant enfin « à la vigilance et au calme face à la barbarie », le FLNC souligne ne pas être « le refuge des frustrés d’une lutte raciale ou xénophobe », et dénonce « les idéologies fascisantes qui alimentent les esprits fragiles et les réseaux sociaux ». Enfin, les nationalistes assurent, sans plus de précision, « avoir permis au mois de juin de déjouer un attentat sur notre territoire dans un lieu fréquenté par le public ».

Source : http://actu.orange.fr/france/corse-la-menace-du-flnc-aux-islamistes-radicaux-en-cas-d-attaque-CNT000000rPc0k.html



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