Naples : des centaines de jeunes bravent le couvre-feu

Le reconfinement aura du mal à passer

« Si tu fermes, tu payes », pouvait-on lire sur des pancartes de fortune brandies par des manifestants inquiets des conséquences économiques du couvre-feu et d’un nouveau confinement que le président de la région de Naples, Vincenzo De Luca, a annoncé vouloir imposer dès que possible.

« Nous sommes au bord de la tragédie, il faut un lockdown national », s’est alarmé Vincenzo De Luca alors que l’Italie a enregistré près de 20.000 nouveaux cas positifs au Covid-19 au cours des dernières 24 heures, dont 2300 en Campanie.
Si scientifiques et gouverneurs de régions le pressent de prendre des mesures urgentes, le Premier ministre Giuseppe Conte se dit pour l’instant opposé à un nouveau confinement généralisé. (Le Figaro)
Les réactions à l’annonce d’un couvre-feu (en Campanie, la région de Naples, et au Latium, la région de Rome) et d’un reconfinement par les autorités italiennes ont été assez violentes. Mais qu’est-ce qui est violent : empêcher les gens de vivre et de travailler pour une grippe ou s’en prendre à un pouvoir qui envoie les forces de l’ordre (bourgeois) à sa place ?

En France, et précisément à Paris, la réaction a été moins émeutière, mais on sent que ça peut partir en vrille, comme quand l’exécutif a ordonné de tabasser très durement les Gilets jaunes fin 2018. Le pouvoir français, on le sait tous, ne tient qu’à un fil : celui de la police. Qui devient de fait une police politique. Combien de temps cela pourra-t-il durer ?

Paris – Châtelet – Rassemblement contre le couvre-feu

Si en Italie l’appel à défier le couvre-feu a été lancé sur les réseaux sociaux et a donné lieu aux heurts que l’on voit, en France, les choses se font plus discrètement. Une équipe d’Envoyé spécial est allée filmer l’épopée de deux journalistes dans une fête clandestine à Marseille. Car maintenant, la fête est devenue un délit.

En France comme en Italie, les pouvoirs libéraux confondent volontairement le nombre de cas positifs avec la mortalité potentielle, ce qui donne lieu à une désorientation de la population. Cinq cent mille cas, qui peuvent être des porteurs sains, cela ne veut rien dire en termes d’hospitalisation (sauf si on fait peur à ces personnes, ce qui les affaiblit d’autant) et encore moins en termes de réanimation.

« Certaines familles de virus apprécient tout particulièrement les basses températures, car le froid va accroître leur pouvoir de résistance. C’est le cas, entre autres, du virus de la grippe qui est composé d’une enveloppe protectrice – une coque – dont la solidité se trouve largement renforcée par le froid. Parallèlement, la baisse notable du taux d’ensoleillement pendant la saison automnale puis hivernale contribue également à protéger les virus à l’œuvre à cette période de l’année. Cependant, ce qui participe par-dessus tout à la propagation exponentielle des virus à cette période précise de l’année, c’est bien la promiscuité. […]

Pas facile de résister à une épidémie de grippe ou de gastro-entérite… surtout lorsque votre enfant l’a attrapée à l’école ou que la moitié de vos collègues de bureau sont déjà contaminés ! Cependant, il existe plusieurs solutions pour éviter de contracter l’une de ces maladies. […]

On pense aussi à bien aérer son intérieur même s’il fait froid dehors. C’est le meilleur moyen d’éliminer les résidus viraux en suspension dans l’air ambiant. Enfin, on renforce son système immunitaire en adoptant un régime alimentaire varié et en pratiquant une activité physique régulière, histoire de lui donner les bonnes armes pour combattre les virus ! » (Le Télégramme)

Il est vrai que la nouvelle grippe saisonnière arrive avec les petites maladies d’automne (gastro-entérite). Rien que de très normal : avant on n’en faisait pas un plat, mais plus rien n’est normal aujourd’hui, dans le monde de 2020, le monde d’après vanté et voulu par le banquier Macron.

Source : https://www.egaliteetreconciliation.fr/Naples-des-heurts-eclatent-entre-la-police-et-des-jeunes-opposes-au-couvre-feu-61435.html



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