Terre vieille contre Terre jeune

TerreLa bible ne contredit pas l’hypothèse d’une terre vieille.

Génèse chapitre 1.1 et 2

« Au commencement Dieu créa les cieux et la terre. Or la terre était informe et déserte et il y avait des ténèbres sur la surface de l’abîme d’eau ; et la force agissante de Dieu se mouvait sur la surface des eaux. »

Ces deux versets sont antérieurs aux six jours de création. L’univers physique et la Terre incluse préexistaient avant le 1er jour de création.

On en déduit que ces 6 jours concernent seulement la création de la vie sur la Terre, son aménagement pour y placer l’homme. La vie elle même a contribué à la formation des couches sédimentaires. Les eaux du déluge ont transformé ces sédiments  en roche. Par conséquent, aujourd’hui, toute la couche superficielle de la croûte terrestre ne peut être que récente car elle est le résultat de l’activité biologique et d’une catastrophe universelle.

En fait les conséquences du déluge sont plus profondes que les créationnistes ne s’en rendent compte. Pour le champ magnétique terrestre, sa diminution n’a commencé que depuis le déluge et n’a cessé de perdre sa force depuis lors.

Ce lien  l’explique assez bien:

http://www.samizdat.qc.ca/cosmos/sc_nat/humph/geomag_rh.htm

On ne peut absolument pas affirmer que le champ magnétique est récent en se basant sur sa diminution (tous les arguments « anti-évolutionnistes » primaires se recoupent à une seule et même époque en fait: vers 10 ou 12 mille ans selon les datations classiques c’est à dire en réalité depuis plus précisément 2370 av. JC selon la chronologie biblique).

Les créationnistes pensent qu’en effet si on extrapole en remontant le temps, ce champ atteindrait des valeurs impropres à la vie au-delà de quelques centaines de milliers d’années.
En fait, la dispersion des continents et leurs subductions dues au déluge a aussi modifié la structure interne du manteau terrestre en créant des zones de convections autres que la structure primitive originelle interne. Ces changements de flux provoquèrent des courants électriques selon ces nouvelles cellules de convection par des dipôles électromagnétiques secondaires non alignés avec le dipôle principal originel. Ces dipôles s’annulent et se dissipent lentement les uns dans les autres par transfert d’énergie (et donc pertes par effet joule alors qu’il n’y avait pas de perte de chaleur avant puisqu’il n’y avait pas de dipôles secondaires) et affaiblissent le champs magnétique terrestre.

Pour l’hélium:

En fait les créationnistes partent du fait que puisque l’hélium est un gaz chimiquement inerte il ne peut donc pas se recombiner et donc disparaître (pour se dissoudre dans diverses molécules organiques ou minérales) en tant que tel dans l’atmosphère dans lequel il ne peut donc cesser de s’accumuler. Ceci est une façon assez simpliste de poser le problème. D’abord on ne connaît pas tous les cycles physico-chimiques de la terre, loin de là !! Il y a encore des réponses à chercher du côté géologique et des cycles du vivant. D’autre part il n’est pas complètement inerte car une petite partie peut se recombiner et n’est pas complètement imperméable chimiquement parlant aux autres éléments et molécules (dans des conditions ordinaires de pression et de chaleur). Rien ne prouve non plus que tout l’hélium produit doit nécessairement s’échapper de la roche pour aller directement dans l’atmosphère, et encore moins quand cette roche est recouverte de terre arable et de végétation. Après tout, beaucoup d’eau s’est dissoute dans les roches et la plus grande partie de l’eau de la planète se retrouve emprisonnée dans la croûte et le manteau. Et si cette eau devait toute en sortir il ne resterait plus grand chose des terres émergées ! Il se peut que sous haute pression et à haute température, l’hélium soit chimiquement plus « perméable » et qu’une grande partie se recycle (comme l’eau) dans le manteau et dans la croûte terrestre. D’autre part, tous les gaz finissent tôt ou tard et plus ou moins lentement à s’échapper de l’atmosphère et de la gravité terrestre, les vents solaires par leurs transferts énergétiques de particules accélérées arrachent (et décomposent) les molécules de haute altitude de l’influence terrestre en les accélérant à leur tour cinétiquement mais aussi électriquement par ionisation. L’hélium n’échappe pas à cette règle, ni aucun gaz d’ailleurs. Si on devait être saturé d’hélium ça aurait dû se faire très rapidement d’abord par l’hélium provenant des vents solaires pénétrant la basse atmosphère (et si cet hélium solaire ne s’y accumule pas c’est donc aussi que celui qui est terrestre peut s’échapper). Or comme ce n’est pas le cas c’est donc qu’inévitablement tout cet hélium est recyclé de diverses façons par des processus encore non découverts ou mal élucidés. Donc cet argument ne tient pas du tout la route, tout simplement car il n’est même pas logique. De plus dans la biosphère antédiluvienne, les cycles de recyclages de toutes sortes étaient certainement plus efficaces et l’atmosphère était plus « pure » que maintenant, exempte de beaucoup d’éléments chimiques qu’on retrouve maintenant et qui ne commencent à s’accumuler que depuis le déluge: efficacité plus médiocre de la nature, d’ailleurs la pression et la composition atmosphérique antédiluvienne était bien différente, cela a été prouvé.

Ensuite ce lien:

Les continents terrestres s’érodent trop rapidement:

Oui, c’est sûr. Depuis le déluge on observe la disparition progressive des espèces, l’appauvrissement de la biodiversité, la perte des terres arables, l’accélération de l’érosion des sols, l’avancée des déserts, le changement climatique (plus abrupte dans les changements de saisons car moins de végétation pour adoucir et « amortir » ces changements de températures). Notre habitat n’est plus pérenne mais ça ne veut pas dire qu’il a toujours été comme ça ! Et cela n’a aucun rapport avec une terre vieille ou jeune.

Trop peu de sédiments dans le lit marin:

D’abord les sédiments ne restent pas des sédiments, ils se compactent et finissent par se métamorphoser en roche donc qu’il y en ait peu va de soi. Les sédiments sont les produits minéraux de l’activité biologique et de sa décomposition. Avant l’apparition récente de la vie ils n’existaient pas donc c’est normal qu’ils soient aussi récents ! Rien à voir avec une terre vieille ou jeune.

L’océan accumule le sodium trop rapidement:

Je dirai le même argument que plus haut: changement de conditions de la biosphère après le déluge. D’ailleurs si ce n’était pas le cas alors cela voudrait dire que dès sa création Dieu aurait fait un monde dont ses océans deviendraient de plus en plus salés et donc ne permettraient pas une vie océanique pérenne ! C’est contredire le dessein de Dieu de manière intrinsèque donc cet argument ne peut nécessairement pas être revendiqué du point de vue d’un croyant. Il est donc hors du champ d’une terre vieille ou jeune car même si cela prouvait une terre jeune, tôt ou tard il ne pourrait plus y avoir de vie dans l’océan. Quelle idiotie ! L’explication est donc ailleurs (même si je ne la connais pas, je ne suis pas une spécialiste sur tout).

Les comètes se désintègrent trop rapidement:

Sur quoi se base-t-on pour dater une comète ? Si les moyens de datations ne sont pas fiables pour ici-bas ils ne le sont pas plus et encore moins pour les comètes. Les créationnistes devraient rester cohérents et arrêter de sortir des arguments dont ils reprochent aux évolutionnistes de se servir quand ça les arrange et les réfuter quand ça les embête. Bref, si la terre est vieille, alors tous les éléments qui composent le système solaire devraient avoir le même âge par extension logique. Donc sans besoin de les dater on suppose que les comètes sont vieilles elles aussi.
Effectivement, le satellite Soho, en orbite sur un point de Lagrange à un million de kilomètres de la Terre entre celle-ci et le soleil, observe ce dernier 24h sur 24 (peut-être que sa mission est même déjà finie) depuis des années. Grâce à lui on a découvert qu’un très grand nombre de comètes et d’astéroïdes viennent s’écraser quotidiennement sur lui générant de gigantesques gerbes (non visibles depuis la Terre). Donc effectivement, s’il n’y avait pas de réservoir à comètes style nuage de Oort il y a bien longtemps qu’il n’y en aurait plus du tout. Et la comète de Halley et autres consœurs sont des exceptions à la règle: en fait, vu les orbites qui leur ont été imprimées, elles ont réussi à se maintenir exceptionnellement en équilibre et encore « en vie » car leurs trajectoires initiales n’allaient pas directement sur le soleil (comme 99% d’entre elles). Donc ces comètes ont des durées de vie exceptionnellement longues mais finiront, après quelques milliers de cycles d’orbites de plus en plus courts, dans le soleil. Pour un système solaire jeune ou vieux, le nombre de comètes existantes est bien trop éphémère et les quelques comètes durables existent depuis bien plus de 12 mille ans. Ce n’est absolument pas un indicateur de jeunesse ou de vieillesse pour les comètes « pérennes » visibles à l’œil ou à l’instrument. Par contre Soho montre la nécessité d’un réservoir à comètes très loin du système solaire vu le taux de suicides très élevé de comètes sur le soleil !

Les galaxies tournent trop rapidement sur elles-mêmes:

La relativité générale, la cosmologie et l’astrophysique ne rendent en effet pas compte de ce phénomène et ceci est une des nombreuses preuves que la théorie de la relativité n’explique pas tout (mais presque). D’ailleurs elle est en contradiction avec une théorie qui elle n’a jamais été prise en défaut: la mécanique quantique. En fait l’infiniment grand (la relativité) et l’infiniment petit (la théorie quantique) sont inconciliables et on sait la quelle des deux est (en partie) fausse. Mais ce n’est pas parce qu’on n’a pas officiellement de théorie quantique de l’infiniment grand que cela prouve quoi que ce soit sur l’âge de l’univers. En fait des « théories quantiques de la gravitation » existent déjà officieusement dont une très sérieuse et prouvée par Claude Poher (un chercheur physicien et ingénieur français de Toulouse). Cette théorie s’appelle la théorie des Universons et rend parfaitement compte de l’anomalie de la vitesse des galaxies et de bien d’autres phénomènes physiques cosmiques inexpliqués (en fait elle rend compte de tout, serait-ce la théorie ultime ?). Donc la théorie d’une terre jeune ne doit pas être un prétexte pour ne pas trouver des solutions plus complètes aux problèmes physiques et cosmologiques ! Là encore les créationnistes actuels démontrent leurs limites de raisonnement et leur obsession déplacée. Car la croyance ne doit jamais être un frein dans l’amélioration des explications scientifiques du fonctionnement de l’univers. Là cet argument empêche de manière flagrante toute explication matérielle possible. Franchement, avec ces créationnistes certaines parties de la science ne ferait pas beaucoup de progrès, tout comme les évolutionnistes empêchent les progrès scientifiques dans d’autres domaines. Vraiment dommage !



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