Sous prétexte de santé publique, la détention sans l’accord ou l’avis préalable des autorités judiciaires compétentes deviendra la norme

Tout porte à croire que les différents gouvernements construisent ou prévoient de construire des camps Covid sous le couvert de la santé publique, et que la détention sans l’accord ou l’avis préalable des autorités judiciaires compétentes deviendra la norme en tous lieux.

Il semble que ce soit déjà le cas en Australie et en Nouvelle-Zélande. En effet, Ben Doherty rapportait ceci le 27 février dernier :

« Des stratégies de distanciation sociale, volontaires dans un premier temps mais appliquées si nécessaire, pourraient être mises en œuvre dans tout le pays. Cela pourrait inclure la mise en quarantaine dans des sites sécurisés désignés (comme le village de Manigurr-ma dans le Territoire du Nord) ; l’isolement à domicile ; l’exclusion, où l’on demande aux gens de s’exclure des jardins d’enfants, des garderies, des écoles, des établissements d’enseignement, des lieux de travail et autres activités ; ou encore la fermeture d’écoles et autres structures. » [1]

Bloomberg écrivait plus récemment :

« La hausse des cas infectés en Australie et au Japon montrent que le monde n’a pas appris de ce qui’il s’est produit ces derniers mois : pour arrêter la propagation, les personnes atteintes d’infections à coronavirus légères ou sans symptômes doivent être forcées à s’isoler, à la fois de leur communauté et de leur famille. » […] « Les leçons de l’Italie, de la Corée du Sud et d’autres qui ont réussi à contenir des épidémies à grande échelle montrent qu’il existe une approche éprouvée pour stopper la transmission : les faire sortir de leurs maisons et les installer dans des installations centralisées le temps qu’ils guérissent de leurs infections, ce qui généralement ne nécessite pas plus de quelques semaines. » [2]

Confrontée à un nouveau cluster après 102 jours sans cas transmis localement, la Nouvelle-Zélande a rapidement mis en œuvre cette stratégie, plaçant environ 30 personnes — dont au moins deux enfants de moins de 10 ans — en quarantaine centralisée.

Il semble aussi que la France ne fera pas exception à cette nouvelle règle. Le 5 novembre dernier, le Sénat adoptait le Projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire et portant diverses mesures de gestion de la crise sanitaire. Il fut décidé d’un amendement proposant l’ajout d’un article additionnel après l’article 4. Cet amendement N° 28 permet de déroger aux règles d’affectation et de transfert des personnes détenues prévues dans le code de procédure pénale. Sans être moi-même un juriste, le dernier alinéa de l’article me semble plutôt inquiétant. Il se lit comme suit :

« Les personnes condamnées et les personnes mises en examen, prévenues et accusées placées en détention provisoire peuvent, sans l’accord ou l’avis préalable des autorités judiciaires compétentes, être incarcérées ou transférées dans un établissement pénitentiaire à des fins de lutte contre l’épidémie de Covid-19. Il en est rendu compte immédiatement aux autorités judiciaires compétentes qui peuvent modifier les transferts décidés ou y mettre fin.

« Ces dispositions sont applicables jusqu’au 31 août 2021. » [3]

Vous pouvez consulter le « Projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire (30 octobre 2020) » sur Scribd ICI.

Des camps Covid au Canada et au Québec

Nous savons déjà que le 8 octobre dernier, le député indépendant de Lanark-Frontenac-Kingston, Randy Hillier, a parlé du plan de détention infâme du gouvernement lors d’une période de questions provinciale devant le gouvernement de l’Ontario. Il a sonné l’alarme face au projet du gouvernement libéral Trudeau d’étendre les installations d’isolement / de quarantaine Covid d’un océan à l’autre. Il s’est levé et a interrogé le gouvernement de Doug Ford de l’Ontario, lui demandant combien de personnes seront détenues et combien de camps de concentration doivent être construits. Il s’est dit préoccupé par leur utilisation actuelle — pour contrôler la propagation du Covid-19 — et a souligné dans la documentation que ces sites pourraient être utilisés pour « d’autres besoins » à l’avenir.


Note de l’éditeur :


Il est vrai que le gouvernement canadien est à la recherche de fournisseurs de services tiers pour élaborer une stratégie de « sites de quarantaine / isolement fédéraux » supplémentaires qui, s’ils sont construits, pourraient être utilisés pour « d’autres besoins » pendant les deux prochaines années, si cela est jugé nécessaire pour sauvegarder la santé publique. Des contrats gouvernementaux sont en cours pour fournir les sites en biens et services. La sollicitation de fournisseurs est répertoriée sur le site internet Achatsetventes.gc.ca du Gouvernement du Canada sous forme de lettre d’intérêt (LI) et de demande de renseignements (DDR) pour des « sites fédéraux de quarantaine / d’isolement ».

D’ailleurs, une base d’un camp Covid-19 capable d’héberger près de 100 personnes infectées par le coronavirus a été installée au sud de Portage la Prairie, au Manitoba (Canada). Les installations étaient auparavant utilisées comme camp de travail hydroélectrique et ont été réaménagées pour répondre aux besoins de la Fédération des Métis du Manitoba (MMF). Une clôture menaçante à mailles de chaîne avec du fil de fer barbelé sur le dessus a été érigée autour du périmètre du camp. Jack Park, ministre de l’Énergie et des Infrastructures de la MMF, nous raconte l’état du camp :

« Les camps sont prêts et capables d’accueillir toute personne affectée par la pandémie de Covid-19. Nous les avons entièrement équipés, désinfectés et ils sont prêts à démarrer si quelqu’un en a besoin. Nos services sont disponibles. »

Plus près de chez nous, le chroniqueur Claude Gélinas émettait l’hypothèse que le gouvernement du Québec prépare actuellement des « camps de détention » pour les citoyens. Il utiliserait un langage si commun qu’il ne serait pas destiné à attirer l’attention au moment de trouver un fournisseur pour la prise en charge d’un tel service. L’avis d’appel d’offres # ODIM-2021-0019 (# de référence 1402404 dans le SEAO) a été publié le mercredi 28 octobre 2020 par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-OuestMTL) et porte le titre « Ressource Intermédiaire avec services professionnels de réadaptation long terme pour dix (10) usagers adultes ayant des problèmes de Santé mentale » et les soumissionnaires doivent avoir envoyé leur offre pour le 5 janvier 2021 (pour une ouverture de la « ressource Intermédiaire » le 1er avril 2021). [4]

Justin Trudeau dit que la « pandémie » est une opportunité pour le Grand Reset et l’Agenda 2030

Pendant que ces enjeux se déroulent à l’insu de la population en général, le Premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a comparu le 29 septembre dans le cadre d’une vidéoconférence des Nations Unies où il a discuté de la contribution prévue du Canada pour aider à la lutte mondiale contre la pandémie du COVID-19. Trudeau a alors déclaré que la « pandémie a fourni une opportunité pour la réinitialisation » (Great Reset) et qu’elle permet de « ré-imaginer les systèmes économiques afin d’atteindre les objectifs de l’Agenda 2030. » (Source : Global News) Je crois donc que ce message sans ambiguïté est assez révélateur des véritables intentions des comploteurs globalistes. Comme l’affirmait si bien le comédien et écrivain Michel Noël dans son rôle du Capitaine Bonhomme : « Les sceptiques seront confondus ! ».


Note de l’éditeur :


RÉFÉRENCES

NOTES

  1. Ben Doherty : Australia’s coronavirus pandemic plan: mass vaccinations and stadium quarantineThe Guardian, 27 February 2020.
  2. Sharon Chen, Dong Lyu, Angus Whitley, and Lisa Du : Forced Isolation May Be the Only Way to Stop Resurgence of VirusBloomberg News, 13 août 2020.
  3. Sénat : « Projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire et portant diverses mesures de gestion de la crise sanitaire ». Session ordinaire de 2020-2021, 30 octobre 2020.
  4. « Des camps COVID-19 sont-ils en fabrication à l’ancien pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul ? Est-ce possible ? Dossier d’investigation … ». Publié le 9 novembre 2020.

Source de l’article : Guy Boulianne
Corrections
 de traduction : Sott.net

Source : https://fr.sott.net/article/36313-Sous-pretexte-de-sante-publique-la-detention-sans-l-accord-ou-l-avis-prealable-des-autorites-judiciaires-competentes-deviendra-la-norme



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