Preuve que les humains modernes et les humains « super-archaïques » ont un ADN commun

Les points de vue évolutifs sur les origines humaines rejoignent la Bible !

Figure 1. Résumé des différents modèles illustrant le flux génétique entre des groupes d’humains modernes et archaïques.
Un article récent de la revue Science suggère que les ancêtres des humains modernes, les Néandertaliens et les Denisoviens se sont croisés avec des humains dits « super-archaïques » à au moins deux occasions distinctes.1 Ces humains super-anciens pourraient éventuellement inclure Homo erectus, Homo heidelbergensis, ou même un autre groupe, selon certains des scientifiques examinant le matériel génétique des humains modernes.

Si nous réinterprétons les données de cet article, nous constatons que les Néandertaliens, les Dénisoviens et maintenant certains groupes super-archaïques sans nom (peut-être H. erectus) ne sont pas des lignées évolutionnaires distinctes, mais plutôt la même espèce. Comment peut-on faire cela ? Qu’ont trouvé ces chercheurs ?

Humains modernes, Néandertaliens et Dénisoviens

« Il est maintenant clair que le métissage entre différents groupes d’humains remonte [au début] ».

Dans un premier temps, examinons comment les opinions sur la relation entre les Néandertaliens et les humains modernes ont changé au cours des dernières décennies. Il y a environ 150 ans, les scientifiques croyaient que les Néandertaliens étaient une forme de transition entre les singes et les humains modernes. Depuis lors, les chercheurs en ont effectué un virage à un 180°. Pratiquement tous les scientifiques admettent désormais que les Néandertaliens et leurs parents éloignés, les Dénisoviens, découverts en 2008 en Sibérie, sont apparentés aux humains modernes.

Il existe de nombreux fossiles avec des caractéristiques néandertaliennes dans le registre fossile. Par exemple, un fossile du Jebel Irhoud au Maroc présente également des caractéristiques mixtes humaines et néandertales. En outre, toute une série de traits Néandertaliens montrent qu’ils partageaient plusieurs caractéristiques cognitives avec les humains modernes. Ceux-ci comprennent l’utilisation de plantes pour faire de la médecine, la production d’outils composites, les activités de chasse, les itinéraires commerciaux,2 et la plongée pour les coquillages.3

Les preuves génétiques montrent également que les Néandertaliens et les Dénisoviens sont très similaires aux humains modernes. La raison pour laquelle nous savons cela est que les chercheurs ont extrait l’ADN des os de Néandertal et de Denisova, l’ont séquencé et assemblé leurs génomes.4,5 Le fait que les chercheurs aient pu le faire signifie que les os de Néandertal et de Denisova ne sont pas vieux de centaines de milliers d’années, car l’ADN est une macromolécule fragile qui se dégrade très rapidement.

Les comparaisons génétiques entre les humains et les Néandertaliens montrent que les Néandertaliens chevauchent la variabilité génétique des humains modernes, avec peu de différences fixes. Les humains modernes en dehors de l’Afrique ont hérité de 2% ou plus de leur ADN des Néandertaliens. Si vous analysez votre ascendance à l’aide de 23andMe.com, vous pouvez même obtenir un rapport sur la quantité de votre ADN qui peut être retracée jusqu’à Néandertal. Les Dénisoviens partagent des gènes avec les humains modernes impliqués dans la structure de l’hémoglobine7 et le système immunitaire. Les Tibétains semblent avoir hérité de leur capacité à vivre à haute altitude des Dénisoviens. En moyenne, 0,5% de l’ADN asiatique provient des Dénisoviens, tandis que les Mélanésiens partagent jusqu’à 7% de leur ADN avec les Dénisoviens. En outre, les schémas de méthylation sont très similaires entre les humains modernes, les Néandertaliens et les Dénisoviens, et bien plus qu’ils ne le sont avec les chimpanzés.8 Certains scientifiques séculiers appellent maintenant les ancêtres des Néandertaliens et des Dénisoviens par un nouveau nom composite, les « Néandersoviens ».

Selon le « concept d’espèce biologique »9, deux organismes appartiennent à la même espèce s’ils peuvent s’hybrider. Nous pouvons trouver des preuves de croisement entre deux organismes si nous trouvons de l’ADN partagé entre eux. En résumé, sur la base des preuves fossiles et génétiques, nous pouvons être certains que les humains modernes, les Néandertaliens et les Dénisoviens sont une seule espèce et appartiennent au même genre créé. En d’autres termes, ce sont des descendants d’Adam, des descendants de Noé, et des êtres pleinement spirituels avec un esprit et une âme humains.

« C’est exactement ce que les évolutionnistes en arrivent à dire maintenant sur la base de preuves fossiles et génomiques anciennes de toute l’Afrique : les humains sont descendus d’un ancêtre commun, partageant de nombreuses caractéristiques, mais montrant également beaucoup de variations physiques. »

Mais qu’en est-il des humains « super-archaïques » mentionnés plus tôt ? Aucun ADN n’a été extrait pour ces rares fossiles, alors comment les chercheurs savent-ils que les humains se sont également mêlés à ces groupes ? Et sont-ils plus ‘ »archaïques » que les autres ?

Trouver des humains super-archaïques

Au cours des dernières années, les chercheurs ont laissé entendre qu’ils soupçonnaient que les humains modernes avaient reçu de l’ADN d’humains super-archaïques. Selon Murray Cox, biologiste informatique de l’Université Massey en Nouvelle-Zélande,

« Il est maintenant clair que le croisement entre différents groupes d’humains remonte [au début]. »1Avec le séquençage d’un génome de Néandertal des montagnes de l’Altaï dans le centre-sud de la Russie en 2014, les chercheurs ont trouvé des preuves d’un flux de gènes entre cet individu et les Dénisoviens. Ce n’est pas nouveau, mais les chercheurs ont également estimé qu’entre 3 et 6% du génome Dénisovien lui-même provenait d’un groupe humain archaïque inconnu.10

Pour être certain qu’un prétendu groupe d’humains archaïques s’est croisé avec des humains modernes, nous avons besoin d’une copie de leur séquence génomique réelle. De cette façon, si nous trouvons des morceaux d’ADN « archaïque » dans les génomes des humains modernes, nous savons qu’ils se sont croisés. Les scientifiques n’ont la séquence génomique que des Néandertaliens et des Dénisoviens. Avec la séquence du génome manquant à d’autres humains archaïques, nous ne pouvons déduire la présence d’ADN archaïque chez les humains modernes que via des modèles statistiques. Les résultats de ces modèles sont plus provisoires que la simple comparaison des génomes de deux individus. En fait, il y a pas mal de conjectures. La figure 1 résume les modèles illustrant le flux génétique entre les humains modernes, les Néandertaliens, les Dénisoviens et les humains super-archaïques.

Figure 2. Identification de l’ADN dans le génome des humains modernes à partir de groupes super-archaïques. Les variantes génétiques du génome humain sont mises en correspondance avec celles des génomes de Néandertal et de Denisova. Ceux-ci proviennent des variantes N1 à N17 et D1 à D17. Les variantes du génome humain moderne qui ne correspondent à aucun des deux proviennent de l’ADN d’une éventuelle lignée super-archaïque, étiquetée S3 et S12. Ces variantes de Néandertal, de Denisova, et super-archaïques sont dispersées dans tout le génome humain moderne. Elles ne sont représentées ici les unes à côté des autres que par souci de clarté. Ces variantes ne représentent qu’une petite partie du génome entier.
Les chercheurs en déduisent qu’une partie de l’ADN des humains modernes provient d’une lignée super-archaïque lorsqu’ils trouvent des variantes dans le génome humain qui sont absentes des génomes de Néandertal et de Denisova (voir figure 2). Ils doivent également comparer les Africains aux non-Africains, en utilisant l’événement supposé hors d’Afrique comme marqueur temporel de l’introgression. C’est ce que Durvasula et Sankararaman ont fait lorsqu’ils ont comparé les génomes de quatre groupes de peuples subsahariens avec Néandertal et Denisova. Ils ont estimé qu’entre 2 et 19% du génome de ces groupes supposés super-archaïques, y compris une poignée de gènes qui jouent un rôle dans la suppression des tumeurs et la régulation hormonale, provient d’une lignée humaine antérieure aux Néandertaliens et aux Dénisoviens.11 Ils ont basé la conclusion sur le fait que ces variantes ne se trouvent pas chez les Néandertaliens et les Dénisoviens. Mais, bien sûr, ils supposent qu’il y avait une population antérieure. Il est également possible que certaines variantes génétiques aient été transmises aux Néandertaliens, et non aux Africains, et vice versa, à partir de la population postdiluvienne précoce.

Outre les preuves génétiques que les humains super-archaïques se sont croisés avec les humains, d’autres études impliquant des caractéristiques physiques montrent que les humains archaïques comme H. erectus et H. heidelbergensis sont apparentés aux humains modernes.12,13,14

Ceci est significatif. Puisqu’il existe des preuves de mélange génétique entre les humains modernes, les Néandertaliens, les Dénisoviens, et maintenant des groupes super-archaïques, cela signifie que les humains forment un seul groupe, au lieu de plusieurs lignées évolutives restant indépendantes les unes des autres pendant des millions d’années. C’est exactement ce que les évolutionnistes en arrivent de dire maintenant sur la base de preuves fossiles et génomiques anciennes de toute l’Afrique : les humains sont descendus d’un ancêtre commun, partageant de nombreuses caractéristiques, mais montrant également beaucoup de variations physiques.15

Renversement des modèles évolutifs de spéciation

Figure 3. Arbre montrant les relations et le flux de gènes entre X : Africains, Y : Eurasiens, N : Néandertaliens, D : Dénisoviens et S : supposés humains super-archaïques. Selon ce modèle (adapté de Rogers, 2019), le flux génétique s’est produit à des points de l’arbre marqués des lettres grecques α, β, γ et δ. 0 désigne le gène ancestral, tandis que 1 désigne le gène dérivé ou muté. Par exemple, la lettre « d » en rouge signifie qu’une mutation s’est produite à β, n’apparaissant que chez les Dénisoviens. La combinaison de lettres « xyn » en bleu signifie qu’une mutation s’est produite au bas de la ligne bleue et s’est étendue aux Africains, aux Eurasiens et aux Néandertaliens.
Outre cela, il y a une autre conclusion surprenante que nous pourrions tirer de ces études, si elles sont vraies. Les évolutionnistes ont essayé de déterminer quand et où le mélange génétique s’est produit entre les humains super-archaïques, les Néandertaliens, les Dénisoviens, et les humains modernes. Les modèles évolutionnistes se contredisent, et ils sont obligés d’impliquer des mouvements complexes de groupes d’humains archaïques dans les deux sens entre l’Afrique et l’Eurasie.

Un groupe de recherche a étudié les modèles de lettres d’ADN chez les Africains, les Eurasiens, les Néandertaliens et les Dénisoviens. Ils ont déduit que le mélange d’ADN s’est produit une fois entre des humains super-archaïques et les ancêtres des Néandertaliens et des Dénisoviens et encore entre des humains super-archaïques et les Dénisoviens (figure 3).15 Même s’ils ne disposaient pas du génome super-archaïque, ils ont quand même modélisé le flux de gènes entre quels génomes, sur la base du modèle de lettres d’ADN à des endroits spécifiés dans les génomes des Africains, des Eurasiens, des Néandertaliens et des Dénisoviens. C’est un travail très spéculatif. Cela suppose également le temps profond et une ascendance commune avec les chimpanzés. En fait, l’état « ancestral » a été déterminé par comparaison avec l’ADN de chimpanzé. Si cette hypothèse est incorrecte, la preuve du mélange avec certains humains « super-archaïques » primitifs postdiluviens pourrait rester valable, mais le timing et l’ordre des événements seront radicalement différents.

Pourtant, l’idée que des humains super-archaïques auraient pu se croiser avec les Néandertaliens, les Dénisoviens et les humains modernes a renversé une composante de longue date de la théorie de l’évolution. Selon Pontus Skoglund du Francis Crick Institute de Londres,

« Nous perdons l’idée que la séparation entre les populations est simple avec un isolement instantané. »1

Selon les théoriciens de l’évolution, lorsqu’un groupe d’organismes se divise en deux sous-groupes, ils ne pourront finalement plus se reproduire les uns avec les autres. En effet, lorsque les deux sous-groupes sont isolés, un nombre croissant de mutations s’accumulent dans leurs génomes respectifs, les rendant finalement génétiquement incompatibles l’un avec l’autre.

Ce modèle de mélange après divergence est assez courant dans la nature. Mais c’est tout à fait surprenant pour les évolutionnistes et ils ont été très lents à le reconnaître.16 Au moins 10% des espèces animales et 25% des espèces végétales sont capables de se reproduire avec d’autres espèces végétales ou animales.17 Par exemple, un flux génétique a été découvert entre l’ours noir d’Asie et l’ancêtre de l’ours noir polaire, brun et américain.18 C’est la preuve que les ours appartiennent également à une même espèce.

Pourquoi est-ce important ?

Auparavant, de nombreux évolutionnistes croyaient que différents groupes humains avaient des origines distinctes, chacune s’étendant sur des millions d’années. Cependant, sur la base de nouvelles preuves génétiques, certains évolutionnistes ont révisé leurs points de vue sur les relations entre les humains modernes, les Néandertaliens, les Dénisoviens, et les humains super-archaïques. Ils admettent maintenant librement qu’il aurait pu y avoir un flux génique important entre ces groupes. Si c’est vrai, cela signifie qu’ils doivent être interdépendants, formant une seule espèce, avec une même origine. En fin de compte, tous ces groupes seraient humains, descendants d’Adam et de ceux qui sont sortis de l’Arche.

C’est ce que la Bible dit depuis le début. Il est tout à fait remarquable que les évolutionnistes aient finalement pu arriver à cette même conclusion (que les humains modernes et archaïques sont tous apparentés). Cela signifie que les chrétiens n’ont pas à avoir peur de toutes les théories scientifiques qui semblent contredire la Bible, parce que les preuves s’inscrivent en fin de compte dans le récit biblique – cela signifie que vous pouvez faire confiance à la Parole de Dieu.

Références et notes

  1. Gibbons, A., Strange bedfellows for human ancestors, Science 367(6480):838–839, 2020.
  2. O’Micks, J., Modern science catches up with Neandertal man, J Creation 32(1):38–42, 2018.
  3. Stringer, C.B. et al., Neanderthal exploitation of marine mammals in Gibraltar, PNAS 105(38):14319–24, 2008.
  4. Un génome est l’ensemble de l’ADN d’un organisme, de tous ses gènes et chromosomes.
  5. Cserhati, M.F. et al. Motifome comparison between modern human, Neanderthal and Denisovan, BMC Genomics 19(1):472, 2018.
  6. Neanderthal Ancestry Report Basics, customercare.23andme.com/hc/en-us/articles/212873707-Neanderthal-Ancestry-Report-Basics, consulté le 6 mars 2020.
  7. Une protéine présente dans les globules rouges qui transportent l’oxygène vers nos cellules.
  8. Gokhman, D. et al., Reconstructing the DNA methylation maps of the Neandertal and the Denisovan, Science 344(6183):523–527, 2014.
  9. de Queiroz K., Ernst Mayr and the modern concept of species, Proc Natl Acad Sci U S A, 102 Suppl 1:6600–7, 2005.
  10. Prüfer K. et al., The complete genome sequence of a Neanderthal from the Altai Mountains, Nature 505(7481):43–9, 2014.
  11. Durvasula, A. et Sankararaman, S., Recovering signals of ghost archaic introgression in African populations, Sci Adv. 6(7): eaax5097, 2019.
  12. O’Micks, J., Rebuttal to « Reply to O’Micks Concerning the Geology and Taphonomy of the Homo naledi Site » and « Identifying Humans in the Fossil Record: A Further Response to O’Micks », ARJ 10(2017):63–70.
  13. O’Micks, Preliminary Baraminological Analysis of Homo naledi and Its Place Within the Human Baramin, Journal of Creation Theology and Science Series B: Life Sciences 6:31–39, 2016.
  14. Lawton, G., Human evolution: the astounding new story of the origin of our species, New Scientist, newscientist.com/article/mg24532760-800-human-evolution-the-astounding-new-story-of-the-origin-of-our-species, consulté le 21 avril 2020.
  15. Rogers, A.R., Legofit: estimating population history from genetic data, BMC Bioinformatics 20(1):526, 2019.
  16. Pennisi, E., Shaking up the Tree of Life, Science 354(6314):817–821, 2016.
  17. Mallet J., Hybridization as an invasion of the genome, Trends Ecol Evol. 20(5):229–37, 2005.
  18. Kumar, V. et al., The evolutionary history of bears is characterized by gene flow across species, Sci Rep. 7:46487, 2017.

Source : https://creation.com/super-archaic-humans



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