Ouganda : le sacrifice d’enfants pour accroître la richesse ?

À Kampala, capitale de l’Ouganda, le boom de la construction encourage les meurtres rituels d’enfants, car des parties de corps d’enfants assassinés sont souvent encastrées dans les fondations des énormes complexes immobiliers nouvellement construits.

Ces rituels sont censés apporter de la chance, en particulier préserver la richesse. En conséquence, le nombre d’enfants enlevés, tués ou mutilés est en augmentation depuis des années. Bien que la police ougandaise ait créé en 2009 une unité spéciale chargée de lutter contre les sacrifices humains, elle manque de ressources financières et humaines. La corruption joue générale-ment un rôle dans les arrestations et les procès, avec des interrelations jusqu’aux plus hauts cercles du gouvernement. Seuls quelques enfants survivent à ces atrocités, gravement trau-matisés ; le pasteur Peter Sewakiryanga s’occupe d’eux, les aidant à trouver un foyer et une thérapie dans le village de Kyampisi. En 2009, Peter Sewakiryanga a fondé l’organisation chrétienne de protection de l’enfance « Kyampisi Childcare Ministries » (KCM). Avec elle, il se bat, sous la menace de mort, contre les assassins et les trafiquants d’enfants et pour que justice soit rendue aux victimes auprès du ministère public, de la police et des juges. Il est soutenu par l’organisation d’aide américaine « Engage Now Africa ». Ensemble, ils veulent faire en sorte qu’il n’y ait plus de meurtres rituels d’enfants en Ouganda. « J’ai été tenté à de nombreuses reprises d’abandonner ce combat, mais je ne peux pas. C’est la mission de ma vie de ne plus voir d’enfant souffrir. » Peter Sewakiryanga, fondateur du ministère de la protection de l’enfance « Kyampisi Child-care Ministries » en Ouganda.

Source : https://www.kla.tv/index.php?a=showlanguage&lang=fr&id=20563&date=2021-11-14

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