Nous le savions, une étude l’a confirmé : la diversité ethnique tue la confiance

Dans cet article d’American Renaissance paru il y a dix ans, Jared Taylor fait la recension d’une étude qui a examiné les effets du mélange des races sur la confiance mutuelle. L’auteur de cette étude était un universitaire plein de bon sentiments dégoûtants qui a été retourné par ses propres “découvertes”.

Ce texte de Taylor est intéressant parce qu’il développe en détail les aspects de la vie qui sont abîmés par cette coexistence forcée avec les races de boue et qu’il met en évidence des traits raciaux, mais aussi parce qu’il souligne le désarroi de l’intello gauchiste, pris dans un conflit insoluble entre ses croyances et la vérité impitoyable des faits, qui cherche à s’en sortir par des silences, des incantations et des mensonges.


Robert Putnam, professeur à Harvard, est devenu une vedette universitaire en l’an 2000 au moment de la sortie de son ouvrage Bowling Alone, qui expliquait que la société était dans une situation désespérée à cause de la rupture d’une quantité d’attaches collectives. Il diagnostiquait que les Américains étaient de plus en plus mobiles, isolés et dépourvus d’affiliations communes. Le professeur Putnam promeut le retour de ce qu’il appelle des « réseaux de sociabilité », car ces derniers contribuent selon lui au bonheur, à la bonne éducation des enfants et à la prospérité économique.

Il a aussi analysé les statistiques des recensements et d’autres données chiffrées pour déterminer le rôle de la diversité raciale dans tout cela ; autrement dit, si elle contribue à approfondir l’attachement à la communauté ou si elle contribue à atomiser les gens. À son grand dam, il a découvert que la diversité raciale et ethnique détruisait la confiance vis-à-vis des voisins et des institutions.

Putnam n’a pas aimé ces découvertes et n’était pas pressé de les publier, mais un journaliste du Financial Times a fini, semble-t-il, par lui forcer la main. Dans un article paru le 9 octobre 2006, John Lloyd a cité Putnam qui disait être en train de chercher un moyen d’expliquer comment compenser les conséquences funestes de la diversité, car « sans cela, ce serait irresponsable de publier mon papier ».

Putnam a regretté amèrement d’avoir dit cela. Personne n’admet si ouvertement être disposé à nettoyer, maquiller et parfumer ses résultats avant de les faire connaître au public.

Dans une interview au Harvard Crimson, parue quelques semaines plus tard, Putnam a sous-entendu que M. Lloyd avait tronqué sa citation et a dit qu’il était « presque criminel » que le Financial Times n’eût pas souligné qu’il était convaincu qu’à moyen et long terme, les gens apprendront à aimer la diversité et que la société s’en trouverait mieux. Son malheur a été accentué par les centaines de courriels qu’il a reçus de gens qu’il qualifie de « militants racistes et anti-immigration », qui l’avaient félicité d’avoir redécouvert une évidence.

Le professeur Putnam a fini par publier son étude dans le dernier numéro de Scandinavian Political Studies (Vol. 30, No. 2, 2007, p. 137-174.) Il fait de son mieux pour donner à son article une fin heureuse, mais ses découvertes sont difficiles à enrober de miel.

En qui avez-vous confiance ?

L’étude passe en revue des habitants de 41 localité d’Amérique, qui couvrent toute la gamme, en partant d’une situation d’homogénéité ethnique blanche comme dans le Dakota du Sud, jusqu’à une ville comme San Francisco, qui est l’un des endroits où il y a le plus de mélange racial sur terre.

La découverte la plus claire est que plus l’endroit connaît de diversité, moins les gens se font confiance. Le graphique qui suit représente cette constante en montrant les 41 endroits dans un essaim, la confiance vis-à-vis des autres races en ordonnées et l’index de l’homogénéité racial en abscisses.

Putnam a mesuré l’homogénéité avec ce qu’on appelle la mesure d’Herfindahl, qui est la probabilité que deux personnes choisies au hasard dans un endroit donné – dans le cas présent, une pile de formulaires du recensement – soient de la même race. Une valeur de 1 signifie qu’il y a 100 % de chance qu’elles soient de la même race, une valeur de 0,5 qu’il y a 50 % de chance que tel soit le cas.

L’étude de Putnam distingue quatre groupes – blanc, noir, hispanique et asiatique – et demande s’ils font confiance aux gens des autres groupes. Le pourcentage de gens qui ont répondu « beaucoup » à cette question est sur l’axe des ordonnées. Les localités du Dakota du Sud et de Lewiston dans le Maine, en haut à droite de l’essaim, sont aussi blanches que possible (les sondages ont eu lieu en 2000, avant que les Somaliens ne convergent à Lewiston à cause de son système d’aides sociales) et connaissent les plus fort taux de confiance envers les « autres races ». Quand la diversité croît, quand on lit de droite à gauche, la confiance envers les autres races décroît aussi.

Le deuxième graphique montre un essaim semblable, à ceci près que la question portait sur la confiance des répondants envers leur voisinage en général. Leur font-ils « beaucoup » confiance ?

Comme Putnam reconnaît que les gens ont d’ordinaire des voisins qui leur ressemblent, cette question peut-être vue comme un indicateur de la confiance qu’entretiennent les répondants vis-à-vis de leur propre race. Comme le montre le graphique, les gens sont davantage susceptibles de dire qu’ils ont « beaucoup » confiance en leurs voisins que de dire qu’ils ont « beaucoup » confiance en les gens des autres races. Mais en tout état de cause, plus il y a de diversité, moins il y a de confiance.

Le troisième graphique porte sur le rapport des répondants vis-à-vis des gens de leur propre race : leur font-ils « beaucoup » confiance ?

Comme M. Putnam remarque que la diversité rend méfiant vis-à-vis des gens d’autres races, on pourrait s’attendre à ce qu’elle augmente la confiance à l’intérieur d’un même groupe racial, mais c’est là que gît le lièvre.

La diversité réduit la confiance envers tout le monde, même envers ceux qui sont de la même race que soi.

C’est ce qui a conduit le professeur Putnam à sa conclusion, amplement reprise, selon laquelle la diversité fait adopter aux gens des comportements de tortues, les fait rentrer dans leurs coquilles. Sur le fondement d’autres données chiffrées, il donne une liste des autres conséquences funestes qui affligent ceux qui doivent avec la diversité :

  • Une moindre confiance vis-à-vis des autorités locales, des dirigeants locaux et des journaux locaux ;
  • Une moindre efficacité politique, c’est-à-dire une moindre confiance en sa propre capacité d’influence ;
  • Un moindre civisme, mesuré par les inscriptions sur les listes électorales, mais un plus grand militantisme et davantage de participation aux manifestations et aux groupes favorables aux réformes sociales ;
  • Une moindre croyance en la coopération d’autrui pour résoudre des problèmes collectifs (comme par exemple les initiatives d’entraide pour faire face à des coupures d’eau ou d’électricité) ;
  • Une moindre probabilité de participation à une œuvre commune avec le voisinage ;
  • Une moindre probabilité de donner à des institutions de charité ou de faire du bénévolat ;
  • Un plus faible nombre d’amis et de confidents ;
  • Un moindre bonheur et une moindre qualité de vie perçue.
  • Davantage de temps passé devant la télévision et un plus fort consensus autour de l’idée que « la télévision est le divertissement le plus important ».

Cela donne un certain nombre de raisons solides pour refuser la diversité qu’on nous demande sans cesse de porter aux nues. Ces résultats confirment ce que les militants anti-immigration et les réalistes raciaux disent depuis des décennies. C’est le simple fait que ces résultats existent et aient été publiés qui devrait être porté aux nues.

M. Putnam reconnaît que ces résultats ne lui ont pas plu. Il a tenté de les noyer sous d’autres considérations ayant trait à la pauvreté, à l’âge, à la criminalité, à la densité de population, au niveau d’instruction, au niveau de temps libre, au taux de propriété du logement, à toute chose qui lui semblait pouvoir détruire la confiance.

Il a dû apprendre des choses utiles ; que les jeunes gens sont plus méfiants que les vieilles gens, que les Nègres et les Hispaniques sont plus méfiants que les Blancs et les Asiatiques, que les gens qui vivent dans les endroits à fort taux de criminalité sont plutôt méfiants, comme le sont les pauvres et les gens peu instruits. Malgré tout, la variable maîtresse était la diversité. « La diversité par elle-même produit un effet majeur », écrit-il.

Les Blancs s’épanouissent et se font confiance quand ils sont entre eux, mais ce n’est pas le cas des Nègres dans un pays civilisé

Mais revenons à des informations intéressantes que le professeur Putnam n’a pas explicitées dans son rapport. Les endroits les plus homogènes dans lesquels il a enquêté sont presque tous blancs. Il y a aussi des quartiers qui sont à prédominance nègre ou hispanique, et donc homogènes eux aussi, mais il n’a pas rapporté les résultats les concernant. Son travail doit donc être tenu pour une enquête sur les effets de la diversité chez les Blancs. Il serait intéressant de connaître ses effets sur les Nègres ou les Hispaniques.

Si l’homogénéité est un avantage, les Nègres qui vivent dans les ghettos devraient en profiter tout autant que les Blancs. Si on les compare aux Nègres qui vivent dans des zones mixtes, font-ils davantage confiance aux Blancs, font-ils plus de bénévolat, passent-ils moins de temps devant la télévision, font-ils davantage confiance aux autorités locales ? Probablement pas.

Il se pourrait bien que l’homogénéité n’affecte pas les non-Blancs comme elle affecte les Blancs. Le fait que les Blancs en situation d’isolement raciale ont une plus haute opinion des Nègres que les Blancs qui vivent à leurs côtés est connu depuis longtemps. Lors de la campagne présidentielle de Jesse Jackson en 1984 et 1988, ses électeurs blancs étaient proportionnellement les plus nombreux dans les endroits qui comptaient le moins de Nègres.

Ceci découle peut-être du fait que les Blancs dont la seule connaissance des Nègres vient des médias ont une plus haute opinion de ces derniers que les Blancs qui en font l’expérience directe. Ce seul élement pourrait expliquer pourquoi les gens vivant dans les zones uniformément blanches ont une haute opinion des autres races.

Est-ce que la même chose se vérifie chez les Nègres et les Hispaniques ? Sans doute pas. Les médias accusent routinièrement les Blancs de toutes les tensions raciales en Amérique, de sorte que les Nègres et les Hispaniques qui ont le moins de contact avec eux aient toutes les raisons de s’en méfier. Mais d’un autre côté, les quartiers à prédominance nègre ou latino ne sont en général pas des endroits riants. Leurs habitants pourraient penser que les Blancs ne sont pas si mauvais, après tout.

Ces graphiques mesurant la confiance posent un autre problème. En ce qui concerne les endroits largement blancs, nous savons que les répondants étaient eux aussi largement blancs, ce qui fait que leurs réponses reflètent des attitudes blanches. Pour les autres endroits, Putnam a sélectionné aléatoirement les répondants, sans égard à leur race, ce qui fait que nous ne savons pas s’il y a eu des différences de réponses selon la race.

Il dit que les Nègres et les Latinos sont en général plus méfiants que les Blancs. Ce qui signifie que les expressions de méfiance parmi les Blancs interrogés n’atteignent probablement pas de tels pics corrélatifs aux taux de diversité, car les graphiques montrent l’ensemble des réponses et non des réponses par races. Il se peut que dans ces endroits à forte divesité, la réponse blanche – dont Putnam dit qu’elle exprime moins de méfiance – ait été submergées par les méfiances nègres et hispaniques.

Il y a des indices qui vont dans ce sens. Le Nord de Minneapolis compte parmi les endroits les plus affectés par la diversité en Amérique, mais on sait aussi que c’est l’endroit le plus nègre, le plus pauvre et le plus criminogène du Minnesota. C’est probablement à cet endroit que l’étude nous montre les réponses les plus authentiquement nègres, bien que l’index d’homogénéité ethnique nous dise qu’il y a beaucoup de non-nègres qui vivent là-bas, probablement des latinos.

Toutefois, nous découvrons des résultats dignes d’intérêt que M. Putnam ignore. Les gens de presque tous les autres endroits font immensément plus confiance à leurs voisins qu’aux gens des autres races. Mais pas au Nord de Minneapolis. Une comparaison des deux premiers graphiques montre qu’ils sont un peu moins nombreux à faire « beaucoup » confiance à leurs voisins qu’à faire confiance aux gens des autres races. Et une comparaison avec le troisième graphique montre que les gens de leur propre race sont ceux à qui ils font le moins confiance !

Ces résultats nécessiteraient certainement une analyse plus poussée. Est-ce que toutes les races du Nord de Minneapolis se méfient au premier chef d’elles-mêmes ? Seulement les Nègres ? Seulement les Latinos ? Les Nègres qui vivent dans des ghettos à fort taux de criminalité pourraient avoir de bonnes raisons de se méfier davantage des Nègres que des Blancs.

La ville de Boston donne d’étranges résultats, elle aussi. Les gens font confiance à leurs voisins un tout petit peu plus qu’aux gens des autres races et, là encore, il apparaît que ceux dont ils se méfient le plus sont les gens de leur propre race. Ce genre de résultats demandent en hurlant une interprétation, que le professeur Putnam ne donne pas.

Un autre résultat remarquable du premier graphique est que tous les endroits du Sud qui ont été étudiés – Charlotte, Atlanta, Bâton Rouge, Greensboro, Winston-Salem, Birmingham, East Tennessee – se situent sous la moyenne. Ceci veut dire qu’abstraction faite de la diversité ou de l’homogénéité, les habitants du Sud sont moins susceptibles que ceux des autres régions de faire confiance aux gens des autres races. Ceci vient probablement du fait que la division raciale la plus commune dans le Sud est toujours entre Nègres et Blancs et s’expliquerait par le fait que c’est ce fossé racial qui détermine le plus la méfiance.

Il y a sûrement d’autres informations intéressantes dans cette étude, qui n’ont pas été publiés. De qui les Nègres se méfient-ils le plus, des Blancs ou des Latinos ? De qui se méfient les Asiates ? Est-ce que l’augmentation de la diversité augmente la défiance mutuelle de toutes les races dans les mêmes proportions ? Les données collectées auraient pu être la matière d’analyses plus fines, mais M. Putnam ne les a pas livrées.

Un charlatanisme qui donne le vertige

Une fois que M. Putnam a établi que la diversité fait regarder davantage la télé, fait se méfier des autorités locales, rend abstentionniste, fait soupçonner les journaux locaux, assèche des institutions caritatives, et rend tout simplement les gens malheureux, comment parvient-il encore à la défendre ?

Il élabore sa réponse en deux temps, tout d’abord en alléguant que les gens vont finir par l’apprécier. Sa preuve ? Il nous dit que l’Amérique fondée par les WASP et dirigée par les WASP est parvenue à absorber les autres européens qui y ont afflué au tournant du XXème siècle.

Cette leçon d’histoire-sourire ignore les Nègres et les Indiens, qui étaient là depuis plus longtemps que les européens tard-venus, mais qui n’ont pas à ce jour été absorbés. M. Putnam mentionne en passant « le côté peut-être plus voyant des immigrés contemporains », mais n’a pas l’air de penser qu’une telle chose importe.

Il ignore également le fait que les Européens ont été absorbés parce qu’ils avaient appris l’anglais et qu’ils étaient devenus indiscernables des WASPs en ce qui concerne le revenu, le niveau d’instruction, le taux de criminalité, etc. C’était un aller sans retour : ils étaient devenus américains.

Les gens n’ont pas appris à aimer la diversité ; les nouveaux venus se sont mis à ressembler aux vieux de la vieille et la diversité a disparu.

La deuxième assertion de M. Putnam est que la diversité est par elle-même une bonne chose. Une fois que nous avons dépassé notre faible inclination pour elle, comme nous le ferons certainement, elle révélera qu’elle stimule la créativité. Tel est l’argument-massue de M. Putnam en sa faveur. Il nous dit que les immigrés ont été quatre fois plus susceptibles que ceux qui sont nés en Amérique d’obtenir les récompenses suivantes : Prix Nobel, Oscar du meilleur réalisateur, prix du Centre Kennedy pour les Beaux-Arts, et statut de membre de l’Académie Nationale des Sciences.

À supposer que cela soit vrai, c’est l’argument le plus idiot en faveur de la diversité qui ait jamais été lancé. Nous entendons dire que la « diversité » est une bonne chose pour nous. Si M. Putnam avait pu montrer que l’immigration stimulait les Américains de souche au point qu’ils avaient remporté quatre fois plus de Prix Nobel que s’il n’y avait pas eu d’immigration, il pourrait y avoir un début de quelque chose. Mais ses données nous montrent seulement que nous avons des immigrés qui sont intelligents.

Sont-ils devenus plus intelligents ou plus créatifs parce qu’ils ont rencontré des WASP ? C’est peu probable, bien que cela a pu leur donner davantage d’opportunités. Et la plupart de ces parangons de savoir étaient certainement blancs, d’autres probablement juifs, et la plupart auraient certainement réussi dans n’importe quel pays où ils auraient vécu. L’idée que la « diversité » a quelque chose à voir avec leurs réussites est une absurdité.

Il y a une autre façon de démasquer l’absurdité de l’argument de M. Putnam. Imaginons que les États-Unis n’aient jamais connu l’immigration de masse, n’aient jamais prétendu que la diversité était une chance, et n’aient laissé entrer que des Blancs avec plus de 140 de QI. Dans ce cas, les immigrés auraient été cent ou mille fois plus susceptibles que les natifs de gagner des Prix Nobel. Est-ce que M. Putnam accepterait cet argument encore plus fort en faveur de la « diversité » ?

Finalement, M. Putnam cherche à nous dire que les Mexicains vont avoir quatre fois plus de chance que les Blancs d’entrer à l’Académie Nationale des Sciences. C’est peu probable. Ce qui est chez eux quatre fois plus élevé que chez les Blancs, c’est le taux d’incarcération.

Cette étude, semblable à quelqu’un qui ne cesserait de siffloter autour d’une pierre tombale, cite beaucoup d’autres études qui confirment sa découverte (évidente) : la diversité fait baisser la confiance.

Il signale que les gens qui travaillent dans le cadre de groupes « divers », pas seulement par la race, mais aussi par l’âge et les antécédents professionnels, sont moins loyaux envers le groupe, plus sujets à la démission, et en général moins satisfaits qui les gens qui travaillent avec des gens qui leur ressemblent. M. Putnam cite même une étude qui a conclu que le co-voiturage est moins répandu dans les quartiers mixtes. Le co-voiturage implique de compter sur ses voisins pour aller à son travail et les gens tendent à ne pas faire confiance aux voisins qui ne leur ressemblent pas.

M. Putnam cite une demi-douzaines de recherches menées en Australie, en Suède et au Canada qui montrent que la diversité ethnique abaisse le niveau de confiance et que, dans certains cas, elle abaisse aussi le niveau des investissements consacrés aux biens et services publics. Il est bien connu que les systèmes de sécurité sociale sont en général plus généreux dans les pays homogènes, parce que les gens sont plus enclins à payer des impôts pour soutenir des bénéficiaires qui ressemblent à des gens qui pourraient être leurs cousins.

La même chose se vérifie partout. Au Pérou, il y a des coopératives de micro-crédit qui font de petits prêts à ses membres. Apparemment, quand il y a de la diversité parmi les membres de ces coopératives, les taux de non-remboursements sont plus élevés. De même, dans les académies scolaires du Kenya, les fonds sont plus faciles à lever dans les zones ethniquement et tribalement homogènes.

M. Putnam donne un exemple historique intéressant. Dans l’Armée de l’Union, pendant la Guerre de Secession, les taux de blessés et de morts étaient hauts et les chances que les déserteurs soient rattrapés étaient faibles. Abstraction faite du patriotisme, c’était la loyauté envers leurs camarades qui maintenait les soldats sous l’uniforme. Sans surprise, les taux de désertion étaient plus élevés dans les unités les plus diverses, pas seulement selon le groupe ethnique, mais aussi par l’âge, la ville d’origine, le métier, etc.

La préférence que nous avons pour les nôtres est profondément ancrée dans la nature humaine, et même animale. Il n’y a rien de surprenant dans les découvertes de M. Putnam. Ce qui l’est, c’est la foi désespérée qu’il place dans les bienfaits à venir de quelque chose qui ne marche clairement nulle part.

M. Putnam conclut son étude avec la dose de bromure habituelle. « Il nous faut plus d’opportunités pour avoir des interactions au-delà des lignes ethniques (…) Les projets locaux pour aller à la rencontre des communautés immigrées récentes sont un outil puissant pour l’apprentissage mutuel ». Prêtez attention à ces mots : interactionet apprentissage mutuel.

Le but de tout cela n’est pas de faire de ces immigrés des Américains comme nous le faisions autrefois : « Quelque chose me dit qu’à la fin, le problème sera mieux résolu, non en faisant d’eux des gens comme nous, mais en créant une nouvelle définition plus englobante du nous… »

En d’autres termes, nous devrions tous devenir un peu haïtiens, un peu chinois, et surtout beaucoup nègres et mexicains. Nous ferions mieux de nous exercer dès maintenant à être un peu irakiens, pour se préparer à la venue des « alliés » qui vont sûrement emboîter le pas à nos soldats de retour au pays.

Dans sa phrase de conclusion, M. Putnam nous dit que la devise-même du blason des États-Unis, e pluribus unum (à partir de plusieurs, un) est une célébration de la diversité. Soit l’université d’Harvard n’est plus ce qu’elle était, soit M. Putnam fait une mauvaise blague aux lecteurs du Scandinavian Political Studies. La devise, évidemment, se réfère aux 13 colonies qui s’unissent en une seule nation, pas au mélange ethnique.

Source : https://www.blancheurope.com/2017/05/27/nous-le-savions-une-etude-la-confirme-la-diversite-ethnique-tue-la-confiance/



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