Les mensonges de Lynchburg

Le cousin de Charles Darwin, Francis Galton, a inspiré le programme de stérilisation qui a eu lieu à Lynchburg, en Virginie.

Comment les évolutionnistes américains ont enseigné les nazis.

par Carl Wieland

Le cousin de Charles Darwin, Francis Galton, a inspiré le programme de stérilisation qui a eu lieu à Lynchburg, en Virginie.
Les révélations effrayantes d’un documentaire télévisé récent (1993) (1) exposent les conséquences troublantes des modes de pensée évolutionnistes.

À partir des années 1920, des milliers de personnes aux États-Unis ont été stérilisées contre leur volonté et sans leur consentement, afin d’éviter une « reproduction indésirable ». Plus de 8 000 de ces procédures ont été mises en oeuvre dans un grand centre où ces « indésirables » ont été envoyés, à Lynchburg, en Virginie.

Les victimes comprenaient certaines personnes présentant divers degrés de retard mental; beaucoup étaient simplement là parce qu’ils avaient été abandonnés suite à des ménages brisés ou avaient subi un autre malheur social. Certains avaient été des étudiants d’honneurs à l’école. On leur mentait régulièrement, leur disant que c’était « pour leur bien » ou « pour leur santé ». Les personnes plus âgées qui découvrirent le but des opérations réalisèrent qu’elles ne seraient pas en mesure de quitter l’établissement à moins d’avoir subi la procédure.

Le documentaire déclare que tout l’effort était fondé sur la notion d’eugénisme. Le mouvement eugénique a été lancé par Sir Francis Galton (un cousin de Charles Darwin), qui voulait encourager la « survie du plus apte » au sein de la société humaine. La façon « humaine » de le faire était de stériliser obligatoirement ceux qui étaient jugés « inaptes ». L’idée séduisit les « réformateurs sociaux de droite et de gauche » – parmi eux George Bernard Shaw et Winston Churchill.

Le médecin de Lynchburg qui était responsable de la plupart des stérilisations dans sa propre ville était convaincu que ce qu’il faisait était pour le « bien scientifique » de la société. En tant que darwinien dévoué, il considérait que les notions de bien et de mal étaient des obstacles au bien du « troupeau ». Ayant besoin d’une couverture juridique pour ses actions face aux droits de l’homme censés être garantis dans la Constitution américaine (fondée sur la création), il s’enticha d’une législation modèle préparée par un éminent biologiste évolutionniste américain, le Dr Harry Laughlin.

La loi Laughlin exigeait la stérilisation obligatoire non seulement des simples d’esprit, mais aussi des aveugles, des toxicomanes, des tuberculeux et des syphilitiques, des épileptiques, des (2) pauvres, des sourds et des sans-abris. Puisque ces personnes étaient, prétendait-on, de toute évidence victimes de « mauvais gènes », la loi visait ouvertement à maintenir la « pureté raciale de la race blanche » en empêchant la poursuite de la « reproduction » de ceux dont la progéniture allait « rabaisser » cette race.

Ce qu’il fallait, c’était un cas test, un « pigeon » pour s’assurer que la loi ne serait pas déclarée inconstitutionnelle. Dans un flagrant coup monté qui fait apparaître la manipulation de l’ACLU (3) du célèbre procès Scopes (…), une jeune femme fut choisie (…) pour la stérilisation parce qu’il y avait eu supposément « trois générations de simples d’esprit » dans sa famille. Son avocat contesta la loi Laughlin jusqu’à la Cour suprême. Cependant, loin d’être son défenseur, il était en réalité l’un de ceux fortement impliqués dans la formulation de ces politiques eugéniques!

Malheureusement pour la jeune femme, le président de la Cour Suprême en 1924 était Oliver Wendell Holmes (4), un darwiniste influent (5) qui a jeté les bases législatives de nombreux progrès de l’humanisme laïque aux États-Unis. Sans surprise, Holmes déclara la loi constitutionnelle. Il était acceptable que l’État impose la stérilisation de ceux qui étaient jugés « socialement inadéquats ». La stérilisation forcée de cette victime innocente s’ensuivie ; une enquête subséquente révéla que toute l’histoire des « générations de simples d’esprit » de sa famille était une invention.

Après la décision de la Cour suprême, l’eugénisme est devenu un élément majeur de la politique sociale dans de nombreux États américains.

Dès que Hitler (qui fit campagne sur une plate-forme d’évolutionnisme pur – la survie de la race la plus apte) est arrivé au pouvoir en 1933, les lois eugéniques devinrent l’un de ses premiers actes. Non seulement le programme nazi de stérilisation forcée pour les « inaptes » fut applaudi aux États-Unis, mais il s’inspira en fait de la loi encadrée par Laughlin, qui reçut un doctorat honorifique du gouvernement hitlérien. Alors que les nazis passaient à l’euthanasie – meurtre de services entiers remplis de malades mentaux – , l’admiration « scientifique » pour leurs politiques « d’hygiène raciale » ne se démenti pas. Un évolutionniste américain déclara: « Les allemands nous battent à notre propre jeu ».

Une fois qu’il fut considéré comme « moral » de prendre des mesures actives pour « purifier la race allemande », ce ne fut simplement qu’une étape logique pour arriver aux horreurs encore plus grandes de l’Holocauste. (6)

Après la Seconde Guerre mondiale, les réactions horrifiées d’un public américain abasourdi devant les atrocités inimaginables commises au nom de « l’hygiène raciale » évolutionniste ont forcé les pratiques eugéniques à entrer dans la clandestinité. Les noms de la pratique ont changé, mais elle a continué jusqu’en 1970. Au total, quelque 70 000 personnes ont subi une stérilisation forcée.

Ce sont les efforts d’une certaine Jenny Crockett, puis de l’ACLU (qui, ironiquement, dans le passé s’était pour la plus grande part ralliée à la pensée évolutionniste) qui ont mis au jour ce scandale, face aux tentatives de dissimulation du gouvernement. Finalement, des excuses marmonnées et une offre de « conseil en santé mentale » étaient tout ce qui était disponible pour ces nombreuses personnes dont la vie avait été détruite par les hypothèses de l’évolutionnisme.

L’église dans son ensemble doit assumer sa part de responsabilité pour avoir été si « bluffée » par les prétentions « scientifiques » des évolutionnistes (qui ont depuis changé, et continueront à changer) qu’elle n’a pas pris une position ferme sur la véritable histoire de l’homme et du monde. Au lieu de cela, comme maintenant, elle a généralement préféré ignorer le problème ou maintenir un compromis difficile – ou pire. (7) Le Seigneur Jésus dit aux croyants: « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on? Il ne sert plus qu’à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée » (Matthieu 5:13-14).

Nous ne pouvons simplement blâmer la « société » pour les maux qui découlent naturellement de la fausse racine de l’évolutionnisme si nous ne sommes pas prêts à être sel et lumière, et à prendre position pour la réalité biblique.

Références et notes

  1. The Lynchburg Story, produite par Bruce Eadie, réalisée par Worldview Pictures en association avec Discovery Networks et Channel Four, 1993. Cette histoire est basée sur des informations qui y sont contenues. 
  2. Ironie du sort, Laughlin a plus tard été victime d’épilepsie lui-même, et fut mis au ban par ses collègues eugénistes évolutionnistes comme faisant partie des mêmes dénommés « petits blancs » qu’il essayait d’empêcher de se reproduire. 
  3. L’ACLU = l’American Civil Liberties Union, généralement une défenseuse des causes pro-humanistes de gauche. Dans le fameux procès du singe Scopes de 1925, elle chercha délibérément à contester une loi du Tennessee interdisant l’enseignement de l’évolution en trouvant quelqu’un qui (faussement) avouerait l’enseigner en se fondant sur la publicité pour gagner la sympathie du public pour la cause évolutionniste. Voir David Menton, Inherit the Wind: An Historical Analysis, Creation 19 (1):35-38, décembre 1996. 
  4. Oliver Wendell Holmes (1841-1935), un éminent juge de la Cour suprême des États-Unis qui approuva la stérilisation obligatoire. Ses croyances humanistes fondées sur l’évolution ont laissé une empreinte indélébile sur les lois américaines, contribuant grandement à l’incessante sécularisation actuelle. 
  5. Le professeur de droit Phillip Johnson qualifie Holmes de « darwiniste convaincu qui comprit profondément les implications philosophiques du darwinisme » et qui, par conséquent, « trouvait difficile de prendre la morale au sérieux ». Johnson documente comment ce juriste influent exhorta les futurs avocats à « mettre de côté toutes les notions de morale et à approcher le droit comme … fondamentalement la science de la coercition étatique ». Reason in the Balance, InterVarsity Press, pp. 139-143, 1995.  
  6. Les historiens de la Seconde Guerre mondiale savent maintenant que la machinerie d’extermination de masse utilisée plus tard dans les camps de concentration, y compris le fameux gaz Zyklon-B, a été en fait développée par des membres respectés de l’establishment médical/psychiatrique/biologique allemand à des fins « eugéniques ». 
  7. Même le célèbre défenseur de l’inerrance, le regretté B.B. Warfield, fut en même temps partisan de l’évolution darwinienne.

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