L’origine des infections, selon le Dr Thomas-Lamotte

Extrait du livre « Et si la maladie n’était pas un hasard ? » du Dr Thomas-Lamotte.

LES INFECTIONS

Nous avons vu qu’une infection survient lorsqu’un événement conflictuel est relégué au passé. Infection, inflammation, infarctus surviennent uniquement lorsque la page d’un épisode conflictuel de ma vie se tourne. Il est navrant de constater que pour la santé, il est souvent préférable de rester en conflit. Dans l’hypothèse d’une compensation symbolique, l’infection va toucher le ou les organes symboliques du conflit en cours (lorsqu’il se termine). Cette inflammation ressemble à celle qui suit le traumatisme physique d’un tissu et permet sa régénération. La multiplication du germe pourrait être favorisée par le malade lui-même qui fournit le bouillon de culture spécifique, comme dans une boite de Pétri[77]. C’est une idée révolutionnaire pour notre monde pastorien.

Pourtant, deux notions d’infectiologie me troublent et confortent mon idée de la compensation : celle de contagion et celle de porteur sain. Elles se contredisent sans vergogne. Lorsque le germe reste en attente « d’être utilisé » pour une prochaine infection, celui qui le porte est déclaré « porteur sain ». Cela vient contredire la notion de contagiosité, invoquée notamment pour expliquer les épidémies. La présence d’un microbe ou d’un virus dans un environnement ne permet pas de prédire l’infection d’un sujet non encore immunisé, ni l’éventuelle gravité de cette infection. Là encore, mon expérience montre la relativité de la contagion. Par exemple, lorsque j’ai remplacé des généralistes, j’ai côtoyé en quelques jours des centaines de malades grippés sans avoir le moindre problème. Et pourtant mon organisme ne connaissait pas le « nouveau » virus grippal arrivé récemment de l’autre bout du monde ! Le virus de la grippe étant en constante mutation, aucune immunité perpétuelle contre la grippe ne peut être acquise. C’est pour cela que le vaccin est sans cesse adapté à la nouvelle souche issue de la mutation. Selon les bactériologistes, tous les médecins généralistes (et les pharmaciens encore plus) devraient être à la merci du virus grippal de leurs patients. Pour ma part, je n’avais pas, au moment de ce remplacement, la peur de ne pas passer l’hiver ou de mal le passer. Mon seul problème était d’améliorer mes fins de mois d’interne pour nourrir ma femme et mes trois enfants. D’ailleurs, avec l’avion qui a réduit toutes les distances et le temps de propagation, on est en droit de se demander pourquoi ce virus de la grippe n’arrive pas à d’autres saisons dans nos régions. S’il était vraiment contagieux, les épidémies de grippe devraient se reproduire tout au long de l’année, en été et en hiver. Dans bien des périodes, les conditions de température se ressemblent d’un hémisphère à l’autre. Mais peut-être faut-il un certain « ras le bol » du mauvais temps et du froid pour déclencher le conflit préalable et « attraper la crève » qui nécessite l’intervention de ce virus spécifique. D’ailleurs certaines infections humaines semblent avoir aussi leur sens symbolique. On distingue donc trois types de micro-organismes : 1) les bactéries qui viendraient participer au processus inflammatoire de nettoyage (voire de renouvellement) des tissus touchés par un conflit ; 2) les virus, eux, manifesteraient symboliquement le dépassement d’un stade évolutif dans les relations psychoaffectives; 3) les champignons qui donnent une mycose, se développant sur un tissu mort au sens réel et au sens symbolique ; ils pousseraient sur un tissu « meurtri » comme s’ils permettaient de faire un deuil (se détacher d’une mort). Une petite fille a développé une mycose sur les membres supérieurs, à l’endroit où elle avait porté son chat mort.

~ Un cas pratique

Pour les ongles, c’est une onychomycose. Mademoiselle G. a fait une salpingite (inflammation d’une « trompe » utérine) à 21 ans alors qu’elle n’était pas encore mariée (elle s’est mariée 3 ans plus tard) avec des fausses couches à répétition avant d’avoir deux enfants. Chaque curetage qu’elle subissait restait un traumatisme important. Plus tard, mais avant la ménopause, elle a fait de nombreux kystes de l’ovaire et un fibrome utérin, ce qui a amené le gynécologue à lui proposer de façon abrupte une hystérectomie. Le choc est venu d’une réflexion de l’anesthésiste qui lui a dit la veille de l’intervention : « cette opération, c’est une mutilation madame ! ». Depuis cette mutilation, une mycose est apparue avec chute de l’ongle du majeur gauche (elle n’a pas pu faire le deuil réel de sa mutilation sexuelle dont elle n’a su se protéger), une prise de poids de 20 kilos (réaction à une mutilation ou plutôt à une agression), et plus récemment une douleur qui est celle d’une épicondylite droite (liée à une dévalorisation parce que « je suis obligée de faire mais je ne veux pas »). Heureusement que les « conflits de diagnostic » provoqués par les médecins ne sont pas toujours très graves. Les ongles des orteils servent symboliquement à s’agripper. Les ongles du gros orteil sont fréquemment touchés par une mycose car il s’agit de la fin d’un attachement mère-enfant, et qui meurtrit. Les infections aiguës, elles, ont un déroulement assez stéréotypé et certaines provoquent une immunisation définitive. C’est le cas de certaines infections virales infantiles. Il n’y a pas de récidive du conflit et donc pas de récidive de la maladie. Dans d’autres cas, le même conflit survient souvent chez le même sujet, notamment du fait de son caractère : du coup, les mêmes infections bactériennes récidivent, du genre infections urinaires à colibacilles, bronchites, angines, etc. En revanche, lorsque l’infection vient relancer le conflit initial, ou l’aggraver, elle risque d’évoluer de façon traînante, chaque nouvelle poussée relançant le conflit. On peut citer dans ce cas des exemples de tuberculose pulmonaire, de gastrite chronique à Helicobacter pylori, de l’acné ou des infections staphylococciques post-opératoires.



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