L’hypnose est-elle dangereuse ?

Ce qui suit est une présentation d’une revue de la littérature et de cas individuels rapportés. Le lecteur devra décider quelles conclusions tirer de l’étude suivante. La littérature souligne certaines complications qui peuvent découler de l’utilisation de l’hypnose et il semble que tous les auteurs établis et les chercheurs suggèrent l’importance de la connaissance du fonctionnement de l’esprit et de l’application de la règle: QUE SI UNE PERSONNE NE PEUT TRAITER UN PROBLÈME AVEC DES TECHNIQUES NON-HYPNOTIQUES, ELLE NE DEVRAIT PAS LE TRAITER AVEC L’HYPNOSE. Ceci est tiré de Clinical Hypnosis par Crasilneck and Halls, l’un des manuels standards reconnus sur l’hypnose. Les mêmes auteurs rapportent également que l’hypnose peut, dans certaines circonstances, être dangereuse non seulement pour le client, mais aussi pour l’hypnotiseur et l’idée de l’hypnose elle-même.

Les dangers et les complications de l’hypnose

Alors que la transe hypnotique elle-même peut se produire facilement et confortablement, le Dr Thurman Moct signale des complications survenant:

1. Après l’hypnose faite par un amateur
2. Quand un symptôme est éliminé par un ordre direct
3. Lorsque l’hypnose est utilisée dans le traitement d’une condition que l’hypnotiseur n’a pas été formé à traiter sans l’utilisation de l’hypnose
4. Quand une suggestion post hypnotique accidentelle a été donnée

Pour aller plus loin, dans Hypnosis Complication: Risks and Prevention, un article de recherche par MacHovec, dans The American Journal of Clinical Hypnosis, 1988, il énumère environ 50 complications associées à l’hypnose et signale qu’il s’agit seulement d’une liste partielle. L’auteur a regroupé les complications en cinq catégories:

1. Les symptômes psychotiques ou des attaques de panique aiguës
2. De la dépression avec la possibilité d’un comportement suicidaire
3. La substitution de symptômes
3. Les symptômes résultant de suggestions involontaires
4. Le masquage pathologie physique

Le Dr MacHovec définit les complications hypnotiques comme « des pensées indésirables inattendues, des sentiments ou des comportements pendant ou après l’hypnose qui sont incompatibles avec les objectifs convenus et interfèrent avec le processus hypnotique en altérant le fonctionnement mental optimal sans incidents antérieurs ou antécédents de symptômes mentaux ou physiques similaires. »

Liste récapitulative des complications associées à l’hypnose:

•anergie et fatigue •passage à l’acte antisocial •anxiété, attaques de panique •déficit de l’attention •distorsions corporelle/image de soi •perte de compréhension/concentration • confusion •capacité d’adaptation diminuée •décompensation, pensée délirante de type psychotique •dépersonnalisation •dépression •déréalisation •vertiges •rêves •somnolence, sommeil excessif •évanouissement •peur de la peur •culpabilité •maux de tête •réactions histrioniques •crise d’identité •insomnie •irritabilité •urgences médicales •troubles de la mémoire, déformée •suggestion incomprise •nausées, vomissements •ruminations obsessionnelles •dépendance excessive •changement de personnalité •aversion phobique •inconfort physique, blessures •retard psychomoteur •psychose •comportements régressifs •passage à l’acte sexuel •dysfonctionnement sexuel •somatisation •transe spontanée •raideur, du bras ou du cou •stress, seuil diminué •stupeur •substitution de symptômes •hallucinations tactiles •rappel traumatique •tremblements • pleurs, incontrôlés.

Source : http://www.brooksidecenter.com/possible_dangers_and_complicatio.htm


Nous avons écrit au professeur Ernest Hilgard, l’une des autorités les plus respectées et les plus influentes sur l’hypnose, à l’Université de Stanford et avons posé deux questions dans notre quête d’information :

1. Des études de suivi ont-elles été faites cinq ans ou plus après que l’hypnose ait été utilisée pour soulager la douleur, changer de comportement, etc.? Nous serions particulièrement intéressé de savoir si les résultats sont durables.

2. Quelle est la différence entre l’hypnose utilisée par un praticien qualifié et celle utilisée par des chamans ou des sorciers?

La réponse d’Hilgard à la première question fut la suivante:

« Les études à long terme sont rares, mais les résultats du traitement par l’hypnose sont habituellement rendus plus permanents par l’enseignement de l’auto-hypnose. Toutefois, les études à long terme de ceux qui utilisent l’auto-hypnose sont également rares. Nous avons donc peu ou pas d’informations valables sur les effets à long terme sur l’individu suite à l’hypnose. Nous n’avons en particulier pas d’informations que nous pourrions trouver sur l’effet spirituel à long terme sur les chrétiens qui se soumettent à ce traitement. »

En réponse à la deuxième question, Hilgard écrivit :

« Les praticiens formés en savent beaucoup sur la psychothérapie contemporaine et l’hypnose est simplement un adjuvant. En cela, ils diffèrent de ceux dont les pratiques sont essentiellement magiques. En bref, la différence entre un chaman et un praticien qualifié de l’hypnose c’est que le praticien utilisera l’hypnose avec la psychothérapie. » Notez qu’Hilgard ne distingue pas l’hypnose utilisée par l’hypnothérapeute de celle du chaman hormis le fait que l’hypnothérapeute utilise l’hypnose avec la psychothérapie.

Extrait de Hypnosis: Medical, Scientific or Occultic? (l’hypnose: médicale, scientifique ou occulte?), chapitre 9, pages 90-91.



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