Les agences d’intérim débordent de demandes pour remplacer les soignants non vaccinés : une situation subie et frustrante

Manifestation du personnel de santé contre les vaccinations obligatoires contre le coronavirus (CHRISTOPHE SIMON/AFP via Getty Images)

En raison des personnels de santé suspendus pour avoir refusé de se soumettre à l’obligation vaccinale à la date butoir du 15 septembre, les agences d’intérim débordent de demandes pour remplacer les soignants manquants.

Même si les professionnels de santé non-vaccinés ne sont pas nombreux – les chiffres du ministère de la Santé avancent que 92,1 % des professionnels exerçant dans les établissements de santé répondent au critère – pour autant, l’organisation des hôpitaux est mise à mal, à tel point qu’à Mulhouse, le plan blanc a été déclenché. En effet, environ 170 salariés ont été suspendus, faute de pouvoir répondre au schéma vaccinal qu’exige le gouvernement, rapporte LCI.

« C’est une grosse frustration de ne pas pouvoir dépanner nos clients »

Damien Tardivon, le directeur développement de « Vitalis Médical », s’inquiète de ne plus pouvoir répondre aux demandes et ajoute qu’ « une vague supplémentaire de Covid-19 ne ferait qu’accentuer ce phénomène ».

Il a notamment expliqué à LCI qu’il avait constaté une hausse des demandes dont l’estimation était comprise « entre 1 200 et 1 300 » depuis le 15 septembre. « Notre réseau comporte une trentaine d’agences, qui ont chacune, sur les derniers jours, entre 30 et 50 demandes supplémentaires par rapport à ce que nous avions d’habitude », souligne-t-il. « C’est une grosse frustration de ne pas pouvoir dépanner nos clients et répondre favorablement à tout le monde », déplore-t-il encore auprès de LCI.

« Nous subissons également cette situation »

« Les aides-soignants et infirmiers sont particulièrement recherchés », avance le directeur de Vitalis Médical, ajoutant que les Ehpad, cliniques et hôpitaux sont tous demandeurs. Il déclare : « Aujourd’hui, il y a beaucoup plus de demandes en provenance des établissements que de personnel disponible pour travailler. » De plus, les soignants se découragent en raison des « sous-effectifs dans les services » et de « certaines obligations »« Nous sommes clairement sur la corde raide », martèle-t-il.

« Nous subissons également cette situation », poursuit Damien Tardivon qui détaille : « L’obligation vaccinale s’applique aussi aux intérimaires, et certains, qui ont fait le choix de ne pas se faire vacciner, sont donc indisponibles. » Il indique encore à LCI que d’autres agents se sont reconvertis et les frontaliers, eux, ont préféré partir à l’étranger, le Luxembourg étant une destination très prisée.

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