Le risque ACTUEL d’écroulement de la voûte de Notre-Dame

Les Pompiers S Activent Sur La Voute De Notre Dame A Paris Le 15 Avril 2019Six mois après l’incendie de Notre-Dame de Paris, la consolidation de cette dernière s’avère plus complexe que prévu. Les travaux sont périlleux et la facture très lourde, sans parler de la future architecture de la flèche.

Selon l’Archevêque Mgr Michel Aupetit, il est impossible à ce stade de dire « combien ça va coûter, combien de temps ça va durer ». Le délai de 5 ans de reconstruction défini par Emmanuel Macron n’est plus qu’un vulgaire objectif….

Le chantier

L’urgence absolue est d’écarter tout risque écroulement de la voûte : le principal danger vient d’un échafaudage de 500 tonnes monté avant l’incendie. Chacune de ses barres en tombant pourrait provoquer l’irréparable.

« Ce n’est pas se faire peur, c’est une réalité physique », explique Christophe-Charles Rousselot, délégué général de la Fondation Notre-Dame.

Le budget de la consolidation a été multiplié par trois, passant de 30 millions d’euros le 15 avril à 50 millions en juin, puis 85 millions.

Le chantier est à l’arrêt depuis cet été selon plusieurs artisans du chantier à cause de la lourdeur administrative et de la peur d’un scandale sanitaire, lié au plomb.

« “On”, c’est-à-dire, dans le désordre, l’État, l’Inspection du travail ou encore la Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France. Lesquels, tétanisés à l’idée de revivre un nouveau scandale sanitaire avec le plomb, soucieux de protéger au mieux les 150 salariés, jouent visiblement la rigueur dans le domaine de la sécurité. Et semblent prendre le Code du travail ou celui des marchés publics au pied de la lettre, quand “l’urgence impérieuse” dans laquelle se trouve toujours le bâtiment réclamerait un peu de souplesse. »

https://citizengo.org/fr/pc/170087-pour-reconstruction-lidentitique-fleche-notre-dame-paris

Mais à cause des risques de contamination de plomb, l’inspection du travail veille à la lettre quitte à retarder, voir à mettre en danger le chantier.

« Certains d’entre nous doivent parfois prendre jusqu’à 6 douches par jour, pendant 10 minutes d’affilée », raconte un salarié. La simple perspective de devoir « y passer » limite les déplacements, bride les énergies et fait perdre un temps précieux — d’autant que, par ailleurs, une pause de trois quarts d’heure est exigée toutes les deux heures. »

« Tour à tour, tout le monde se soumet à des tests de plombémie, à un rythme d’ailleurs plus élevé que celui imposé par la loi (un tous les deux mois). Les responsables le jurent : jusque-là, personne n’a présenté de taux supérieurs à la normale. De même, les 67 salariés de Notre-Dame ont échappé à la contamination, et présentent tous des taux en dessous de la norme. »

Pour l’instant impossible de s’attaquer au démontage de l’échafaudage. « Il bouge et met en péril Notre-Dame. Il commence à pleuvoir, et si le vent se lève, on risque un nouveau drame. Il est urgentissime de le démonter »,affirme un échafaudagiste.

https://citizengo.org/fr/pc/170087-pour-reconstruction-lidentitique-fleche-notre-dame-paris

Quid de la flèche ?

C’est seulement fin 2020 qu’un diagnostic complet permettra aux architectes de préconiser comment restaurer la cathédrale, la reconstruction ne devant pas débuter avant 2021.

« Il faut la refaire à l’identique », avait déclaré dès juin Philippe Villeneuve, architecte en chef responsable de la cathédrale, soulignant « la grande force » de la flèche de Viollet-le-Duc qui s’intégrait parfaitement au chef-d’œuvre médiéval parce qu’elle n’était justement « pas datable ».

Le concours international d’architectes, lui, n’aura lieu que si l’option controversée du geste novateur est retenue. Vu le gigantisme du chantier, les quelque 800 millions d’euros espérés après les promesses de dons ne seront peut-être pas de trop.

L’établissement public devrait être créé officiellement en novembre (2019) et embaucher 40 personnes, sous les ordres du général Georgelin. Sur quel budget seront-ils payés ? Personne ne le sait.

Les nouvelles ne sont donc pas spécialement optimistes.

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Je vous remercie pour votre lecture.

Bien cordialement,

Alexandre et toute l’équipe de CitizenGO



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