Le danger caché du coronavirus : la stratégie du choc

La France au bord de la dictature néolibérale. La France est aujourd’hui sous confinement total pour protéger les français du coronavirus. Ce choix de confinement est la stratégie proposée par le gouvernement pour ralentir la progression du virus.

Il s’agit d’éviter de surcharger les hôpitaux et donc éviter de se retrouver dans un scénario à l’italienne avec des milliers de gens qui meurent parce qu’il n’y a pas la place de les prendre en charge.

En Corée du sud la stratégie a été très différente. Ils dépistent tout le monde, isolent les malades et les soignent dans des centres dédiés pour ne pas contaminer plus de monde. La Corée du Sud n’a jamais été mise en quarantaine et ils ont finalement eu très peu morts.

Le confinement est une privation quasi-totale de liberté. Ce vendredi le parlement a donné tout pouvoir au Président pour faire passer toutes les lois qu’il jugera bonne pour l’économie par ordonnance. Pendant que nous sommes privés de la liberté de nous opposer, le Président a prévenu que beaucoup de choses allaient changer.

Le changement que nous devons craindre est celui décrit par Naomi Klein dans son livre « La stratégie du choc ». On verra dans cette vidéo ce qu’est la stratégie du choc, quelques endroits où elle a été vécue, ce qu’on peut craindre pour la France aujourd’hui et ce qui est déjà en train d’arriver avec la loi « urgence coronavirus ».

Le danger caché du coronavirus : la stratégie du choc.

L’épidémie de coronavirus et le confinement total que nous vivons est ce que Naomi Klein appelle un choc. Son célèbre livre « la stratégie du choc » révèle comment des extrémistes de l’idéologie néolibérale prennent le pouvoir pour imposer leur idéologie par la manière forte en se servant de l’opportunité des chocs.

L’idéologie néolibérale prône entre autres, la fin de toutes les prestations sociales, la privatisation de tous les services publics, la fin des services publics gratuit, la fin des système de redistribution, la fin des retraites, la fin de la sécurité sociale ou la fin de l’assurance chômage.

Cependant on a pu le voir cette année avec la réforme des retraites, les gens ne se laissent pas faire quand on supprime leurs acquis sociaux.

La seule manière d’y arriver c’est en réprimant violemment et fermement toute contestation.

Utiliser l’opportunité d’un choc pour tout mettre à plat

Le coup d’État militaire de Pinochet a été le choc qui a permis la mise en place de cette dictature néolibérale au Chili. Elle a créé une extrême pauvreté pour tous les travailleurs qui n’avaient rien et rendu très riche tous les grands propriétaires. Toute la contestation des syndicats ou des opposants a été réprimée dans le sang. En Indonésie même scénario avec Soeharto.

© Rue des Archives/Edimedia/WHA/Rue des Archives
La stratégie du choc au Chili : Le 11 septembre 1973 à Santiago lors du coup d’État militaire chilienne.
La stratégie du choc en Indonésie : 500.000 morts. Un massacre.

La chute du bloc soviétique a permis aux Oligarques de prendre le pouvoir en Russie et de s’accaparer toutes les entreprises publiques à leur profit.

En Pologne, la politique néolibérale menée par Lech Walesa a été une complète catastrophe. Cette politique a prouvé qu’on pouvait faire pire que le communisme. La Pologne ne s’en est toujours pas remise.

La fin de l’apartheid en Afrique du sud s’est fait sous condition du néolibéralisme qui a laissé les Blancs propriétaires de toutes les richesses du pays, et les Noirs continuer de crever de faim dans les bidonvilles.

L’ouragan Katrina ou le tsunami de 2004 ont aussi été des chocs. Ils ont été l’occasion sur chacun des territoires les ayant subit d’appliquer cette théorie néolibérale et de créer de nouveaux îlots d’ultra-riches au milieu d’océans de pauvreté.

La période Tchatcher au Royaume-Uni a aussi été très violente, et aujourd’hui les Anglais sont en train de faire machine arrière. N’oublions pas que Tchatcher est un exemple pour notre Président.

J’oublie beaucoup d’exemples du livre de Naomi Klein, mais le résultat a été le même partout : la privatisation de tout ce qui existait comme service public, la fin des mécanismes de redistribution et comme conséquence la création de deux castes ennemies : les riches propriétaires en ville et les pauvres qui n’ont plus rien dans les bidonvilles et les campagnes. Tous ces changements ne peuvent avoir lieu qu’en privant les citoyens de la liberté de s’opposer. Soit par la force, soit parce que la situation est déjà catastrophique.

Si vous n’avez pas lu La stratégie du choc et que vous vous renseignez sur internet, vous allez tomber sur des fans du livre d’un côté et des gens qui essayent de le discréditer de l’autre côté. Les personnes qui ont mené une campagne contre Naomi Klein sont des défenseurs affirmés du néolibéralisme, ils combattent donc un livre qui nuit à leur valeur. De plus, ces personnes n’ont pas d’argument qui contredit les impacts catastrophiques du néolibéralisme au Chili, en Pologne en Russie,au Royaume-Uni ou ailleurs. Ils essayent juste de discréditer Naomi Klein en la traitent de complotiste. C’est leur seul argument.

Le but des néolibéraux : prendre le contrôle de l’économie

Tout le monde sait que l’application des théories néolibérales, la privatisation, la casse des services publics, l’austérité, la casse des acquis sociaux amène énormément de pauvreté. Il suffit de regarder ce qu’il s’est passé en Grèce pour le constater. Le but des néolibéraux n’est pas de relancer l’économie mais d’en prendre le contrôle. Ils se servent des crises pour donner toujours les mêmes arguments : « il faut faire des efforts », « il faut protéger l’économie », mais uniquement dans le but de faire passer leurs réformes pour permettre à des acteurs privés de prendre le contrôle de l’économie,

Les néolibéraux pensent que ceux qui détiennent le capital, les plus riches d’entre nous, sont les plus aptes à diriger les autres. Ils pensent qu’ils sont légitimes.

Profiter des chocs est leur moyen d’action pour atteindre ce but.

L’autre danger du coronavirus : la dictature néolibérale

Nous vivons actuellement le choc. L’État français nous prive aujourd’hui de nos libertés pour notre bien. Nous l’acceptons et sommes actuellement sans aucun contre-pouvoir citoyen. Le parlement vient de donner tout pouvoir au gouvernement pour faire toutes les lois qu’il souhaitera bonne pour l’économie par ordonnance. L’excuse étant la situation de crise. Nous ne serons donc plus du tout en démocratie puisque l’exécutif écrira lui-même ses propres lois directement. Jusqu’ici, il devait quand même convaincre le parlement, maintenant c’est terminé.

Le Président a dit vendredi soir « Beaucoup de certitudes, de convictions seront balayées ».
De quoi parlait-il ? Nous risquons de le voir dans les prochains jours sans avoir notre mot à dire.

Il y a deux stratégies possibles après un choc, la politique de relance économique ou l’austérité. La politique de relance économique, c’est ce qui a été fait après la 2e guerre mondiale et ce qui a mené aux meilleures années de l’occident. Il y a eu en même temps beaucoup d’argent injecté dans l’économie, mais aussi beaucoup de mécanismes mis en place pour que cet argent circule et ne reste pas dans la poche de quelques uns. On peut citer la sécurité sociale ou la retraite par répartition. On sait que ça marche et que c’est profitable au plus grand nombre, mais cela ne permet pas à des acteurs privés de prendre le contrôle.

L’autre stratégie c’est l’austérité. Dans tous les endroits où l’austérité a été mise en place, que ce soit en Grèce, en Pologne ou dans les pays d’Amérique du Sud, cela n’a pas sauvé les petites entreprises, cela a créé une immense pauvreté, cela a énormément creusé la dette, mais cela a permis a quelques grands acteurs privés de prendre le contrôle des terres, des grandes entreprises et des services publics. Le but de l’austérité et de l’idéologie néolibérale, c’est de donner le contrôle à quelques acteurs privés au détriment de tous les citoyens.

Tous les ingrédients sont actuellement réunis pour la stratégie du choc. Il reste qu’à espérer que la théorie de Naomi Klein ne s’appliquera pas en France. On peut cependant déjà voir ce vendredi que le Premier Ministre a annoncé que loi « urgence coronavirus » détruira le code du travail. Elle commencera par diminuer les congés et augmenter la durée de travail. Le gouvernement dit que c’est provisoire, mais ne donne aucune date de fin. Le Président a aussi parlé de nationalisation d’entreprises, ce qu’il risque de se passer c’est que l’État rachète les actions des grands actionnaires français. En faisant ça, il garantit à ces actionnaires de récupérer leur fortune. Ce sont les citoyens qui ensuite devront payer la facture.

En France, on ne sait pas fournir des masques ou des tests coronavirus aux hôpitaux, parce que le gouvernement a laissé faire le marché et n’a rien provisionné. En France, les places dans les hôpitaux ont été largement diminuées pour faire des économies et les EPAHD sont surchargés. Cependant, en France, on sait diminuer les congés des salariés, augmenter leur temps de travail, diminuer leur droit au chômage et protéger l’argent des actionnaires.

La stratégie du choc est en marche. Les odeurs d’austérité commencent déjà à arriver.

J’espère très sincèrement me tromper.

Source : https://fr.sott.net/article/35050-Le-danger-cache-du-coronavirus-la-strategie-du-choc

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