Lancement de l’exercice Trident Juncture 2015

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Cela fait des années qu’un exercice d’une telle ampleur n’avait pas été organisé par l’OTAN. Ce 3 octobre marque en effet le début des manœuvres Trident Juncture 15, préparées sous la houlette du général français Jean-Paul Paloméros, le désormais ex-commandant suprême allié Transformation (SACT), remplacé cette semaine à ce poste par le général Denis Mercier.

Ainsi, 36.000 militaires, 200 aéronefs et 50 à 60 navires fournis par 27 des 28 États membres de l’Alliance atlantique et 7 pays partenaires de cette dernière participeront à cet exercice, qui se déroulera essentiellement, et cela jusqu’au 6 novembre, en Italie, en Espagne et au Portugal.

Comme l’avait indiqué le général Paloméros lors d’une audition devant les députés de la commission de la Défense, en juin dernier, Trident Juncture 15 sera « lié à l’exercice franco-britannique GRIFFIN RISE ainsi qu’avec l’exercice de certification du groupement tactique de l’Union européenne fourni par les pays du groupe de Višegrad ». Et d’ajouter que cela « prouve que l’on peut faire travailler ensemble l’OTAN et l’Union européenne ».

Après plus d’une décennie d’intervention en Afghanistan, l’un des buts de cet important exercice sera de revenir à la « guerre de manœuvre », une « expertise que nous avons perdue lors des deux dernières décennies en raison de la nature des opérations dans auxquelles nous avons participé », expliquait récemment le général Paloméros.

Devant le députés, l’ex-SACT avait indiqué que, entrant dans le cadre de l’initiative d’interconnexion des forces (Connected Forces Intiative, CFI), ce type d’exercice devait favoriser « la mutualisation des efforts alliés pour ré-entraîner leurs forces au combat de manœuvre, de haute intensité en ambiance interarmes, interarmées et interalliées, un impératif après une décennie quasiment focalisée sur la seule contre-insurrection ».

Il s’agira également de prendre en compte les menaces apparues ces dernières années, avec des scenarios impliquant des cyberattaques, la guerre hybride ou encore la défense antimissile.

Trident Juncture 15, qui est un exercice de « haute intensité », a été décidé lors du sommet de l’OTAN organisé en 2012 à Chicago. « À ce moment-là, nous avions toujours un bon partenariat avec la Russie », avait souligné, fin août, le général Paloméros, en insistant sur le fait qu’il ne fallait pas chercher de rapport avec la situation en Ukraine. « Il n’y a pas de posture agressive, l’OTAN accomplit son rôle en matière de défense collective et de gestion de crise », avait-il ajouté.

En revanche, la prochaine édition de ces manœuvres, qui devraient avoir lieu en 2018 en Norvège et en mer du Nord et en Baltique, devraient être inspirés par les événements en Ukraine dans la mesure où, qualifiées de « très grande intensité », elles seront axées sur la défense collective des États membre de l’OTAN. Son principe a été arrêté en 2014, à un moment où les tensions avec Moscou s’étaient accrues.

Source : http://www.egaliteetreconciliation.fr/L-OTAN-s-entraine-35309.html



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