La théonomie a plus de sympathisants qu’on le croit

La théonomie, c’est-à-dire la doctrine biblique selon laquelle la loi divine s’applique non seulement au gouvernement familial et au gouvernement ecclésial, mais également au gouvernement civil, est moins marginale que ce que ses détracteurs se plaisent à prétendre.

En 2010, une vaste étude conduite par l’agence Pew Forum auprès d’un échantillon représentatif de 2196 dirigeants évangéliques nous apprend que, mondialement, 45 % des dirigeants évangéliques ont répondu positivement à la question « Pensez-vous que la Bible devrait devenir la loi du sol dans votre pays ? ».

Ils sont 58 % dans le Sud et 28 % dans le Nord (21 % aux États-Unis). Cette question a aussi été posée dans une étude encore plus monumentale ayant été conduite en Afrique sub-saharienne en 2008-2009 auprès d’un échantillon de 25 000 personnes qui furent interviewées face-à-face. Cette étude révèle que 60 % des chrétiens sub-sahariens croient que la Bible devrait devenir la loi dans leurs pays. Voici les résultats par pays :

Des études spécifiques ne semblent pas avoir été conduites en Europe de l’Est mais le résultat pourrait être très intéressant.

Note de La Lumière :

Si une telle étude était menée en Occident, particulièrement en France, les résultats seraient certainement déconcertants, voire affligeants, révélant, sans aucun doute possible, que la majeure partie des évangéliques ne fait plus aucun cas de la loi de Dieu dans la sphère du gouvernement civil, ayant adopté des modèles politiques qui prennent leur source dans des positions philosophique hasardeuses et antiscripturaires marquées au coin de la laïcité et du dualisme kantien. Il n’est guère surprenant dès lors de voir que les églises occidentales péréclitent, ce qui est l’exact inverse du mouvement d’expansion rapide, soutenue et dynamique du christianisme du grand Sud (Afrique, Amérique du Sud et Asie) qui a une vision unifiée de la réalité et non fragmentée. L’universitaire Philip Jenkins analyse ces facteurs dans son livre The Next Christendom. The Coming of Global Christianity, Oxford University Press, 12 avril 2007, 336 pages. Il affirme que dorénavant le centre de gravité du christianisme mondial n’est plus en Occident, mais dans le grand Sud. Le balancier de l’action historique de Dieu revient à son point d’origine…

Source : https://monarchomaque.org/2012/04/14/theonomie5/

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