La répression du peuple continue et ne semble pas près de s’arrêter

«Marche contre Marrakech» : affrontements près de la Commission européenne à Bruxelles (IMAGES).

Des incidents ont éclaté alors que des manifestants anti-immigration sont regroupés à Bruxelles, devant les bâtiments de la Commission européenne pour dénoncer le Pacte mondial sur les migrations de l’ONU, approuvé par le Premier ministre belge.

A l’appel de plusieurs organismes et partis nationalistes flamands, plus de 5 000 manifestants, selon la police, se sont rassemblés en début d’après-midi à Bruxelles le 16 décembre pour dénoncer le Pacte mondial sur les migrations de l’ONU adopté à Marrakech et approuvé par le Premier ministre belge.

Banderole «Rejetez le pacte de Marrakech» et drapeaux flamands à la main, les manifestants ont marché dans les rues de la capitale avant de se regrouper devant les bâtiments de la Commission européenne. A leur tête, le président du nationaliste flamand Vlaams Belang, Filip Dewinter.

Rapidement, de violents affrontements ont éclaté entre des manifestants et les forces de l’ordre. Ces dernières ont procédé à plusieurs charges après que des individus ont dégradé des bâtiments. De nombreux projectiles, pavés, bouteilles ou barrières ont été lancées sur les forces de l’ordre.

La tension est montée d’un cran alors que les manifestants se dirigeaient vers les infrastructures de la Commission européenne. Les forces de l’ordre ont procédé à des tirs de gaz lacrymogènes tandis que la cavalerie avait été déployée.

La police a fait usage de canons à eau pour tenter de disperser les manifestants, ce qu’elle est parvenue à faire au bout de longues minutes d’affrontements.

Un contre-rassemblement antifasciste a par ailleurs réuni plusieurs centaines de personnes.

En amont du rassemblement, les autorités bruxelloises avaient fait savoir qu’elles ne toléreraient «aucun débordement».

La Région de Bruxelles avait dans un premier temps interdit la manifestation et la contre-manifestation, mais cette décision avait été suspendue le 14 décembre par le Conseil d’Etat. Les autorités avaient alors autorisé un rassemblement «statique».

Selon le bourgmestre de Bruxelles Philippe Close, cité par l’agence Belga, près de 70 personnes ont été arrêtées ce 16 décembre pour avoir participé à des dégradations.

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