La relation entre le planning familial et le nouvel-âge démontrée

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Le planning familial, bras armé du nouvel-âge.

Le Planning Familial, inspiré par la théorie pseudo-scientifique de l’eugénisme, est de la famille de la secte la plus dangereuse de ce siècle : le Nouvel-Âge, qui n’a rien de vraiment nouveau puisqu’on l’a déjà vu à l’oeuvre en Europe entre 1933 et 1945.

Qu’est-ce qu’une secte ?

Le mot secte provient du verbe latin sequir, suivre ; un sectateur suit un gourou, une idéologie ou une religion. Le terme « secte » a pris récemment une connotation très négative alors qu’il désignait auparavant un groupe quelconque de partisans d’une doctrine.

Les médias depuis peu s’intéressent aux sectes, non plus seulement pour montrer du bizarre, mais depuis les « suicides » collectifs de l’OTS (Ordre du Temple Solaire) et des meurtres au gaz sarin perpétrés au Japon par la secte Aoum, pour en dénoncer les dangers.

Le 18 avril 1996, la chaîne de télévision Arte a consacré aux sectes toute une soirée représentative de la conception médiatique des sectes ; en voici un résumé synthétique :

Les sectes sont des groupes isolés, autarciques ; ils coupent les enfants de leurs familles ; ils recrutent par des schémas de pensée simplistes, pratiquent un lavage de cerveau qui rend dépendants les adeptes ; ces sectes cachent une partie de ce qu’elles sont et manipulent les adeptes pour les exploiter de diverses manières (économique, sexuelle, etc.). Parmi les techniques de manipulation, le cycle séduction/ destruction/ reconstruction : on séduit par la perspective du bonheur, en touchant les sentiments, on détruit par la fatigue, la privation de sommeil, de nourriture et par l’isolation, puis on endoctrine.

Les sectes se réclament d’une préoccupation religieuse, même absurde, où l’expérience prime la doctrine, mais leur intérêt principal semble être plus financier que religieux. Elles s’organisent comme des formes alternatives de société ; elles cherchent à infiltrer le monde par l’action sociale, le formation professionnelle, l’éducation, etc.

L’émission d’Arte bute sur la définition de la secte : l’armée, l’école, l’entreprise, le sport, les églises, les actions militantes, ne seraient-ils pas aussi des activités sectaires ?

La principale solution proposée, face aux dangers des sectes, est le contrôle par l’État de toutes les confessions, et les responsables politiques qui se refusent à une telle voie sont qualifiés de complices des sectes.

Ainsi, à partir d’un préjugé totalement matérialiste, cette émission se révèle incapable de définir les sectes, d’en analyser les dangers réels, et encore moins de leur opposer une argumentation cohérente. Comme par hasard, les principales sectes visées et dénoncées dans ces reportages sont des sectes anticommunistes (scientologie, Moon) et un amalgame est opéré entre les sectes et le Christianisme, même si un prêtre essaie d’expliquer qu’à la différence de l’Église, les sectes sont nocives pour la dignité et la liberté de la personne humaine.

Cette approche sociologique s’apparente à l’analyse marxiste où la vérité est sans grande importance ; en effet on ne peut pas parler de sectes sans faire référence aux multiples conflits historiques entre le véritable Christianisme et les sectes gnostiques, entre le vrai et le faux. En réalité, le concept moderne de « secte » correspond à celui, plus ancien, d' »hérésie ». Mais des matérialistes ne peuvent pas utiliser le mot « hérésie », car il faudrait alors parler d' »orthodoxie ».

Les hérésies sont diverses ; elles sont souvent des corruptions du Christianisme par un mélange contre nature avec :

  • de la philosophie grecque ou extrême-orientale ;
  • du paganisme et de l’occultisme (idolâtrie).

Les sectes hérétiques les plus typiques sont les sectes gnostiques (de gnosis, connaissance, en Grec). Leur doctrine fondamentale repose sur le salut par la connaissance, totalement contradictoire avec la doctrine chrétienne du salut par la grâce de Dieu. Dans les sectes, les nouveaux adeptes sont initiés à des secrets qu’ils doivent taire à l’extérieur ; l’organisation est stratifiée par niveau de connaissance, ou degrés, mais les enseignements donnés aux niveaux supérieurs contredisent souvent ceux qui sont donnés aux niveaux inférieurs, ce qui prouve le caractère manipulateur. Les doctrines des plus hauts degrés sont secrètes et inaccessibles aux degrés inférieurs et encore moins aux « profanes » ; elles correspondent généralement à l’adoration de divinités (idolâtrie), qui peut aller jusqu’aux meurtres rituels et toujours à l’opposition violente au Christianisme.

Les deux principales sectes gnostiques ayant une forte influence sont, dans notre pays, la Franc-maçonnerie et le Nouvel-Âge. On trouve des francs-maçons parmi les fondateurs du Nouvel-Âge car les doctrines gnostiques ont l’art de mélanger et d’intégrer tous les apports, même contradictoires.

La Franc-maçonnerie

La Franc-maçonnerie française actuelle a été fondée en 1717, par la fusion entre les « maçons libres », issus du compagnonage ‘ qui célèbre aussi les « mystères d’Isis » ‘ et les « rose-croix » ; ils partagent une doctrine secrète, la gnose, réservée à ses plus hauts grades. Ils se réclament de la filiation des Templiers (gnostiques condamnés par l’Église) au travers des Templiers refugiés en Écosse.

La Franc-maçonnerie est divisée en plusieurs obédiences schismatiques d’un fond commun : continuer la tradition de Hiram Abif, architecte prétendu du temple de Salomon. Celui-ci, Tyrien et fils d’une veuve, était le seul sur Terre à connaître les secrets d’un maître maçon, notamment le « Grand Mot Maçonnique ». Trois compagnons cherchèrent à lui extorquer ce secret, et, n’y parvenant pas, le tuèrent puis l’enterrèrent sur place et le déplacèrent postérieurement en marquant la tombe d’une branche d’acacia. Salomon lança les « frères » de Hiram à sa recherche, ce qui permit de trouver le cadavre et de le ressusciter. Hiram avait oublié à sa mort le mot secret, mais le premier mot qu’il prononça lui servit de substitut. C’est ce mot qui est transmis aux francs-maçons d’aujourd’hui, et le frère qui devient « maître » (troisième degré), au travers d’une cérémonie d’initiation, s’identifie à Hiram Abif.

Mais le sens réel n’est connu que par la minorité des hauts grades. La légende d’Hiram Abif couvre en fait celle d’Osiris. Osiris, dieu du soleil et roi d’Égypte, avait entrepris un voyage pour bénir les nations environnantes de sa science et de ses arts. Son frère Typhon (dieu de l’hiver), jaloux, le tua et lui vola son royaume. Isis, soeur et épouse d’Osiris, déesse de la lune, finit par trouver son corps au pied d’un acacia et l’y enterra, en attendant une plus digne sépulture. Typhon vola le corps, le coupa en quatorze morceaux qu’il cacha. Isis le chercha à nouveau et trouva tous les morceaux sauf le phallus qu’elle remplaça par une prothèse qui devint un objet de culte. Finalement Osiris ressuscita au travers de l’enfant d’Isis, Horus.

On retrouve la même contrefaçon de la naissance virginale du Christ et de sa résurrection dans d’autres paganismes anciens : Nemrod / Sémiramis, Baal / Astarté, etc. Ces paganismes ont en commun le sacrifice d’enfants.

La maçonnerie n’est donc qu’un syncrétisme des anciennes religions à mystères et à double sens ; l’un, apparent, destiné aux profanes et aux masses ; l’autre, totalement différent, réservé à une minorité initiée(31). On adore le soleil, source et dispensateur de la vie à la Terre dont le rayon la pénètre et la féconde ; la religion maçonnique, phallique et solaire, est symbolisée par l’équerre (femelle) et le compas (mâle).

La Franc-maçonnerie, promoteur de l’avortement

La Franc-maçonnerie, très implantée dans la classe politique, revendique la légalisation de l’avortement, après celle de la contraception, moyens révolutionnaires de changer les mentalités.

Dans « De la vie avant toute choses », (ouvrage déjà cité) Pierre Simon raconte, en 1979, comment, alors qu’il était Grand Maître de la Grande Loge de France, il bâtit la stratégie de légalisation de l’avortement en France ; il explique le type de société qu’il projette à travers cette révolution : le modèle polynésien, où le véritable père d’un enfant, c’est la société dans la personne de l’État.

Dans « D’une révolte à une lutte, 25 ans d’histoire du Planning Familial », 1982, le MFPF écrit :

« Présents dès la création du MFPF, nombreux sont les francs-maçons qui occupent des postes clés dans le MFPF depuis l’ouverture des Centres. Leur vocation humaniste et progressiste les a naturellement conduits à soutenir le combat pour la parenté responsable. (…) On se rappelle leur objectif : « … imprimer notre éthique, l’esprit de notre Ordre doit inspirer les travaux par sa méthode de travail et sa méthode de pensée… ». Cette volonté de contrôle les incite à être présents partout où il « s’agit de », et où on « agit sur », « l’humain ». Ils cherchent à comprendre et analyser les besoins des individus et à partir de là, travaillent à la préparation des lois répondant en partie aux désirs réels ou supposés de « l’Homme » ».

Le Nouvel-Âge

Le Nouvel-Âge a aujourd’hui la forme d’un réseau de multiples organisations décentralisées pratiquant chacune des éléments de spiritualités gnostiques, principalement hindouiste et bouddhiste (yoga, hypnose, auto-hypnose, rosicrucianisme, médecines « holistiques », drogues, OVNIS, pouvoir des cristaux, sorcellerie, etc.). C’est une vaste entreprise qui prophétise l’arrivée d’un nouveau Christ dans l' »ère du Verseau ».

Certaines organisations se réclament ouvertement du New-Age : Lucis Trust(32) (incluant Bonne Volonté Mondiale, les Écoles Arcane, les Triangles, le Nouveau Groupes de Serviteurs du Monde), les Amis de la Terre, Amnesty International, Greenpeace, le Sierra Club, les Enfants de Dieu, Zero Population Growth (néomalthusiens), People for the American Way (anti-chrétiens pro-avortement), Citoyens Planétaires, Initiative Planétaire pour le Monde que nous choisissons, Conseil de l’Unité dans la Diversité, la Corporation Sutphen, le Mouvement du Développement du Potentiel Humain, la Méditation Transcendantale, l’Église de la Nouvelle Compréhension (Scientologie), Earth First, la sophrologie, etc.

D’autres s’en cachent : le Pacific Institute (formations en entreprises), le W.W.F. (fondé par un eugéniste)…

Pour d’autres, on l’a oublié : Jim Jones (le massacre de Guyana)…

Toutes les religions du monde ont des vérités communes qui transcendent leurs différences ; cependant le New-Age « refuse seulement d’accepter aucun dieu des religions prétendument monothéistes » (Livre d’or de la Société Théosophique, 1925). Le but personnel du théosophe est d’atteindre l’illumination, en changeant d’état de conscience, ce qui lui permet d’échapper au karma(33), ayant compris qu’il est une partie de la divinité infinie et impersonnelle. Il accepte la théorie de l’évolution darwinienne et croit en l’existence de « maîtres » (des esprits ou des humains plus « évolués » appartenant à la « Grande Fraternité Blanche »).

A gauche, Helena Petrovna Blavatsky, fondatrice de la Société Théosophique en 1875, auteur de la « bible » du Nouvel-Âge : l’ouvrage raciste « La Doctrine Secrète » ; à droite Rudolf Steiner, dissident de son mouvement qui préfère parler d’«antroposophie» ; la secte qu’il a fondée possède aujourd’hui de nombreuses écoles, notamment en Allemagne.

« La Doctrine Secrète » de H.P. Blavatsky, ouvrage de base du New-Age, fondamentalement raciste, explique que les races ont leur origine en Atlantide et que l’une des sept races atlantéennes était la race aryenne. Par rapport aux six autres races ‘ les Toltèques, les Rmoahals, les Tlavatlis, les Turaniens, les Akkadiens et les Mongols ‘ les Aryens étaient la race-maîtresse, les surhommes des races atlantéennes.

Les Aryens n’étaient pas devenus des surhommes par des évolutions ou des mutations ordinaires dans l’évolution, mais plutôt par un bond soudain destiné à leur donner les facultés nécessaires pour vivre dans un monde post-dilluvien. Tout en perdant leurs pouvoirs magiques sur les forces de la nature, et le développement psychique, ils acquirent des facultés de développement du cerveau et une « intelligence supérieure » à celle des autres races survivantes, décrites comme inférieures quant à leurs facultés mentales et à leur héritage génétique.

Prétendument instruits par des hommes-dieux ou même par des surhommes plus avancés, qui leur enseignèrent à protéger à tout prix leur héritage génétique supérieur, ils étaient censés se distinguer des autres races, « inférieures », par leur intellect. Cependant, ces intellects « supérieurs » avaient été développés par le sacrifice de la nature psychique ou prétendument « spirituelle ». Pour remédier à cette « déficience » et pour faire en sorte que les pouvoirs psychiques ne soient pas perdus pour la race aryenne, le processus de l’initiation fut développé par leurs « maîtres ».

L’initiation devint donc le pré-requis (sine qua non) pour être dirigeant dans la société aryenne, car seuls les initiés ou les adeptes pouvaient communiquer avec les prétendus surhommes ou « pouvoirs supérieurs » nécessaires pour diriger la race. Ces initiés constituent la « Hiérarchie », futur gouvernement spirituel planétaire.

Les adeptes du Nouvel-Âge croient qu’à travers la méditation et d’autres « disciplines spirituelles », ils sont devenus une « nouvelle espèce » ‘ homo noeticus en opposition à homo sapiens vu comme une espèce mourante. Ils proclament une doctrine intrinsèquement antisémite et raciste : les Juifs proviennent d’un autre système solaire (Alice A. Bailey), les Orientaux et les Noirs viennent d’une autre race-mère ; les races occidentales doivent contrôler le monde puisqu’elles seraient la race-mère la plus évoluée.

Leur doctrine qui couvre tout le champ de la « Hiérarchie », depuis une attitude hostile aux Juifs, jusqu’aux conseils diététiques, doit s’appliquer, étape par étape, dans un Plan : guerre de religions, redistribution forcée des ressources mondiales, initiations lucifériennes, initiations planétaires de masse, campagne pour le désarmement, élimination ou blocage des orthodoxies religieuses.

En effet, celles-ci doivent être remplacées par la Religion du Monde Nouveau que l’Instructeur Mondial viendra mettre en place en unifiant toutes les religions qui auront préparé sa venue. Cette religion garantira l’institution d’un Nouvel Ordre Mondial. A partir de là, la Hiérarchie (les intermédiaires entre les « maîtres » et l’humanité) prendra le pouvoir et mettra en place l’abolition des frontières, le développement d’une conscience planétaire, un gouvernement mondial.

L’Instructeur Mondial est un avatar ‘ c’est-à-dire une réincarnation ‘ du Christ, et de Krishna, et du seigneur Maïtreya, et de l’imam Madhî, et de Boudha, et du Boddhisatva, etc.

L’une des publications de la Société Théosophique portait comme titre Lucifer, révélant probablement l’origine de son inspiration malsaine et délirante(34), et par là même la nature de l’Instructeur Mondial : un Antichrist.

Le Nouvel-Âge, bref historique

Le Nouvel-Âge a été lancé par Helena Petrovna Blavatsky (1831-1891), aventurière médium-spirite, avec la secte Société Théosophique, fondée à New-York en 1875.

Mme Blavatsky servit de récepteur télépathique des « maîtres » de 1867 à sa mort. Elle écrivit en « écriture automatique » (phénomène spirite) ses deux ouvrages principaux, Isis Dévoilée et La Doctrine Secrète qui restent encore aujourd’hui les ouvrages de base du New-Age.

Les débuts de la Société Théosophique furent caractérisés par des phénomènes psychiques qui semblent miraculeux : apparitions de lettres, matérialisation d’objets, production de sons étranges.

A la mort de Blavatsky, l’organisation continua à prospérer sous la direction d’Annie Besant (1847-1933) , qui dirigea aussi la Ligue Malthusienne en Grande-Bretagne, et tenta de susciter l’Antichrist en Inde en la personne de Krishnamurti, lequel se déroba en 1929, provoquant le désastre de la Société Théosophique qui faillit alors sombrer dans le ridicule.

Il y avait déjà eu des scissions, notamment avec Rudolf Steiner(35) et ses adeptes , avec Alice Ann Bailey (1880-1949) qui rompit avec la Société Théosophique pour créer en 1922 le Lucifer Trust (renommé en 1923 Lucis Trust) où elle publia dans la ligne doctrinale de Blavatsky.

Ce sont les héritiers de ces factions qui continuèrent la propagation du Nouvel-Âge.

Bailey développa les réseaux et la doctrine sous la direction des « maîtres », tout en gardant un profil bas : les doctrines secrètes sur le « Christ du Nouvel-Âge » et sur la « Hiérarchie » ne devaient être dévoilées qu’en 1975, un siècle après le début de la Société Théosophique.

A partir de 1961 avec Esalen (Californie) et de 1962 avec Findhorn (Écosse), le New-Age disposera de hauts-lieux.

En 1975, la propagande du New-Age s’afficha très publiquement, avec notamment les ouvrages de Marylin Ferguson (la Conspiration d’Aquarius), David Spangler (Révélation : la naissance d’un nouvel âge), Mark Satin (New Age Politics) etc. Elle bénéficie aussi du concours d’artistes connus (Shirley Mc Laine, Paco Rabane, Guy Béart, Demis Roussos…) et du canal du cinéma : Dark Crystal, E.T., Dune, La Guerre des Étoiles, Cocoon, 2001, Ghostbusters, Le Grand Bleu, Jonathan le Goëland, Poltergeist, Rencontre du 3ème type, Superman, etc.

Le Nouvel-Âge, inspirateur du nazisme(36)

Hitler, lorsqu’il vivait à Vienne, a été fortement influencé par les doctrines aryosophistes (doctrine théosophique sur la suprématie de la race aryenne), alors très à la mode. Il possédait une importante collection de la revue Ostara (déesse de la lumière), éditée par le théosophe Jörg Lanz, adepte de la Société Théosophique qui avait pour bible La Doctrine Secrète de Blavatsky. Il admirait sa doctrine des races et la popularisait dans la revue Ostara. Hitler avait rendu visite à Lanz en 1909 pour acheter d’anciens numéros d’Ostara afin de compléter sa collection ; il disait qu’il était intéressé par les théories raciales de Lanz. En 1932 Lanz écrivait : « Hitler est l’un de nos élèves ».

Lanz, bénédictin défroqué, avait fondé l’ONT (Ordre Nouveau du Temple) et cherchait ainsi une filiation avec les Templiers du Moyen-Âge, tout en enseignant une doctrine gnostique mêlant la théosophie de Blavatsky, ses doctrines « théozoologiques » et le culte de Wotan et Odin. Parmi ses écrits : « Il faudrait castrer sans merci les jeunes bons à rien ou les stériliser »« Criminels, malades mentaux et porteurs de tares héréditaires doivent être exclus de la reproduction »« Intervenir dans la vie sexuelle permettra d’atteindre le royaume des cieux ».

Hitler subit par ailleurs l’influence de Guido List (1848-1919) qui avait élaboré une doctrine gnostique, fruit d’un mélange entre le Wotanisme (ré-écrit à la mode gnostique) et la théosophie de Blavatsky, promouvant le racisme pangermaniste eugéniste et une nouvelle Hiérarchie, les Armanes, une élite d’initiés. En 1921, Hitler recevait pour son anniversaire un livre contenant une dédicace personnelle : « Pour Adolf Hitler, mon cher frère-armane ».

D’autres responsables nazis sont connus pour avoir été inspirés par le même courant paganiste : Himmler par Wiligut, Alfred Rosenberg, Dietrich Eckart, Rudolf Hess par la Société Thulé (une autre secte théosophique, pangermaniste et antisémite).

Tout comme les sectes du Nouvel-Âge, le nazisme a enseigné la doctrine de l’aryanisme et de la pureté aryenne, mettant en scène une nouvelle « race-maître » aryenne mutante. La haine des Juifs fondée sur une croyance occulte de corruption génétique des Juifs rendait nécessaire une « solution correcte » finale à ce « problème juif »(37).

Ce n’est donc pas un hasard si Hitler, se prenant pour le Messie chargé d’amener le Règne de Mille Ans, a appliqué le programme de « nettoyage ethnique » de la Société Théosophique, dans une politique antisémite, raciale et eugéniste, soutenu par les eugénistes de tous les pays, notamment les Américains.

A posteriori, au moins un responsable du New-Age reconnut cette filiation : « Il y a eu une tentative de commencer par unir les peuples vivant dans la vallée du Rhin. Cette tentative fut faite par un disciple mais n’aboutit pas. Actuellement une autre tentative est en cours… »(38).

Le Nouvel-Âge, inspirateur du Planning Familial

Pour le Nouvel-Âge, la vie humaine n’a pas plus de valeur que la vie des animaux. En effet, à cause du cycle de la réincarnation (karma), la mort n’est que le passage vers une autre naissance, sous forme humaine ou bien sous forme animale (en cas de mauvais karma). Ainsi Alice A. Bailey pensait que la Schoah était due au mauvais karma des Juifs.

Dans ce système, l’avortement n’est pas un meurtre, mais l’opportunité de trouver un meilleur karma.

Margaret Sanger (1879-1967), fondatrice en 1921 à New-York de ce qui devint le Planning Familial, était rosicrucienne, violemment anti-chrétienne, et appartenait à la secte Unity, qui se décrivait elle-même comme « un traitement mental garanti pour soigner tous les maux dont la chair hérite ». Cette secte est répertoriée parmi celles du Nouvel-Âge. Elle met en valeur la puissance de la « Pensée Créatrice » dans tous les domaines ; on y apprend à devenir « Christ », c’est-à-dire à réaliser en soi le moi divin en se fondant dans la Conscience cosmique. Sanger s’adonnait aussi à l’astrologie, à la numérologie, et consultait des médiums.

C’est à la suite de la mort de sa fille en 1915, et des troubles que cela lui occasionna, que M. Sanger commença à étudier le rosicrucianisme. Les rosicruciens se réclamaient d’un régime oriental de méditation privée destiné à relier l’individu aux puissances intérieures de l’homme qui dérivent d’une force supérieure suprême, un « dieu interne », comme elle l’interprétait en paraphrasant Nietzsche. De plus, ils avançaient que les pratiquants réussissant dans leur foi se détacheraient du lot par des pouvoirs de guérison propres ; ils deviendraient « une force pour le bien parmi les hommes ».

En 1935, la Conférence des Femmes de l’Inde envoya une invitation à M. Sanger, pour qu’elle vienne en Inde parler du contrôle des naissances. Les arrangements furent faits par l’intermédiaire de Margaret Cousins, une libre penseuse d’origine irlandaise, féministe et nationaliste, disciple d’Annie Besant, (dirigeante de la Société Théosophique et de la Ligue Malthusienne qui, jusqu’à sa mort en 1933, avait vécu près de Madras à la tête d’une colonie de théosophistes britanniques expatriés), dont les croyances métaphysiques et psychiques avaient déjà depuis longtemps attiré Sanger vers l’Inde.

Margaret Sanger fut raciste et eugéniste jusqu’à sa mort. Elle est toujours l’héroïne vénérée du Planning Familial.

L’eugénisme est aujourd’hui équivalent à une croyance fantaisiste, dénuée de tout fondement scientifique ; pire même, sa fausseté a été prouvée. En effet, au delà de l’aspect moral (l’eugénisme est mauvais car il amène à traiter les humains comme du bétail), son « fondement » scientifique a été invalidé : la théorie darwinienne n’a toujours pas de preuve et la transmission génétique des mutations(39) n’existe pas. La motivation de ceux qui persistent malgré tout dans la promotion de l’eugénisme (I.P.P.F., Sociétés Eugéniques, etc.) est donc d’ordre religieux et la religion correspondante s’appelle le Nouvel-Âge.

D’autres organisations travaillant à répandre l’avortement et la contraception, sont ouvertement des sectes New-Age :

  • le Zero Population Growth, qui cherche à stopper la croissance de la population mondiale ;
  • les Amis de la Terre, et consort, qui réclament la création d’un « permis » pour avoir des enfants. Le Nouvel-Âge a déterré les vieilles religions de la nature, notamment de Gaïa, la Terre, menacée par les hommes, trop nombreux à son goût.

C’est ainsi que les écologistes préconisent de réduire la population mondiale par tous les moyens. Ceux que nous connaissons en Europe ne sont que la forme grand-public de sectes extrémistes comme Earth First, adoratrices de Gaïa.

C’est aussi dans le New-Age qu’on trouve les promoteurs de l’euthanasie des vieux et des handicapés.

Dennis Meadows, du Club de Rome, est aussi un adepte du New-Age. Le livre auquel il a participé (Stratégie pour Demain, 1973) réclame, par l’utilisation de modèles mathématiques simplistes, une réduction drastique de la fécondité, même si les moyens pour y parvenir sont immoraux du point de vue de la morale ancienne et, selon lui, dépassée.

Les organisations de Planning Familal (membres de l’I.P.P.F., elle-même répertoriée en 1977 comme membre de la Eugenics Society anglaise), ont mis en place l’avortement industrialisé et l’avortement chimique caché (sous couvert de « contraception »), sur un plan mondial. Ces organisations, en coordination avec les autres néo-malthusiens et l’ONU, nous ont fait atteindre le nombre de plus 30 millions d’avortements provoqués annuellement dans le monde.

La stratégie cachée des pro-avortement

Il est frappant de constater le rapprochement et les affinités qui existent entre les adeptes du Nouvel-Âge et les « rationalistes » athées, et d’autres ayant la même ambition de révolutionner les sociétés.

Annie Besant, avant de s’engager dans la Société Théosophique, était une libre penseuse fortement anti-chrétienne. Les anarchistes américains du XIXème siècle sont fréquemment en même temps des spirites. Bakounine lui-même expliquait que Satan était le « libérateur de l’humanité ». Marx écrit dans sa jeunesse des poèmes où sa rébellion envers « celui qui trône là-haut » apparaît ouvertement. Darwin, père de l’eugénisme, était fils d’un franc-maçon. Margaret Sanger, fondatrice du Planning Familial, avait pour père un « libre-penseur ». On a vu dans les années 30 des « écoles d’été » rassemblant « des libres penseurs, des spirites, des théosophes, des occultistes, des antivivisectionnistes, des végétariens, des cité-jardinistes et des matérialistes »(40).

Le M.F.P.F. lui-même qualifie ses soutiens de « rationalistes » : « la Franc-maçonnerie, la Ligue des Droits de l’Homme, la Libre pensée et l’Union Rationaliste »(41). On peut noter aussi les liens multiples entre le féminisme et la sorcellerie, depuis certaines féministes pour lesquelles l’avortement est un rite d’initiation et qui portent au pied autant de bracelets qu’elle ont eu d’avortements, jusqu’à la sorcière qui explique à la télévision que les sorcières féministes adorent une déesse et un dieu (Arte, 2/6/96).

On peut en conclure au manque de sincérité de ces groupes, qui sont en fait réunis par leur intérêt commun de légaliser leur rébellion, notamment envers le « tu ne tueras point », de façon à rendre inopérante la répression de leurs agissements criminels.

Dans la « vieille religion » païenne, promue par la sorcellerie, la Franc-maçonnerie et le Nouvel-Âge, on retrouve la permanence de deux cultes : le culte phallique du soleil fécondant (Osiris, Lucifer le « porteur de lumière », le dieu cornu des Celtes) confondu avec l’État tout-puissant (Baal-Moloch, Nemrod), et le culte de la déesse de la fécondité confondue avec Gaïa (la Terre) et les modèles d’Isis, Astarté, Sémiramis, etc.

Dans le passé, ces deux cultes étaient associés à la prostitution rituelle et au sacrifice d’enfants, destinés à apaiser ou à rendre favorables les divinités : le but était de devenir prospère et d’avoir de bonnes récoltes. Aujourd’hui ces cultes semblent avoir trouvé une expression moderne, adaptée à un monde désenchanté, dans la révolution sexuelle et l’avortement de masse. Simplement, comme les eugénistes, ils avancent à visage couvert, de peur d’être identifiés pour ce qu’ils sont.

Aucune secte antique n’avait réussi la prouesse d’obtenir le sacrifice de millions d’enfants chaque année. Le bain de sang actuel, dont les prétextes démographiques ou écologiques sont une escroquerie scientifique, trouve sa justification dans le besoin qu’ont les divinités païennes, celles qui sont à nouveau invoquées par les adeptes du Nouvel-Âge, de sacrifices humains.

La structure en réseau des organisations du Nouvel-Âge favorise la diffusion de leur propagande (on n’a pas l’impression d’avoir affaire à une grosse organisation), et permet au réseau de survivre malgré les échecs de certains maillons. L’échec de Hitler n’a pas nui aux autres organisations New-Age : il leur a suffi de condamner verbalement le nazisme, et de rectifier leur stratégie pour ne pas commettre les mêmes erreurs de communication. De plus, Hitler leur avait facilité le travail : il avait réprimé toutes les sectes autres que son propre parti, ce qui leur donnait après guerre une virginité de martyrs.

Le « suicide » collectif du Guyana sous la direction de Jim Jones, a amené les autres organisations New-Age à dénoncer Jones comme étant un Chrétien, ce qui est faux.

L’échec de la Société Théosophique en 1929, avec Krishnamurti, n’a pas arrêté le mouvement puisqu’Alice Bailey avait démarré Lucis Trust bien avant dans une unité de doctrine.

L’initiation et la stratification en degrés constituent un système de cloisonnement qui évite les fuites et permet des manipulations multiples, en toute sécurité pour les manipulateurs.

Notes

31. Voir « The Deadly Deception », (La tromperie mortelle) par Jim Shaw, 1988, éd. Huntington House Inc. Jim Shaw est un ancien franc-maçon américain du 33ème degré, converti au Christianisme.

32. Initialement Lucifer Trust.

33. Le karma est le cycle des réincarnations enseigné par l’Hindouisme. Un homme qui ferait de mauvaises actions se réincarnerait après sa mort dans une caste inférieure, ou, pire, dans un animal. L’ascension est aussi possible si l’homme a une bonne vie. C’est cette théologie qui produit en Inde l’indifférence sociale et le mépris des castes inférieures. On peut échapper au karma par des méditations yogiques qui mènent l’homme à comprendre qu’il n’est qu’une partie du grand tout, de la divinité immanente et impersonnelle qu’est Dieu pour l’Hindouisme. La manière occidentale de propager cette idéologie est de la camoufler derrière de la « relaxation » et de la « sophrologie ».

34. Lucifer est en effet qualifié par Jésus-Christ de « père du mensonge » et de « meurtrier dès le commencement ». St Paul explique aussi : « Il viendra un temps où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine ; mais au gré de leurs propres désirs, avec la démangeaison d’écouter, ils se donneront maîtres sur maîtres ; ils détourneront leurs oreilles de la vérité et se tourneront vers les fables ».

35. Steiner était depuis 1902 le secrétaire général de la Société Théosophique Allemande de Berlin (il publia Luzifer de 1903 à 1908) ; mais il était attaché à un mysticisme « chrétien » inspiré de la Kabbale (la gnose des premiers hérétiques) qui était mal accepté par la gnose hindouiste de la Société Théosophique. Il fonda donc en 1912 la Société Anthroposophique qui a inspiré les rosicruciens contemporains. Aujourd’hui encore les écoles steineriennes Waldorf dont le centre est à Stuttgart, continuent d’endoctriner les enfants.

36. Voir « The Hidden Dangers of the Rainbow, the New-Age movement and our coming age of barbarism », (Les dangers cachés de l’arc-en-ciel, le mouvement du Nouvel-Âge et l’arrivée de notre âge de la barbarie) par Constance Cumbey, 1983, éd. Huntington House Inc.

37. Hitler fit changer la svastika du parti National Socialiste allemand : il la fit à droite, donnant ainsi une connotation de mal à la svastika tournant à gauche, symbole solaire de bonté et d’harmonie avec la nature qui était aussi utilisé par les théosophistes (Nouvel-Âge).

38. Running God’s Plan, de Foster Bailey (veuf de Alice Ann Bailey), 1972.

39. Après la seconde guerre mondiale, les travaux sur le racisme ont prouvé qu’on ne pouvait pas précisément parler de « races » humaines, et les recherches sur les mutations ont montré qu’un caractère acquis par mutation ne se transmet pas.

40. Le Théosophisme, René Guénon, 1973, p 258.

41. D’une révolte à une lutte, 25 ans d’histoire du Planning Familial, M.F.P.F., 1982.

Source : http://www.trdd.org/EUGBR_5F.HTM

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