La bromélaïne

La bromélaïne est tirée de la queue de l’ananas. Il s’agit d’une enzyme étonnante, par ces indications multiples et variées qui en font un remède hors du commun. Beaucoup de femmes l’ont déjà appréciée pour les aider à vaincre leur cellulite. Mais ces services ne s’arrêtent pas là : ecchymoses, goutte, arthrites, colite, sinusite, varices, troubles des règles…pourraient également être soulagés par ce produit.

L’ananas nous vient d’Amérique du Sud et d’Amérique Centrale. Il était déjà connu là-bas pour ses multiples indications médicinales, bien avant l’arrivée des Espagnols. Les Indiens utilisaient la pulpe du fruit sur les blessures et son jus contre les irritations digestives.

La bromélaïne quant à elle, fut découverte il y a maintenant plus d’un siècle. Elle est issue de la tige de l’ananas, mais aussi, en moindre mesure, du jus de fruits frais. Il s’agit d’une enzyme dite « protéolytique », ce qui signifie qu’elle est capable de réduire les protéines en fines molécules, appelées acides aminés, qui sont facilement éliminables par l’organisme.

Ce qui est particulièrement remarquable chez cette enzyme, c’est qu’elle semble ne s’attaquer qu’aux protéines anormalement fabriquées par l’organisme, c’est-à-dire aux protéines qui ne sont pas à leur place. C’est ainsi qu’elle détruit les protéines des fibres collagènes de la cellulite, des hématomes, des kystes, des fibroses, des nodules et d’excroissances diverses, favorisant ainsi leur dissolution. On pourrait dire qu’un traitement par bromélaïne fait le ménage de tout ce qui est anormal et inutile dans l’organisme.

Cet effet protéolytique fait contre-indiquer la bromélaïne chez la femme enceinte et allaitante à cause de son passage dans le lait maternel. Par ailleurs, cette enzyme ne présente pas d’effet indésirable.

La bromélaïne possède également des actions anti-oedémateuse et anti-inflammatoire notables. C’est pourquoi sa première indication fut la traumatologie. Elle soulage les entorses, les coups, les tendinites, les élongations, les déchirures musculaires… mais aussi les suites d’intervention chirurgicale. Elle permet dans ces situations de diminuer l’inflammation, la douleur, les œdèmes et aussi de favoriser une cicatrisation plus rapide.

Selon ce même principe, la bromélaïne soulagera également les articulations douloureuses, notamment en cas d’arthrose, d’arthrite, de polyarthrite, de goutte… Elle diminue la raideur ostéomusculaire et permet aux articulations de retrouver un fonctionnement plus normal.

Cette même action anti-inflammatoire soulagera aussi les veines douloureuses comme les varices. De plus, la bromélaïne aidera à diminuer les oedèmes des jambes secondaires à une insuffisance veineuse. Elle aurait aussi une certaine action fluidifiante sur le sang ce qui permettrait de prévenir en partie les risques de phlébite, mais aussi d’accident vasculaire cérébral et d’angine de poitrine.

Cette action sur les veines, associée à son effet protéolytique, a permis d’obtenir bien des améliorations notables sur la désagréable cellulite qui déprime nombre de femmes. La bromélaïne permettrait même de faire disparaître les capitons graisseux responsables de la « peau d’orange ».

Etant protéolytique, la bromélaïne peut être utilisée pour faciliter la digestion, surtout pour suppléer à un pancréas déficitaire (naturellement ou après pancréatectomie). Et ce qui est étonnant, c’est qu’elle serait aussi bénéfique sur les gastrites et les colites, soulageant leur inflammation et améliorant l’assimilation des aliments.

Un autre aspect de cette plante est son effet mucolytique, c’est-à-dire qu’elle permet l’élimination des sécrétions excessives de mucus comme il en existe dans les sinusites, les bronchites, l’asthme… Cette action alliée à ses effets anti-inflammatoires, mais aussi au renforcement de l’absorption de certains antibiotiques (pénicilline surtout), font de la bromélaïne, une alliée remarquable en cas d’infection de l’arbre bronchique ou de la sphère ORL. De plus, certaines études suggèrent qu’elle serait également immunostimulante ce qui complèterait parfaitement cette indication.

Enfin, ces multiples actions : protéolytique, anti-inflammatoire, anti-oedémateuse, immunostimulante… l’ont fait essayer avec un certain succès dans de nombreuses indications nouvelles : kyste de la thyroïde, kyste de l’ovaire, maladie de Parkinson, maladie d’Alzheimer, fibromyalgie… et même cancer, ainsi qu’encore bien d’autres maladies où une inflammation chronique prédomine. Les doses utilisées sont souvent plus importantes que celles habituellement conseillées. Mais attention, ces indications font actuellement partie de la recherche, et la prudence s’impose, car des études sont indispensables pour étayer ses premières données.

Hormis ces situations particulières, la bromélaïne offre déjà un éventail d’indications remarquables. Son absence d’effet indésirable et ses contre-indications quasiment inexistantes en font un remède à utiliser sans hésitation pour de nombreuses indications courantes : hématomes, cellulite, entorses, infections ORL et bronchiques, insuffisance pancréatique, colite, gastrite… pour ne parler que des principales.

Luc BODIN

Lire aussi : http://www.bromelaine.fr/

Source : http://www.luc-bodin.com/2012/06/22/la-bromelaine/



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