Guérir par la pensée dirigée

S’imaginer en train de guérir,
un traitement de choc ?

Cher(e) ami(e) de la Santé,

En 1971, le Dr Carl Simonton reçoit un homme de 61 ans, atteint d’un cancer de la gorge. [1]

La maladie est très avancée : l’homme ne pouvait presque plus rien avaler. Il ne pesait plus que 45 kilos.

Ses médecins lui donnaient 5 % de chances de survie au maximum, même avec la radiothérapie.

Alors le Dr Simonton se dit qu’il fallait essayer « autre chose ».

Il demanda à son patient de « visualiser » les cellules cancéreuses, de s’en faire une image aussi nette que possible dans son esprit.

Puis, il lui demanda de visualiser les globules blancs de son système immunitaire attaquer et détruire les cellules cancéreuses… pour ne laisser que des cellules en pleine santé.

L’homme suivit fidèlement ces instructions « étranges ». Plusieurs fois par jour, il fit ces exercices de visualisation.

Il imagina ses cellules immunitaires comme une « tornade de particules blanches », s’abattant sur la tumeur comme la neige recouvre un rocher.

Et cela a fonctionné, au-delà des espérances du Dr Simonton.

Petit à petit, la tumeur de son patient rétrécit. Au bout de seulement deux mois, son cancer avait totalement disparu.

Le patient était tellement convaincu par cette technique qu’il l’utilisa pour essayer de soigner son arthrose du genou.

Et aussi extraordinaire que cela puisse paraître, cela a fonctionné aussi : en quelques semaines, il se libéra totalement de l’arthrose qui le privait de ses loisirs préférés.

Etonnamment, ce n’est pas un cas unique, isolé.

D’autres patients ont vécu des guérisons sidérantes avec cette méthode.

A commencer par le Dr Joe Dispenza.

« Vous ne remarcherez jamais plus »

L’année du « drame », Joe Dispenza avait 23 ans. Il venait tout juste d’ouvrir son cabinet de chiropracteur.

Mais ce jour-là, en 1986, sa vie prit un tournant radical :

«En Californie du Sud, par une journée ensoleillée d’avril, j’ai été renversé par un 4×4 lors du triathlon de Palm Springs auquel je participais. »

La violence du choc l’a placé dans un état critique.

Non seulement il avait 6 vertèbres brisées, mais les vertèbres de sa colonne vertébrale s’étaient comprimées, et des fragments osseux menaçaient sa moelle épinière.

Pour ses médecins, il fallait faire une lourde opération chirurgicale : c’était sa seule chance de pouvoir espérer remarcher un jour.

Dans tous les cas, il resterait handicapé à vie, avec des douleurs chroniques jusqu’à la fin de ses jours.

Joe Dispenza demanda alors d’autres avis médicaux. Tous lui dirent la même chose, et lui conseillèrent d’opérer.

Mais Joe prit une autre décision. Voici son explication :

« Je crois qu’il y a une intelligence, une conscience invisible, à l’intérieur de chacun de nous, qui est dispensatrice de vie. Elle nous soutient, nous maintient, nous protège et nous guérit à chaque instant. Elle crée presque 100 milliards de cellules spécialisées, elle veille à ce que nos cœurs battent des centaines de milliers de fois par jour, et elle peut produire chaque seconde des centaines de milliers de réactions chimiques dans une seule cellule.

Je me suis dit à l’époque que si cette intelligence était réelle et si elle possédait des capacités aussi étonnantes, je pourrais essayer de me connecter à elle. » [2]

ll faisait confiance à son esprit pour l’aider à guérir son corps.

Alors il sortit de l’hôpital et décida de se concentrer sur sa guérison, en pensée.

Il passait ses journées à focaliser son cerveau sur le moment présent. Il s’efforçait de ne ressentir ni regret du passé, ni crainte pour l’avenir.

Et il travaillait mentalement à reconstruire sa colonne vertébrale, vertèbre par vertèbre.

Il visualisait une colonne entièrement restaurée. Il se projetait, étape par étape, en train de marcher à nouveau.

Ce n’était pas facile, car d’innombrables pensées négatives venaient perturber cette démarche (qu’allait-il faire de son cabinet, allait-il rester paralysé à vie, etc.).

Mais il les écartait consciencieusement, et reprenait au début la visualisation de sa guérison.

Au bout de quelques semaines, il eut un déclic :

« Je me suis senti complet, satisfait, entier. Pour la première fois depuis mon accident, j’étais vraiment détendu et présent à la fois dans mon corps et dans mon esprit. Il n’y avait aucune rumination mentale, aucune analyse, aucune pensée, aucune obsession, comme si quelque chose s’était débloqué et une sorte de paix et de silence prévalait ».

Il continua de plus belle sa visualisation.

Et deux mois après son accident, il put se lever et marcher. Sans la moindre chirurgie, il était totalement rétabli.

Deux mois plus tard, il reprenait ses consultations en tant que chiropracteur. Et aujourd’hui, plus de 30 ans après l’accident, il n’a quasiment jamais eu de douleur au dos.

Il est même devenu un thérapeute mondialement connu pour ses travaux sur les capacités de guérison de l’esprit !

La science prouve qu’on peut se « muscler » par la pensée !

A ce jour, il n’y a pas de preuve scientifique que la visualisation peut vraiment guérir.

Mais une étude fascinante vient de prouver que cette technique est redoutablement efficace dans un domaine très proche !

Des chercheurs de l’Université de l’Ohio ont sélectionné 30 participants volontaires et leur ont immobilisé le poignet avec un plâtre.

Puis, ils ont demandé à la moitié d’entre eux de faire un exercice mental : ils devaient s’imaginer en train de pousser aussi fort que possible avec le poignet gauche pendant 5 secondes, puis se relâcher pendant 5 secondes… et cela, 13 fois de suite.

Au bout d’un mois, les chercheurs ont retiré les plâtres des 30 participants, et examiné leur musculature.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, la force du poignet de ceux qui avaient fait de la « musculation mentale » était deux fois plus importante que celle de l’autre groupe ! [3]

Il leur avait suffi de « s’imaginer » en train de se muscler… pour prendre réellement du muscle !!!

Cela pose question !

Si la pensée « seule » est capable de construire des muscles (ou de limiter la perte musculaire), pourquoi ne serait-elle pas capable de stimuler le système immunitaire contre le cancer, ou d’accélérer la guérison de fractures ?

D’autres chercheurs viennent même de découvrir que, si vous gardez les yeux fermés mais que vous pensez à une lumière vive, vos pupilles s’agrandissent… comme si vos yeux étaient confrontés à une lumière vive ! [4]

Il est clair que nos pensées sont créatrices de réalités physiques, matérielles, qui s’impriment dans notre corps.

Voilà pourquoi il est possible que la visualisation fonctionne vraiment… et ce d’autant plus qu’elle a deux autres vertus puissantes et bien démontrées scientifiquement !

Pleine conscience et émotions positives

L’immense avantage de la visualisation est qu’elle est une sorte de « trois en un ».

En plus de ses mérites propres, elle cumule les bienfaits de la méditation en pleine conscience et des pensées positives.

Je vous ai déjà parlé des bienfaits inouïs de la « méditation en pleine conscience » : lorsque vous vous concentrez pendant plusieurs minutes sur l’instant présent (votre respiration, par exemple), une cascade d’effets positifs se produit.

Stress, anxiété, problèmes cardiaques, maux de tête, troubles du sommeil, douleurs chroniques, troubles respiratoires… La méditation a scientifiquement prouvé son efficacité contre tous ces problèmes de santé ! [5]

Comment ? En vous permettant d’éliminer les pensées et émotions parasites, celles qui empêchent votre corps de se consacrer pleinement à sa guérison.

C’est ce que permet aussi la visualisation : en concentrant votre esprit dans le moment présent, sur les mécanismes de guérison internes du corps, vous êtes dans un état proche de la méditation !

Et ce n’est pas tout.

La visualisation permet également de faire naître des émotions positives !

Plutôt que de « broyer du noir » sur sa maladie, elle vous met dans une dynamique positive puisqu’elle vous force à vous imaginer en train de guérir.

Cela suscite mécaniquement un réel optimisme, dont on sait qu’il aide considérablement à guérir ! [6]

Pourquoi ne pas tenter votre chance ?

Alors pourquoi ne pas essayer ?

Si vous avez de l’arthrose, vous pourriez pensez à la façon dont la glucosamine et la chondroïtine (si vous en prenez) viennent « réparer » votre cartilage, ou comment le gingembre ou le curcuma viennent soulager l’inflammation et la douleur.

Si vous avez de l’hypertension, vous pourriez visualiser comment vos médicaments ou vos remèdes naturels agissent dans votre corps pour la faire baisser.

Si vous avez un rhume ou une grippe, visualisez vos huiles essentielles en train d’éliminer les virus et de vous soigner.

Cela ne remplace pas les traitements, bien sûr, mais il y a une chance que cela les rende plus efficace.

Et tout ce que vous « risquez », c’est de vous sentir mieux et de guérir plus vite !

Bonne santé,

Xavier Bazin

[1] Cette histoire est racontée dans Quantum Healing, de Deepack Choprah, Bantam books, 2015, page 22.

[2] Joe Dispenza, Le placebo, c’est vous, Ariane, 2015

[3] The Power of the Mind: The Cortex as a Critical Determinant of Muscle Strength/WeaknessBrian C. ClarkNiladri MahatoMasato NakazawaTimothy LawJames Thomas. [4] The eye pupil adjusts to imaginary light. Laeng B, Sulutvedt U. Psychol Sci. 2014 Jan;25(1):188-97. doi: 10.1177/0956797613503556. Epub 2013 Nov 27.

[5] Meditation Interventions for Chronic Disease Populations: A Systematic Review. Chan RR, Larson JL. J Holist Nurs. 2015 Dec;33(4):351-65. doi: 10.1177/0898010115570363. Epub 2015 Mar 2.

[6] Further evidence for individual differences in placebo responding: an interactionist perspective. Geers AL, Kosbab K, Helfer SG, Weiland PE, Wellman JA. J Psychosom Res. 2007 May;62(5):563-70.

6 réflexions au sujet de « Guérir par la pensée dirigée »

  1. un verset nous enseigne ceci :  » vous devenez ce que vous pensez, et vous finissez par être contrôlés par ce que vous méditez dans vos pensées. La Parole de Dieu dit : car il est comme les pensées de son âme » Prov 23.7

    Pour le chrétien, la prière a un interlocuteur : Dieu (le contraire du vide zen !)

    Elle a pour objectif de nous rapprocher de Dieu et de créer une intimité spirituelle et un échange nourri avec Dieu (la méditation zen nous tourne vers nous-mêmes ! )

    La prière doit être désintéressée, à titre personnel on prie pour autrui surtout , ou pour que Dieu nous aide mais uniquement spirituellement (et non physiquement) (zen = satan se charge de votre esprit !)

    Donc, si l’on est contrôlé par ce que l’on médite dans nos pensées , la Parole démontre que :
    nos méditations 1) doivent avoir un contenu, un objet, une cible 2) il vaut mieux que ces méditations portent sur des aspects ou valeurs positives, propres à nous élever, nous édifier puisqu’elles sont en lien avec notre âme !!!

    La méditation par le vide s’apparente à une pratique spirite construite sur des a priori ésotériques (devenir un dieu, développer des  »dons » surnaturels… ) qui nous placent donc sous la coupe d’esprits malfaisants souhaitant prendre le contrôle de notre esprit !!! DANGER mortel spirituellement !

  2. J’ai bien compris, mais dans la mesure vous ne faites aucune mise en garde en introduction de cet article cela laisse penser aux lecteurs non avertis (et qui ne sont censés savoir que vous aviez déjà posté des articles critiquant la plaine conscience) que vous approuvez tout ce qui y est dit.

      1. Je ne trouve pas du tout, non, je cite un passage de l’article:

        « Je vous ai déjà parlé des bienfaits inouïs de la « méditation en pleine conscience » : lorsque vous vous concentrez pendant plusieurs minutes sur l’instant présent (votre respiration, par exemple), une cascade d’effets positifs se produit.

        Stress, anxiété, problèmes cardiaques, maux de tête, troubles du sommeil, douleurs chroniques, troubles respiratoires… La méditation a scientifiquement prouvé son efficacité contre tous ces problèmes de santé ! »

        L’auteur ne parle que des effets « positifs » de cette technique en passant complètement sous silence ses effets négatifs, et vous ne le signalez pas, libre à vous mais je pense qu’il était de mon devoir de le dire afin que Dieu ne m’en demande pas des comptes…

  3. Conseiller la « pleine conscience », bof, bof…:

    http://www.cippad.com/2014/08/certains-payent-le-prix-fort-pour-la.html

    http://www.dailymail.co.uk/health/article-3092572/The-dark-meditation-mindfulness-Treatment-trigger-mania-depression-psychosis-new-book-claims.html

    Le côté sombre de la méditation et de la pleine conscience: Le traitement peut déclencher des manies, la dépression et la psychose, affirme un nouveau livre

    – La théorie est que les techniques aident à soulager le stress et vivre dans l’instant présent
    – Mais 60% d’entre nous ont apparemment subi au moins un effet secondaire négatif
    – Selon les experts: Le manque d’études statistiques rigoureuses sur les effets négatifs de la méditation est un « scandale »

    Par Harriet Crawford pour le Daily Mail
    Publié: 10h56 GMT, le 22 mai 2015 | Mise à jour: 16h20 GMT, le 22 mai 2015

    La méditation et la pleine conscience sont promues par des célébrités comme Gwyneth Paltrow et Russell Brand, qui vantent son pouvoir pour aider les gens à chasser le stress de leur esprit et à vivre dans l’instant présent.

    Mais le traitement peut lui-même déclencher des manies, la dépression, des hallucinations et la psychose, ont révélé des études psychologiques au Royaume-Uni et aux États-Unis.

    La pratique fait partie d’un mouvement grandissant fondé sur des traditions orientales anciennes de méditation.

    Cependant, 60 % des personnes qui ont été à une retraite de méditation ont subi au moins un effet secondaire négatif, incluant la panique, la dépression et la confusion, a constaté une étude américaine.

    Et un sur 14 d’entre eux a subi de « profonds effets indésirables », selon Miguel Farias, chef du groupe de recherche sur le cerveau, la croyance et le comportement à l’Université de Coventry et Catherine Wikholm, une chercheuse en psychologie clinique à l’Université de Surrey.

    Le manque d’études statistiques rigoureuses sur les effets négatifs de la méditation est un « scandale », a déclaré le Dr Farias au Times.

    Il a dit que: « L’hypothèse de la majorité des chercheurs tant sur la MT [méditation transcendantale] que la pleine conscience est que la méditation ne peut faire que du bien.

    « Cela montre une vue d’esprit plutôt étroite. Comment une technique qui vous permet de porter votre regard vers l’intérieur et de changer votre perception ou la réalité de vous-même peut être sans effets négatifs potentiels?

    « La réponse est qu’elle ne peut pas l’être, et toutes les études sur la méditation devraient évaluer non seulement les effets positifs, mais aussi les effets négatifs. »

    L’étude britannique consistait à mesurer l’effet du yoga et de la méditation sur les prisonniers, et ses conclusions ont été publiées hier dans le livre des psychologues, The Buddha Pill: Can Meditation Change You? (la pilule de Bouddha: La méditation peut-elle vous changer?).

    Les détenus de sept prisons dans la région des Midlands ont suivi des cours de 90 minutes une fois par semaine et ont passé des tests pour mesurer leurs fonctions cognitives supérieures lors d’essai de contrôle randomisés d’une durée de dix semaines.

    Les humeurs des prisonniers se sont améliorées, et leur stress et leur détresse psychologique ont été réduits – mais ils se sont révélés être tout aussi agressifs avant les techniques de pleine conscience.

    Mme Wikholm a déclaré au Times: « Il est difficile d’avoir une vue équilibrée lorsque les médias sont remplis d’articles attestant des avantages de la méditation et de la pleine conscience.

    « Nous devons être conscients que les rapports de bénéfices sont souvent gonflés … alors que les études qui ne découvrent pas d’avantages significatifs suscitent rarement l’intérêt des médias, et les effets négatifs sont rarement mentionnés. »

    Mais une étude publiée le mois dernier dans The Lancet a affirmé que la pratique de la méditation en pleine conscience pourrait être aussi efficace que les médicaments modernes contre la dépression.

    La thérapie cognitive basée sur la pleine conscience (TCPC) a conduit à des résultats similaires aux antidépresseurs lors du traitement de la maladie mentale.

    Le principe directeur de la pleine conscience est de vivre plus « dans l’instant présent », de passer moins de temps à penser aux stress passés et à se soucier de problèmes futurs.

    Il s’agit d’une pratique séculière qui, est-il prétendu, aide les gens à reconnaître et à surmonter les pensées négatives tout en constatant les petits plaisirs.

    http://www.newscientist.com/article/mg22630210.500-panic-depression-and-stress-the-case-against-meditation.html

    Panique, dépression et stress: Le cas contre la méditation

    14 mai 2015 par Miguel Farias et Catherine Wikholm

    CONVULSIONS, tremblements, panique, désorientation, hallucinations, terreur, dépression, manies et décompensation psychotique – ce sont quelques-uns des effets rapportés de la méditation. Surpris? Nous l’étions également.

    Des techniques telles que la méditation transcendantale et la pleine conscience sont promues comme des moyens d’apaiser l’esprit, soulager la douleur et l’anxiété, et même de vous transformer en une personne plus heureuse et plus compatissante: traitement naturel panacée sans effets indésirables. Mais le bonheur et la lutte contre le stress ne sont pas ce pour quoi les techniques de méditation, avec leurs racines bouddhistes et hindoues, ont été à l’origine développées. Le but de la méditation était beaucoup plus radical: contester et rompre l’idée de qui vous êtes, en ébranlant le sentiment de soi jusqu’au cœur afin que vous réalisiez qu’il n’y a « rien ici » (bouddhisme), ou pas de réelle différence entre vous et le reste de l’univers (hindouisme). Il n’est donc peut-être pas si surprenant que ces pratiques aient des inconvénients…

    http://www.theguardian.com/commentisfree/2015/may/22/seven-myths-about-meditation

    Sept mythes au sujet de la méditation

    Catherine Wikholm

    Il n’existe pas de consensus scientifique que la méditation peut guérir votre esprit, votre corps ou votre âme – il ne faut pas gober l’idée qu’il existe une « pilule de Bouddha »

    Julia Roberts learns how to meditate in the film Eat, Pray, Love.

    La méditation est de plus en plus populaire, et ces dernières années il y a eu des appels à ce que la pleine conscience (une pratique méditative avec des racines bouddhistes) soit plus largement rendue disponible au NHS. Souvent présentée comme un moyen sûr pour réduire le stress, elle est également de plus en plus offerte dans les écoles, les universités et les entreprises.

    Pour l’esprit sécularisé, la méditation remplit un vide spirituel; elle apporte l’espoir de devenir un meilleur individu plus heureux dans un monde plus pacifique. Cependant, le fait que la méditation n’a pas été principalement conçue pour nous rendre plus heureux, mais pour détruire notre sens du soi individuel – qui nous sentons et pensons que nous sommes la plupart du temps – est souvent négligé dans les sciences et les médias qui en parlent, qui se concentrent presque exclusivement sur les avantages que les praticiens peuvent en attendre.

    Si vous l’envisagez, voici sept croyances communes à propos de la méditation qui ne sont pas étayées par des preuves scientifiques.

    Mythe 1: La méditation n’a jamais d’effets néfastes ou négatifs. Elle vous changera pour le meilleur (et seulement le meilleur)

    Fait 1: Il est facile de voir pourquoi ce mythe pourrait surgir. Après tout, être assis en silence et en se concentrant sur votre respiration semblerait être une activité assez inoffensive avec peu de potentiel de nuisance. Mais quand vous considérez combien d’entre nous, lorsqu’ils sont inquiets ou sont confrontés à des circonstances difficiles, font face en restant très occupés et avec peu de temps pour réfléchir, il n’est pas vraiment surprenant de constater que rester assis sans distractions, seuls face à nous-mêmes, pourrait conduire à une montée des émotions perturbatrices.

    Cependant, de nombreux scientifiques ont fermé les yeux sur les conséquences potentielles inattendues ou nocives de la méditation. Avec la méditation transcendantale, c’est probablement parce que beaucoup de ceux qui ont fait des recherches sur elles ont également été personnellement impliqués dans le mouvement; avec la pleine conscience, les raisons sont moins claires, car elle est présentée comme une technique séculière. Néanmoins, il y a des preuves scientifiques émergentes à partir d’études de cas, d’enquêtes sur l’expérience des méditants et d’études historiques pour montrer que la méditation peut être associée au stress, à des effets négatifs et à des problèmes de santé mentale. Par exemple, une étude a révélé que la méditation en pleine conscience conduisait à une augmentation de cortisol, un marqueur biologique du stress, malgré le fait que les participants ont déclaré se sentir subjectivement moins stressés.

    A woman meditates on a beach in Thailand.

    Mythe 2: La méditation peut profiter à tous

    Fait 2: L’idée que la méditation est une panacée pour tous n’a pas de fondement scientifique. « Le bonheur des uns fait le malheur des autres », nous a rappelé le psychologue Arnold Lazarus dans ses écrits sur la méditation. Bien qu’il y ait eu relativement peu de recherches sur comment les circonstances individuelles – telles que l’âge, le sexe ou le type de personnalité – pourraient jouer un rôle dans la valeur de la méditation, il y a une prise de conscience croissante que la méditation fonctionne différemment pour chaque individu.

    Par exemple, elle peut fournir une technique anti-stress efficace pour les personnes confrontées à des problèmes graves (tels que le chômage), mais a peu de valeur pour les individus peu stressés. Ou elle peut bénéficier à des personnes déprimées qui ont subi un traumatisme et un abus dans leur enfance, mais pas aux autres personnes déprimées. Il y a également des preuves que – avec le yoga – elle puisse être particulièrement utile aux prisonniers, pour lesquels elle améliore le bien-être psychologique et, peut-être plus important encore, encourage un meilleur contrôle de l’impulsivité. Nous ne devrions pas être surpris que la méditation ait des avantages variables d’une personne à l’autre. Après tout, la pratique ne visait pas à nous rendre plus heureux ou moins stressés, mais à nous aider à une plongée intérieure plus profonde ainsi qu’à contester et ce que nous croyons que nous sommes.

    Mythe 3: Si tout le monde méditait le monde serait un bien meilleur endroit

    Fait 3: Toutes les religions globales partagent la conviction que suivre leurs pratiques et leurs idéaux particuliers fera de nous de meilleures personnes. Jusqu’à présent, il n’y a aucune preuve scientifique claire que la méditation est plus efficace, par exemple, pour nous rendre plus compassionnel que d’autres pratiques spirituelles ou psychologiques. La recherche sur ce sujet a des limites et biais méthodologiques et théoriques sérieux. La plupart des études n’ont pas de groupes de contrôle adéquats et ne parviennent généralement pas à évaluer les attentes des participants (à savoir, si nous nous attendons à bénéficier de quelque chose, nous pouvons être plus susceptibles de déclarer des avantages).

    Mythe 4: Si vous êtes à la recherche de changement et de développement personnel, la méditation est aussi efficace – ou plus – qu’une thérapie

    Fait 4: Il y a très peu de preuves qu’un programme de groupe basé sur la pleine conscience de huit semaines a les mêmes avantages que suivre une thérapie psychologique conventionnelle – la plupart des études comparent la pleine conscience à un « traitement habituel » (comme voir votre médecin), plutôt qu’une thérapie en tête-à-tête. Bien que les interventions en pleine conscience soient conduites en groupe et que la plupart des thérapie psychologiques soient effectuées en tête-à-tête, les deux approches impliquent le développement d’une prise de conscience accrue de nos pensées, émotions, et mode de relation à autrui. Mais les niveaux de sensibilisation diffèrent probablement. Un thérapeute peut nous inciter à examiner les tendances conscientes ou inconscientes en nous-mêmes, alors que celles-ci pourraient être difficiles à accéder au cours d’une thérapie de groupe, ou si nous méditions par nous mêmes.

    Mythe 5: La méditation produit un état de conscience unique que nous pouvons mesurer scientifiquement

    Teachers and pupils practice meditation techniques at Bethnal Green Academy

    Fait 5: La méditation produit des états de conscience que nous pouvons en effet mesurer à l’aide de divers instruments scientifiques. Cependant, l’ensemble de la preuve est que ces états ne sont pas physiologiquement uniques. En outre, bien que différents types de méditation puissent avoir des effets divers sur la conscience (et sur le cerveau), il n’y a pas de consensus scientifique sur ce que ces effets sont.

    Mythe 6: On peut pratiquer la méditation comme une technique purement scientifique sans tendances religieuses ou spirituelles

    Fait 6: En principe, il est parfaitement possible de méditer sans être intéressé par l’arrière-plan spirituel de la pratique. Cependant, la recherche montre que la méditation nous amène à devenir plus « spirituel », et que cette accroissement de la spiritualité est en partie responsable des effets « positifs » de la pratique. Donc, même si nous avons décidé d’ignorer les racines spirituelles de la méditation, les racines peuvent néanmoins nous envelopper, à un degré plus ou moins grand. Globalement, il est difficile de savoir si les modèles « laïques » (neutres) de la méditation en pleine conscience sont entièrement « laïques ».

    Mythe 7: La science a montré sans équivoque comment la méditation peut nous changer et pourquoi

    Fait 7: Des méta-analyses montrent qu’il y a des preuves modérées que la méditation nous affecte de diverses manières, comme par exemple en augmentant les émotions positives et en réduisant anxiété. Cependant, nous ne savons pas clairement combien puissants et durables sont ces changements.

    Certaines études montrent que la méditation peut avoir un impact plus important que la relaxation physique, bien que d’autres recherches utilisant une méditation placebo contredisent cette conclusion. Nous avons besoin de meilleures études, mais, peut-être aussi important, nous avons aussi besoin de modèles qui expliquent comment fonctionne la méditation. Par exemple, avec la thérapie cognitive basée sur la pleine conscience (TCPC), nous ne pouvons pas encore être sûr de l’ingrédient « actif ». Est-ce la méditation elle-même qui provoque des effets positifs, ou est-ce le fait que le participant apprend à prendre du recul et prend conscience de ses pensées et de ses sentiments dans un environnement de groupe de soutien?

    Il n’existe tout simplement pas de tentative cohérente, globale, pour décrire les différents processus psychobiologiques que la méditation met en mouvement. À moins que nous puissions clairement cartographier les effets de la méditation – à la fois le positif et le négatif – et identifier les processus qui sous-tendent la pratique, notre compréhension scientifique de la méditation est précaire et peut facilement conduire à l’exagération et à une interprétation erronée.

    Voir aussi:

    Sur la méditation: http://levigilant.com/documents/ruses-satan/les_ruses_de_satan.html#A39

    La méditation transcendantale: http://levigilant.com/documents/ruses-satan/les_ruses_de_satan.html#A40

    Le yoga: http://levigilant.com/documents/ruses-satan/les_ruses_de_satan.html#A74

    Extrait de « A la Recherche du Soi », de mon maître à l’époque où je pratiquais toutes ces choses, Arnaud Desjardins (page 52): http://www.yoga-taichi91.fr/pdf/Soi_1_Adhyatma_Yoga.pdf

    « Le plus grand don que nous font la plupart des sages et des yogis, c’est de mourir malades (car c’est encore un des rêves de l’ego de croire que le yoga va nous donner la santé éternelle). Ramakrishna est mort malade ; Ramana Maharshi est mort d’un cancer ; le grand yogi Swami Sivananda Sarasvati est mort très malade et Sri Mâ Anandamayi a vieilli malade. »

    Curieux « don » tout de même, n’est-ce pas?…

    Proverbes 14:12: « Il y a telle voie qui semble droite à un homme, mais des voies de mort en sont la fin. »

    1. Merci pour tous ces renseignements précieux cependant il a déjà été publié des articles très claires à ce sujet:
      http://www.parolesdedieu.fr/yoga-occultisme-meditation-transcendantale-la-recherche-du-bien-etre-sans-dieu/
      http://www.parolesdedieu.fr/meditation-de-pleine-conscience-se-retrouver-face-a-son-vide-interieur-nengendre-rien-de-bon/
      Néanmoins ici il ne s’agit pas de ce sujet. Il ne s’agit pas de méditation mais d’apprendre à contrôler ses pensées en se concentrant sur quelque chose d’objectif sur laquelle il y a matière à réflexion et non sur du vide ou en essayant de faire le vide, qui est aussi une façon d’ouvrir la porte aux démons (Matthieu 12v43-45).
      C’est pour cette raison que le titre parle de « pensée dirigée ». Apprendre à faire cela fait partie de l’auto-éducation du chrétien pour la maîtrise de soi afin d’apprendre à tenir sa langue et orienter son cœur vers le bien et le vrai.
      La méditation chrétienne est saine car elle se fait toujours dans la communion avec Dieu (en le prenant comme témoin et aide), elle est effectivement de nature spirituelle et exercer cette pratique sans l’esprit saint peut effectivement mener à une prise de conscience de notre vide et à une grave dépression (ou à l’orgueil) pour ceux étant sans espérance ni compréhension correcte de la nature humaine déchue et pécheresse (connaissance apportée exclusivement par la bible). Mais un chrétien ne met pas son espérance en l’homme ni se fie à son cœur de manière absolue (voir Psaumes 146v3,4; Proverbes 3v5,6; 28v26; Jérémie 9v23; 10v23; 17v9-10; 1 Corinthiens 3v18) sachant que la paix intérieure ne peut être accordée que par Dieu. Il ne peut donc pas tomber dans de tels écueils. En revanche cet article montre dans les faits combien l’esprit peut maîtriser la chair et Ô combien de manière merveilleuse Dieu a conçu l’homme à son image. Cela montre indirectement qu’avec l’aide de Dieu pendant les 1000 ans, les individus pourront être rétablis dans la plénitude de la perfection humaine et vivre éternellement (Apocalypse 22v1,2,17; Genèse 3v22) jeune et en parfaite santé.

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