France : le Conseil d’Etat valide le fichage des opinions politiques, syndicales ou religieuses, des données de santé, des identifiants sur les réseaux sociaux, etc.

Dans la quasi-indifférence des gros médias et bien sûr sans opposition politique importante, c’est une nouveauté légale grave qui vient de passer.

« La police et la gendarmerie pourront ficher les opinions politiques, appartenances syndicales et données de santé au nom de la sûreté de l’État, a confirmé lundi le Conseil d’État, rejetant les requêtes de syndicats qui dénonçaient la « dangerosité » de ces fichiers. La plus haute juridiction administrative a considéré que les trois décrets contestés, qui élargissent les possibilités de fichage, ne portaient pas une atteinte disproportionnée à la liberté d’opinion, de conscience et de religion ou à la liberté syndicale. […]
Les décrets, publiés le 4 décembre après un avis favorable du Conseil d’État, autorisent policiers et gendarmes à faire mention des « opinions politiques », des « convictions philosophiques et religieuses », et de « l’appartenance syndicale » de leurs cibles, alors que les précédents textes se limitaient à recenser des « activités ». » (source)

Jusqu’à présent, le Régime fichait les gens – les patriotes en particulier –, selon leurs activités réelles, notamment des activités militantes basiques, classiques et innocentes. Et cela pouvait se traduire par une discrimination administrative arbitraire et pénible envers des citoyens parfaitement honorables (interdiction de détenir des armes, de passer des concours, vexations aux frontières, etc.) avec la fameuse « fiche S ».
Le Régime franchit une étape importante en expliquant qu’il va maintenant ficher largement, simplement en fonction des opinions réelles ou supposées, en espionnant massivement les Français ou étrangers à papiers français.
En attendant probablement les « internements préventifs ». Il pratique déjà les « arrestations préventives ».

Comme prévenu, et nous l’expliquons ici depuis 2009, la République a un irrépressible penchant totalitaire (et ce depuis sa fondation, lors de la sanguinaire Révolution française), qu’elle suit à grande vitesse ces dernières années accompagnant l’avancée de l’idéologie mondialiste (facilitée par l’affaiblissement des résistances politiques nationalistes : « la force des méchants réside dans la faiblesse des bons » disait en substance saint Pie X) et aidée par le progrès technique.
Toujours sous le même prétexte de « sécurité » publique, le Régime entend répertorier les opinions « politiques, philosophiques, religieuses ou syndicales » de ceux qui peuvent menacer – même simplement en puissance, par leur simple « non suivisme » – non pas la sécurité du peuple, mais sa sécurité à lui.
N’organise-t-il pas justement lui-même, ce Régime, depuis des décennies, sciemment et avec entêtement, la mise en danger des Français par l’immigration de masse ou des pratiques techniques ou agro-alimentaires nocives ?

Source : http://www.contre-info.com/france-le-conseil-detat-valide-le-fichage-des-opinions-politiques-syndicales-ou-religieuses-des-donnees-de-sante-des-identifiants-sur-les-reseaux-sociaux-etc

Fichage des opinions politiques : «Ces fichiers deviennent des instruments disproportionnés»

Le 4 janvier, le Conseil d’Etat a confirmé que la police et la gendarmerie pourraient ficher les opinions politiques, appartenances syndicales et données de santé au nom de la sûreté de l’Etat, rejetant les requêtes de syndicats qui dénonçaient le caractère «indigne d’un Etat de droit» de ces décrets dans un communiqué. Paul Mathonnet, avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation, s’inquiète de l’apparition de fichiers «disproportionnés par rapport aux finalités poursuivies» et demande des garanties «car chacun peut faire l’objet de collecte de données».

 



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