Exemple d’entropie génétique: la perte de la synthèse de la vitamine C

La perte de la fonction de synthèse de la vitamine C n’est pas un gain de l’évolution

L’évolution prédit le gain de fonction; l’entropie génétique prédit la perte de fonction. Un gène qui aide à synthétiser la vitamine C fournit un test pour départager les deux points de vue. Y a t-il des preuves de l’origine de ce gène ? Ou l’histoire de la mutation montre t-elle une perte de fonction s’étendant par l’entropie à différentes lignées de mammifères? Un récent papier pro-évolution ne peut ignorer les pertes, mais tente malgré tout de donner des explications évolutionnistes.

Les humains figurent parmi les vertébrés qui ont perdu la capacité de synthétiser la vitamine C et doivent s’en procurer par l’alimentation. D’autres fripons à scorbut comprennent certaines chauves-souris, des oiseaux, des poissons, des cobayes et des singes anthropoïdes comme les chimpanzés. Dans ces cas, la perte de fonction d’un gène nommé GULO empêche l’étape finale de la synthèse de la vitamine C (Vc); autrement, le gène GULO est hautement conservé parmi les mammifères. Une équipe du Royaume-Uni et de Chine a examiné les chauves-souris comme un cas de test pour déterminer ce qui a mené à la perte, et a publié ses résultats dans PLoS ONE.1

Les auteurs déclarent, « La capacité à synthétiser la Vc a été rapportée dans de nombreuses lignées de vertébrés ancestraux, ce qui suggère que la capacité de synthèse de novo est ancienne. » Ils n’ont indiqué nulle part comment la synthèse de la Vc a surgie dans le papier: rien à propos d’un gain de fonction ou de formes de transition, hormis cette seule déclaration: « Il y a une transition apparente des organes utilisés pour la biosynthèse de la Vc au cours de l’évolution, du rein des reptiles au foie des mammifères. » Cependant, la perte de fonction est mentionnée partout.

« Notre recherche récente a remis en question l’opinion traditionnelle selon laquelle les chauves-souris ne peuvent synthétiser la Vc en montrant que les gènes GULO chez deux espèces (Rousettus leschenaultii et Hipposideros Armiger) sont encore dans leurs formes intactes et peuvent produire des protéines fonctionnelles, » disent-ils. « Les chauves-souris sont peut-être en voie de perdre à grande échelle la capacité de biosynthèse de la Vc, et montrent des degrés variables d’absence de la fonction GULO. » A partir de cette information, ils remontent les lignées de chauves-souris qui possèdent la capacité de synthèse de la Vc et celles qui l’ont perdue. Supposant que les chauves-souris ont évolué à partir d’un ancêtre commun (qu’ils n’ont pas décrit autrement que comme une chauve-souris volante à part entière, mais seulement déduite à l’aide d’un logiciel phylogénétique), ils ont trouvé un motif de mutation par étape:

Fait intéressant, la reconstruction de la séquence ancestrale présente un motif de mutation par étape (figure 4) qui commence à l’époque où les espèces de chauves-souris testées ont abord évolué à partir d’un ancêtre commun il y a environ 58 millions d’années. L’ancêtre de toutes les chauves-souris maintient la plus grande partie de la forme originale du gène Laurasiatheria (avec seulement deux mutations) après la divergence avec les espèces Laurasiatheria non-chauves-souris; l’ancêtre de Hipposideridae, Rhinolophidae et Megadermatidae (origine environ 52 millions d’années) a 3 mutations; l’ancêtre de Hipposideridae et Rhinolophidae (origine environ 39 millions d’années) a 4 mutations; l’ancêtre de Pteropodidae (origine environ 23 millions d’années) a 7 mutations; et l’ancêtre de la récemment apparue chauves-souris Pteropus (environ 3 millions d’années) ont 13 mutations, montrant donc une accumulation progressive de mutations au cours de l’évolution de la GULO de la chauve-souris.

Bien que cette séquence soit instructive (en supposant que leurs reconstructions phylogénétiques soient crédibles, car elles sont fondées sur la datation évolutionniste), elle ne montre pas les chauves-souris évoluant en non-chauves-souris ou acquérant de nouvelles fonctions qui n’étaient pas déjà présentes dans l’ancêtre commun putatif. Au lieu de cela, elle montre des mutations qui s’accumulent, et les chauves-souris perdant une fonction importante qui, bien que non essentielle, serait certainement bénéfique.

La reconstruction ancestrale montre clairement un motif d’accumulation progressive de mutations au cours de l’évolution de la GULO de chauve-souris. En cartographiant chaque étape de mutations avec l’époque d’apparition de chaque clade (figure 4), nous avons fait la constatation surprenante que plus les espèces étaient anciennes, moins elles avaient accumulé de mutations; inversement, les chauves-souris plus récemment évoluées accumulaient souvent de nombreuses mutations, ce qui soutient notre hypothèse que la synthèse de la Vc impliquant la GULO devient progressivement moins importante chez les chauves-souris. Les chauves-souris ancestrales étaient donc vraisemblablement en mesure de biosynthétiser la Vc, et au cours de l’évolution, la fonction des gènes GULO devient progressivement redondante.

Par redondante, ils signifient que si les chauves-souris sont capables d’ingérer de la vitamine C dans leur alimentation, le gène GULO est inutile. Les marins humains, bien sûr, ont constaté que sans agrumes sur leurs navires, le scorbut pouvait être une conséquence fatale. En parlant de l’homme, il existe des preuves d’un gène GULO humain qui a muté en un pseudogène: « Le
gène GULO codant chez les cobayes et les humains est devenu un pseudogène, » ont dit les auteurs, se référant une recherche antérieure. Si ce gène pouvait être rétabli, il pourrait être possible d’obtenir une nouvelle fois la fonction de synthèse de la Vc. Plus besoin de supplémentation en vitamine C !

Dans les lignées mutantes de chauves-souris, aussi, des pseudogènes GULO autrefois actifs ont été trouvés. « Les chauves-souris ont montré une pseudogénisation de gènes spécifiques de lignée dont des codons-stop prématurés, des insertions et des suppressions, » ils ont dit; que dans d’autres lignées, les gènes GULO étaient intacts. Ils en ont déduit que la sélection purifiante/purificatrice agit pour conserver les gènes intacts, mais la perte partielle ou complète est en cours: « Nous avons constaté que la sélection purifiante/purificatrice forte avait façonnés des pseudogènes de chauves-souris non-Pteropus, suggérant que ces chauves-souris sont aux premiers stades de la perte de leur capacité à synthétiser la Vc…. Ainsi, nous en déduisons que la pseudogénisation de la GULO de chauve-souris a évolué récemment« .

Ainsi, alors qu’ils parlaient souvent d’évolution, il est clair qu’ils parlaient de la dégénérescence du génome de la chauve-souris par l’entremise de l’entropie génétique. « En conclusion, notre étude montre que les chauves-souris commencent à perdre leur capacité de biosynthèse de la vitamine C et certaines ont perdu cette capacité il n’y a pas plus de 3 millions d’années. Au cours de la dégénérescence génétique, les modèles de mutation par étape sont évidents et ceux-ci sont d’importants mécanismes conduisant finalement à la pseudogénisation. »

1. Cui J, Yuan X, Wang L, Jones G, Zhang S, 2011 Recent Loss of Vitamin C Biosynthesis Ability in Bats. PLoS ONE 6(11): e27114. doi:10.1371/journal.pone.0027114.

Quelqu’un voit-il de l’évolution ici? Tout est là. Les capacités qui existaient autrefois sont éliminées par mutation. Où est l’ancêtre commun des chauves-souris? Seulement dans le logiciel qui suppose qu’il existait, parce que la théorie de Darwin exige que chaque animal « émerge » de quelque chose de simple. Les chauves-souris sont notoirement résistantes à cette idée, parce que la plus ancienne chauve-souris fossile connue est 100% chauve-souris. Dr Duane Gish disputait ceci depuis des décennies dans ses débats avec les évolutionnistes, et c’est encore vrai aujourd’hui, en dépit du temps disponible laissé aux chasseurs de fossiles pour trouver une souris avec des demi-ailes essayant d’atteindre le royaume des chauves-souris.

Ce papier est un autre exemple qui confirme la théorie de l’entropie génétique du Dr John Sanford (voir Genetic Entropy and the Mystery of the Genome). Les mutations causent une dégradation de génomes autrefois parfaits vers l’extinction. « La sélection purificatrice » (pas un processus créatif) élimine le pire (le plus souvent par la mort), mais permet à de nombreuses mutations neutres ou presque neutres de s’accumuler, conduisant à une santé physique amoindrie. La synthèse de la vitamine C est un bon exemple, parce que le régime alimentaire peut compenser la perte du gène GULO. Ne souhaiteriez-vous pas plutôt avoir cette capacité, cependant?

Les croyants bibliques peuvent trouver un intérêt dans l’idée d’un goulot d’étranglement génétique au moment du déluge. Le gène GULO était probablement déjà en train de muter dans le monde antédiluvien. Il n’y avait que huit habitants sur l’Arche. S’ils avaient tous eu des gènes GULO mutés, alors chaque être humain depuis ce moment serait privé de la synthèse de la vitamine C. Intéressant, n’est-ce pas, c’est justement ce que nous observons.

Source : http://crev.info/2011/11/111102-vitamin_c_loss/



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