Écritures divinement inspirées & Sola Scriptura

Résumé

La croyance en Sola Scriptura, que l’Écriture est l’autorité suprême et finale en toutes choses, était autrefois crue avec conviction par les chrétiens protestants. Aujourd’hui, cependant, il semble que beaucoup de chrétiens se contentent de rendre hommage à cette doctrine sans pouvoir défendre ou définir ce qu’elle est en réalité.

  • Paul pointe Timothée vers l’Écriture et l’Écriture seule comme moyen de faire face aux faux enseignements au sein de l’Église.
  • La raison pour laquelle l’Écriture est suffisante, c’est qu’elle seule est inspirée par Dieu. Dans l’enseignement apostolique du Nouveau Testament, l’Ancien Testament et l’Évangile de Jésus-Christ constituent ce que sont les Écritures.
  • L’Écriture est profitable pour quatre choses: l’enseignement, la réprimande, la correction et l’entraînement.
  • Le but de l’Écriture est d’équiper le croyant pour toute bonne œuvre.
  • Au temps des apôtres, la tradition était à la fois orale et écrite.

Introduction

La doctrine de Sola Scriptura était au cœur de la Réforme protestante, servant de garde autour de l’Écriture pour la protéger des idées non bibliques qui lui étaient imposées.2 Néanmoins, de nombreux chrétiens aujourd’hui luttent pour défendre cette doctrine vitale tandis que d’autres disent que Sola Scriptura n’est même pas enseignée dans la Bible.

L’apôtre Paul, cependant, a dit à Timothée que l’Écriture était suffisante pour lui dans son ministère. Cet article examinera ce que 2 Timothée 3:16-17 dit au sujet de la suffisance de l’Écriture.

2 Timothée 3:12-17

Dans la première lettre de Paul à Timothée, il lui ordonna de rester à Éphèse pour « recommander à certaines personnes de ne pas enseigner d’autres doctrines » (1 Timothée 1:3). À cette époque, beaucoup de faux docteurs enseignaient des fables et des commandements d’hommes (1 Timothée 1:4, cf. Tite 1:14), qui ont pour origine les démons (1 Timothée 4:1). Ce faux enseignement d’Éphèse était doctrinal car il incluait une vue déformée de la résurrection (2 Timothée 2:18), une fausse vue de la connaissance (1 Timothée 6:20), et une éthique de l’interdiction du mariage et de la consommation de certains aliments (1 Timothée 4:3-5). Pourtant, Paul a rappelé à Timothée d’être confiant dans son ministère envers les chrétiens d’Éphèse et dans ses rapports avec les faux enseignements, parce que son message venait de Dieu et non des hommes:

Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus Christ seront persécutés. Mais les homme méchants et imposteurs avanceront toujours plus dans le mal, égarant les autres et égarés eux-mêmes. Toi, demeure dans les choses que tu as apprises, et reconnues certaines, sachant de qui tu les as apprises; dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus Christ. Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre. (2 Timothée 3:12-17)

Paul a appelé Timothée à être fidèle dans sa prédication du véritable évangile, en toutes saisons, car il viendrait un temps où les hommes ne supporteraient plus la saine doctrine (2 Timothée 4:3). La seule façon de faire face à de faux enseignements est de s’en tenir à la Parole de Dieu digne de confiance afin que vous puissiez réprimander ceux qui la contredisent (voir Tite 1:9).

Seule l’Écriture est inspirée de Dieu

C’est la nature de l’Écriture comme le seul exemple de révélation dans l’église aujourd’hui qui est le fondement de la doctrine de Sola Scriptura. La vision de l’apôtre Paul sur l’inspiration de l’Écriture est que la révélation vient de Dieu dans et à travers les mots. L’Écriture est « expirée par Dieu » (theopneustos). En d’autres termes, Dieu n’a pas « inspiré » toutes les Écritures, mais elles ont été « expirées » par Dieu. Ce passage dans 2 Timothée 3:16 ne parle pas de la façon dont la Bible est venue à nous, mais d’où elle vient.

Parce que les Écritures sont la seule révélation de Dieu donnée à l’église, elles forment la seule règle infaillible pour l’église aujourd’hui.La Parole de Dieu n’a pas d’autorité supérieure ou égale.4 C’est l’autorité ultime en toutes choses, car Dieu ne peut Se référer à aucune autorité supérieure à Lui-même pour établir la véracité de ce qu’Il dit (Hébreux 6:13). Sola Scriptura nie qu’il existe une autre règle de foi infaillible pour l’église. Il peut y avoir d’autres règles (par exemple, les confessions de foi et les déclarations doctrinales), mais elles ne sont pas infaillibles et ne sont utiles que si elles reflètent fidèlement l’enseignement de l’Écriture. Puisque l’Écriture est inspirée de Dieu, elle nous fournit la voix même de Dieu (voir Matthieu 22:31-32), alors que la tradition humaine non fondée sur l’Écriture « annule la parole de Dieu » (Matthieu 15:6).

L’Écriture est capable de rendre quelqu’un « sage à salut » (2 Timothée 3:15, Luc 24:25-27, 44-49, Actes 8:30-38). Parce que l’Écriture est le moyen que Dieu utilise pour apporter le salut à l’incroyant (Jacques 1:18; 1 Pierre 1:23), elle doit être suffisante, pas seulement nécessaire, pour cette tâche. Paul ne donne pas à Timothée des instructions pour aller à d’autres sources (par exemple, la tradition humaine) que ce qui est inspiré par Dieu.

Qu’est-ce qui constitue l’Écriture?

La seule chose que nous avons aujourd’hui qui est inspirée par Dieu est l’Écriture5 (NDT: Et il y a des preuves vérifiables comme celle-ci pour appuyer cela, à noter au passage que, comme l’explique cet article sur le lien précédent, le Talmud -la tradition orale juive mise par écrit- a aussi été testé et qu’il n’a rien révélé de comparable), c’est pourquoi elle a la plus haute autorité. Cependant, puisque Timothée connaissait seulement les « écritures sacrées » (l’Ancien Testament) depuis l’enfance, cela seul prouve-t-il leur suffisance? L’expression « écritures sacrés » est qualifiée par « par la foi en Jésus-Christ », que Paul a utilisée pour élargir la portée au-delà de l’Ancien Testament et à l’évangile de Jésus-Christ, comme le souligne William Mounce, spécialiste du Nouveau Testament:

On peut conclure que l’expression « écritures sacrées » est tirée uniquement du vocabulaire décrivant l’Écriture hébraïque, mais puisque Paul pense au point culminant de l’espérance scripturaire réalisée par la foi en Jésus-Christ, il choisit la construction plurielle anarthrose pour développer son argument dans le sens de rejoindre l’Écriture hébraïque et l’Évangile.6

Timothée aurait appris l’Évangile avec l’Ancien Testament. Paul lui a dit de « prêcher la parole » (2 Timothée 4:2), qui n’est pas seulement l’Ancien Testament, mais tout le conseil de Dieu, y compris le message apostolique (voir 1 Timothée 4:6-16; 2 Timothée 1:13-14). En outre, il y a une référence intéressante en 1 Timothée 5:18 révélant que Paul considérait les livres du Nouveau Testament comme Écriture (graphe):

Car l’Écriture dit: « Tu n’emmuselleras point le bœuf quand il foule le grain », et « l’ouvrier mérite son salaire. »

La première citation de Paul vient de Deutéronome 25:4, mais sa deuxième citation est identique à celle de Jésus en Luc 10:7. Selon Michael Kruger dans The Questions of Canon, il y a de bonnes raisons de penser que Paul cite l’évangile de Luc plutôt qu’une tradition orale:

  1. Cette citation ne peut être expliquée en faisant appel à la tradition orale parce qu’elle est clairement désignée comme ἡ γραφή [l’Écriture].
  2. Alors qu’une autre source écrite est une possibilité...il convient de noter que le texte grec en 1 Timothée 5:18 est identique à Luc 10:7 (et seulement à Luc 10:7).
  3. Les liens historiques connus entre Paul et Luc fournissent au moins un scénario plausible pour expliquer pourquoi une lettre paulinienne citerait l’Évangile de Luc. En plus d’être le compagnon de voyage de Paul tout au long du livre des Actes, Luc est mentionné à plusieurs reprises dans d’autres lettres pauliniennes (Col 4:14, 2 Tim 4:11, Philém 1:24) et a clairement des liens directs avec le cercle apostolique (Lc 1:2).7

Ceci montre qu’au début du premier siècle (62-64 apr. J.-C.) Paul comprenait que l’évangile de Luc était Écriture, de même que ses propres lettres (voir 2 Pierre 3:15-16).

À quoi l’Écriture est-elle profitable?

Qu’est-ce que cela signifie que l’Écriture soit profitable? Le terme grec pour « profitable » ou « précieux, avantageux, bénéfique » (ophelimos) n’apparaît que deux fois dans le Nouveau Testament, dans les lettres pastorales de Paul: l’exercice corporel est utile à peu de choses (1 Timothée 4:8) les bonnes œuvres sont profitables (Tite 3:8). Paul dit à Timothée que l’Écriture est profitable pour quatre choses: l’enseignement, la réprimande, la correction et l’exercice.

L’enseignement (didaskalia) dans les lettres pastorales de Paul se réfère à la « formulation doctrinale de l’Écriture »8 (voir 1 Timothée 4:13). La doctrine, pas le mythe, est le fondement du ministère de Timothée et la seule base pour corriger le comportement impie (1 Timothée 1:10). Paul dit clairement que ceux qui servent de surveillants dans l’église doivent pouvoir enseigner (1 Timothée 3:2).

Timothée est aussi appelé à réprouver (elegchos) ceux qui persistent dans le péché (1 Timothée 5:20) en prêchant la Parole (2 Timothée 4:2). Paul savait que de faux enseignements entreraient un jour dans l’église (voir Actes 20:29-30), et la seule base pour réprouver les gens et leur fausse doctrine était l’Écriture. L’objectif de réprimander ceux qui enseignent de fausses doctrines est qu’ils deviendront « sains dans la foi » (Tite 1:13). Parce que l’Écriture est à la fois la norme et le modèle de la vérité, Timothée est appelé à la garder (1 Timothée 6:20; 2 Timothée 1:13-14).

Paul passe alors de la doctrine au comportement et dit à Timothée que l’Écriture est profitable pour « corriger » et « exercer ». Le mot grec pour « corriger » (epanorthosis) ne se trouve qu’ici dans le Nouveau Testament et réfère à la correction d’un comportement inapproprié.9 Par exemple, Paul a dû corriger Pierre quand il a vu qu’il « ne marchait pas droit selon la vérité de l’Évangile » (Galates 2:14).

Une façon de corriger les erreurs consiste à utiliser l’Écriture pour être « enseigné » (paideia) dans la justice (cf. Tite 2:12). Bien que l’exercice puisse avoir un but « d’instruction » ou « éducatif » (voir Éphésiens 6:4), il peut aussi être utilisé pour la « discipline » (1 Timothée 1:20; 2 Timothée 2:25). Le but d’être enseigné dans la justice (dikaiosune) est à des fins pratiques dans la vie du croyant (1 Timothée 6:11, 2 Timothée 2:22).

Ces quatre choses sont par nécessité ce que l’homme de Dieu doit faire dans l’église.

Le but de l’Écriture

Au verset 17, les mots « afin que » (hina) nous disent le but de l’Écriture étant inspirée par Dieu. Puisque l’Écriture vient de Dieu, et est donc vraie, elle fournit ce dont Timothée a besoin pour être « complet, équipé pour tout bonne œuvre. »

Le mot « complet » (artios) ne se trouve qu’ici dans le Nouveau Testament et peut être mieux compris comme « complètement équipé » (NIV). Équipé (exartizo) est le correspondant verbal d’artios et « le fait qu’il soit au temps parfait, et sa connexion à πᾶν, « tout », souligne la complétude de la préparation de l’Écriture. »10 Être équipé c’est « rendre quelqu’un complètement adéquat ou suffisant pour quelque chose »11 et seulement ce qui est inspiré par Dieu est suffisant pour équiper le croyant pour tout bonne œuvre.

Si l’homme de Dieu est rendu suffisant par ce qui est inspiré par Dieu pour toute bonne œuvre, cela enseigne alors que la suffisance de l’Écriture est la seule règle de foi infaillible pour l’Église.

Et la tradition?

La déclaration de Paul dans 2 Thessaloniciens 2:14 (ou 15 suivant les versions, ici il s’agit d’une version catholique fondée sur la Vulgate):12 est un texte généralement cité pour essayer de montrer qu’il y a une valeur égale entre l’Écriture et la tradition:

Ainsi donc, frères, demeurez fermes, et retenez les traditions que vous avez reçues, soit par notre parole, soit par notre lettre.

Bien que le terme de tradition (paradosis) puisse avoir des connotations négatives parmi les chrétiens d’aujourd’hui, nous devons nous rappeler qu’au temps des apôtres, lorsque le Nouveau Testament était révélé, la Parole de Dieu était sous forme orale. Dans les lettres de Paul, ces traditions traitent de diverses questions: l’institution de la Cène du Seigneur (1 Corinthiens 11:2, 23), la résurrection de Jésus (1 Corinthiens 15:3), le travail autosuffisant (2 Thessaloniciens 3:6), et le message de l’évangile (1 Thessaloniciens 2:13). Cependant, à quelle tradition Paul se réfère-t-il ici? Il se réfère à une seule vérité (l’évangile) qui est communiquée de deux façons: 1) par la parole (prédication) et 2) par la lettre (1 Thessaloniciens). En d’autres termes,

le terme « traditions » fait référence à l’enseignement sur le glorieux retour de Jésus que Paul a donné aux convertis de Thessalonique à la fois lors de sa visite de mission et dans sa lettre précédente.13

La référence de Paul à la tradition ici ne peut contenir un ensemble inconnu de traditions, telles que le purgatoire ou l’autorité du pape, dont les Thessaloniciens ne savaient rien. En outre, Paul a dit aux Thessaloniciens de « tenir ferme » (steko), ce qui se réfère ailleurs à l’évangile (1 Corinthiens 16:13), dans ces choses, un commandement qui suppose qu’ils possédaient ou savaient ce qu’il fallait retenir.

Conclusion

La doctrine de Sola Scriptura signifie que nous pouvons avoir pleine confiance dans les Écritures, car elles seules sont inspirées par Dieu et sont la seule règle infaillible de foi (NDT: Ce que disait aussi Thomas d’Aquin -chercher dans ce document avec l’expression clé « seule l’Écriture »- et d’autres pères -voir par exemple ici, et ici– au passage) et de pratique pour nous dire ce qu’il faut croire, comment vivre devant Dieu et comment penser sur le monde autour de nous.

Notes de bas de page

  1. La Confession de foi de Westminster (1.6) définit Sola Scriptura comme « Tout le Conseil de Dieu, c’est-à-dire tout ce qui est nécessaire à la gloire du Seigneur ainsi qu’au salut, à la foi et à la vie de l’homme, est expressément consigné dans l’Écriture ou doit en être déduit comme une bonne et nécessaire conséquence; rien, en aucun temps, ne peut y être ajouté, soit par de nouvelles révélations de l’Esprit, soit par les traditions humaines. Néanmoins, nous reconnaissons que l’illumination intérieure de l’Esprit de Dieu est nécessaire pour une compréhension à salut de ce qui est révélé dans la Parole. Certains aspects du culte dû à Dieu, et du gouvernement de l’Église, communs à toutes activités et sociétés humaines, doivent être arrangés selon la lumière naturelle et la sagesse chrétienne, dans le respect des règles générales de la Parole qui doivent toujours être observées.« 
  2. Aujourd’hui, par exemple, pour défendre la théorie de l’évolution, les évolutionnistes théistes placent souvent la révélation de Dieu à travers la nature dans la même catégorie que sa révélation spéciale. Voir Simon Turpin, « One Book, Not Two, » Answers in Genesis (blog), 8 mai 2017, https://answersingenesis.org/blogs/simon-turpin/2017/05/08/one-book-not-two/.
  3. La doctrine de Sola Scriptura ne nie pas que la Parole de Dieu, parfois, a été sous forme orale pendant son temps d’écriture. Pendant l’écriture du Nouveau Testament, les apôtres vivaient dans une période de temps unique où la révélation avait lieu.
  4. L’autorité de l’Écriture ne vient pas d’un Concile ou d’un Pape. Le but des premiers conseils d’église était de discerner ce que l’Écriture disait.
  5. Cela signifie les 66 livres de l’Ancien et du Nouveau Testament.
  6. William D. Mounce, Pastoral Epistles: Word Biblical Commentary 46 (Thomas Nelson: Nashville, 2000), 564.
  7. Michael J. Kruger, The Question of Canon: Challenging the Status Quo in the New Testament Debate (Inter-Varsity Press, Nottingham, 2013), 201.
  8. Mounce, Pastoral Epistles, 570.
  9. Preisker commente, « En 2 Tim 3:16 on nous dit que l’Écriture peut nous apprendre comment le croyant peut atteindre le salut. Puisque l’Écriture vient de la Parole de Dieu, elle est profitable pour l’enseignement, pour la conviction du pécheur et pour l’instruction dans la justice. Il y a évidemment une séquence planifiée dans cette liste de noms. Si entre la conviction du pécheur et son instruction dans la justice il y a une référence à ἐπανόρθωσις, cela ne peut que signifier que le pécheur condamné reçoit la restauration, c’est-à-dire l’amendement en conversion εἰς σωτηρίαν (2 Tm. Preisker, « ἐπανόρθωσις », dans « Theological Dictionary of The New Testament »: Volume 5 (WB Eerdmans: Grand Rapids, Michigan, 1967), 451.
  10. Mounce, Pastoral Epistles, 571.
  11. Louw-Nida, « ἐξαρτίζω », dans Greek-English Lexicon of the New Testament. 2 Tim. 3:17, BibleWorks.
  12. Les apologistes catholiques romains pointent 2 Thessaloniciens 2:14 (ou 15 suivant les versions) pour réfuter Sola Scriptura. Jim Blackburn, « How Do We Know That the Bible Is Not the Sole Rule of Faith?, » Catholic.com, 5 août 2011, https://www.catholic.com/qa/how-do-we-know-that-the-bible-is-not-the-sole-rule-of-faith.
  13. Jeffrey AD Weima, 1–2 Thessalonians: Baker Exegetical Commentary on the New Testament (Baker America: Grand Rapids, Michigan, 2014), 558.

Source : https://answersingenesis.org/the-word-of-god/god-breathed-scripture-sola-scriptura/

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