Covid, climat, racisme : la souffrance des stars Elmaleh, Bedos, Bruel et Jordana

Et d’abord, une minute de silence antiraciste en hommage à Adama Traoré, le George Floyd français (le silence c’est pour nous, la minute c’est pour Camélia) :

Camélia Jordana, c’est cette dame qui a peur des flics car elle ressent la souffrance des quartiers et, on le sait tous, le flic français est un raciste blanc exterminateur de racailles et autres colorés. Camélia chante à merveille la souffrance de tout ce qui n’est pas blanc, car les Blancs ne souffrent pas : ils règnent sur les peuples inférieurs et du coup, ils se sentent bien.

C’est le postulat qui fonde l’idéologie des people, qui ne sont pas tous très intelligents, il faut bien le dire. Certains sont carrément crétins, mais cela ne les empêche pas de pratiquer leur art, et d’être populaires. Pour ces people empathiques, la souffrance des Blancs est impossible. Par exemple, le paysan blanc qui se pend, ce n’est pas de la souffrance. C’est une évolution agro-économique normale d’une société paysanne à une société post-paysanne. Le petit retraité blanc qui se fait agresser et insulter en permanence dans sa cité d’Aubervilliers par les Untermenschen qu’on appelle plus gentiment les racailles, ce n’est pas de la souffrance, c’est un sympathique conflit intergénérationnel. Et quand une Blanche se fait violer par des racailles dans une cave, ce n’est pas de la souffrance, c’est un petit gang bang entre amis.

Globalement, les stars ne souffrent pas de la même chose que nous, les humbles, les nobody, les non-people. La souffrance du people est plus élevée, moins prosaïque, moins épaisse que la souffrance du nobody ou du petit Blanc. La souffrance du people élève, elle élève dans les cimes de l’humanisme, de l’amour de l’humanité, de l’antiracisme, de la paix entre les hommes. Et les femmes. Et les gays. Et les trans, bref, des LGBTQi+ (attention, rien à voir avec le QI supérieur, au contraire).

Dans le showbiz, non seulement on souffre grand, haut, mais on souffre fort : il faut que tout le monde le sache, on n’a pas de pudeur. La pudeur, c’est pour les pauvres !

Ainsi, le voleur de vannes Gad Elmaleh, que les médias essayent de blanchir à grand coups de savon (oups) depuis ses ennuis avec les vrais humoristes et auteurs, vient d’annoncer qu’il a eu le Covid et qu’il a souffert. Dès qu’on a su ça, on a abandonné toutes les charges contre lui. Quelqu’un qui souffre ne peut pas être mauvais, pas être un bourreau, un coupable !

Le pire, ce n’est pas que ce voleur ait chopé la grippe de l’OMS, dite grippe GLB (Gates-Lévy-Buzyn), mais que France 2 lui ai ouvert ses portes pour cette opération de blanchiment. Le service public n’est donc pas au courant qu’il fait la promotion d’un voleur ? La direction des programmes de France Télévisions ne lit donc pas les travaux sérieux sur Elmaleh ? À quoi ça sert qu’E&R se décarcasse pour que le service public audiovisuel fasse comme si de rien n’était ? Avec notre argent en plus…

Lâchons la grappe à Gad, pris en flag à 40 reprises, et intéressons-nous à la souffrance du petit Nicolas. Vous ne connaissez pas le petit Nicolas ? C’est le fils de Guy, l’humoriste socialo-sioniste. Guy est mort et Nicolas a lui aussi médiatisé sa souffrance, mais sans le vouloir. Il a écrit une lettre après avoir veillé son père, et cette lettre, lancée par la fenêtre sous forme d’avion, est tombée dans la main d’Augustin Trapenard, le gay branché de France Inter et Canal+. Qui l’a lue à l’antenne. Attention, comme pour Jordana, séquence émotion :

« Je sens que tu n’es pas loin… Tu n’es pas mort : tu dors enfin… » – Nicolas Bedos

Proposition  : quand une star meurt, il faut que tout le monde le sache et souffre. Car la star fait partie de nous, alors que le nobody fait partie de personne et quand il crève, on s’en tamponne le coquillard. Nous, on a plus été émus par la souffrance du fils et de la veuve de l’agriculteur qui s’est pendu que par les souffrances de Camélia et Nicolas, allez comprendre.

En parlant de virus, on allait oublier : un autre people qui a des ennuis avec la justice a justement chopé le Covid, et il a eu très peur. On espère que la justice va abandonner les charges contre Patrick Bruel, car en plus une procédure contre lui pourrait ressembler à de l’antisémitisme, et on rappelle que c’est interdit, car on ne badine pas avec l’amour sioniste.

Là, c’est encore le site de France Info, décidément, qui a été recueillir courageusement les larmes de souffrance de Patrick :

« « J’ai eu un peu peur à un moment donné ». Patrick Bruel, touché par le coronavirus, se confie, jeudi 2 avril, en exclusivité sur franceinfo. Le chanteur, joint par Élodie Suigo et qui est confiné chez lui à Paris, s’est battu avec la maladie ces derniers jours. S’il rassure sur sa santé, il affirme être passé par tous les états et avoir « vraiment passé un sale moment » à cause du Covid-19. Patrick Bruel veut désormais se tourner vers l’avenir, avec l’espoir que « la courbe redescende ». « On ne sort pas indemne d’une telle histoire, d’une telle aventure, d’une telle tragédie ». »

Au fait, t’es toujours pas sorti de tes affaires sexuelles, ça en est où ? Patrick ? Allo ?
Plutôt que de nous répondre, Patrick est allé donner des sous (enfin, ceux de ses fans) à des associations. On espère que c’est pas la Tsédaka qui va rafler le butin :

On a lu et relu l’interview de France Info, et à aucun moment n’est abordé le chapitre judiciaire. C’est étonnant. Au lieu de ça, Élodie Suigo, la « « journaliste » » (on a doublé les guillemets pour plus de précautions), est toute chatte avec l’exhibitionniste, avec une question de chez question :

« Est-ce que cette période vous permet de faire un peu un point sur vous-même ? »

« On ne sort pas indemne d’une telle histoire, d’une telle aventure, d’une telle tragédie. Ça amène forcément à beaucoup de réflexions, à titre global, mais aussi à titre personnel. Bien sûr, il y a forcément une remise en question, une manière de rétablir les priorités, d’envisager les choses peut-être différemment. En tout cas, on a envie de se retrouver avec soi-même et de se retrouver avec une vie quotidienne dénuée de scories, si j’ose dire.
Là, on est vraiment dans l’essentiel. On ne fait que l’essentiel. On ne pense qu’à l’essentiel et on va à l’essentiel. Et on constate évidemment le nombre de futilités qui nous entourent. C’est peut-être la leçon à tirer de tout ce qui se passe, c’est le regard qu’on peut porter sur les autres, sur sa liberté.
Mais peut-être que la plus grande réflexion va porter autour de la nature, à propos du réchauffement climatique, de la couche d’ozone, de la pollution. On voit que l’air est en train de changer. Il fallait en arriver là pour se poser cette question, par exemple, et bien d’autres. Je crois à un incroyable signal d’alerte. Maintenant, est ce que nous allons prendre conscience de la mesure de ce qui est en train de se passer ? L’espoir, c’est de voir la courbe redescendre. Je l’espère en tout cas, le plus vite possible. »

Oui, c’est vrai, l’exhib a raison, le climat, c’est une autre source de souffrance pour les stars. Par exemple, si la clim tombe en panne dans le 4×4, on fait comment en plein mois d’août à Miami ?

On va finir sur une bien triste nouvelle : madame Ardisson, Audrey Crespo-Mara, la pauvre femme qui a été harcelée par Isadora Duncan, et qui lui a obtenu de la prison avec sursis, eh bien elle a perdu son émission.

Crespo Mara m’assène ses verités

Personne ne sait où elle est passée. Nous, personnellement on a cherché dans les tiroirs, dans la poubelle, dans les chiottes, mais on n’a rien trouvé. Si quelqu’un a vu son émission, qu’il le fasse savoir, la Rédaction transmettra aux Ardisson.

Source : https://www.egaliteetreconciliation.fr/Covid-climat-racisme-la-souffrance-des-stars-Elmaleh-Bedos-Bruel-et-Jordana-59649.html

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