Ça se passe aujourd’hui et ça a été dit en 1584

France, de ton malheur tu es cause en partie,
Je t’en ai, par mes vers, mille fois avertie :
Tu es marâtre aux tiens et mère aux étrangers
Qui se moquent de toi quand tu es aux dangers.
Car sans aucun travail les étrangers obtiennent
Les biens qui à tes fils justement appartiennent
.
Ronsard, (Discours à G. des Autels, 1584.)
Vous pouvez vérifier : ces vers datent bien du XVIe siècle!

Extrait suprêmement intéressant, de 1936, Abbé Meinvielle :

Pour nous circonscrire à une époque de l’histoire, voyons ce que dit Jansen, le grand historien de « L’Allemagne et la Réforme » (Voir Jansen, L’Allemagne et la Réforme) : Les juifs non seulement accaparaient le commerce du change : la véritable source de leur fortune était l’usure ou le prêt à intérêts sur gages, qui leur rapportaient de grands avantages. Ils en vinrent à être peu à peu les vrais banquiers de l’époque, et les bailleurs de fonds de toutes les classes sociales. En prêtant à l’Empereur comme au simple artisan, et à l’agriculteur, ils exploitèrent grands et petits sans le moindre scrupule. On peut se faire une idée approximative des proportions qu’atteint leur trafic en examinant le taux d’intérêts autorisé par la loi aux XIVe et XVe siècles. En l’an 1338 : l’Empereur Louis de Bavière accorde aux bourgeois de Francfort, « afin de protéger les juifs de la ville et de veiller de meilleur cœur à leur sécurité », un privilège spécial, grâce auquel ils pourront obtenir à prêter jusqu’à 32,5% par an, tandis qu’aux étrangers, ils sont autorisés à prêter jusqu’à 43% . Le Conseil de Mayence contracta un emprunt de mille florins et on leur permit de réclamer 52% . A Ratisbonne, à Augsbourg, à Vienne, et autres lieux, l’intérêt légal montait fréquemment jusqu’à 86% . Mais les intérêts les plus vexatoires étaient ceux qu’exigeaient les juifs pour des prêts minimes contractés à court terme, prêts auxquels étaient obligés de recourir le petit commerçant et le paysan.

Le juif et le peuple chrétien Les juifs pillent et dépiautent le pauvre homme, dit le rimailleur Erasme d’Erbach, (1487), cela devient vraiment intolérable ; que Dieu ait pitié de nous ! Les juifs usuriers s’installent aujourd’hui en lieu fixe dans les villes les plus petites ; quand ils avancent cinq florins, ils prennent des gages qui représentent six fois la valeur de l’argent prêté ; ensuite, ils réclament les intérêts des intérêts et puis encore ceux des intérêts nouveaux, de sorte que le pauvre homme se voit dépouillé de tout ce qu’il possédait. Il est facile de comprendre, dit Tritème à cette époque, que chez les petits comme chez les grands, chez les hommes instruits comme chez les ignorants, chez les princes comme chez les paysans, il s’est enraciné une profonde aversion contre les juifs usuriers, et j’approuve toutes les mesures qui fourniraient au peuple les moyens de se défendre de son exploitation par l’usure. Eh quoi ! Une race étrangère doit elle régner sur nous, par hasard ? Est-elle plus puissante que la nôtre, sa vertu est-elle plus digne d’admiration ? Non. Sa force ne repose que sur le misérable argent qu’il prend de tous les côtés et qu’il se procure par tous les moyens, argent dont la poursuite et la possession paraît constituer le bonheur suprême de ce peuple. Rappelons un autre fait qui démontre l’usure proverbiale des juifs, et qui au passage, illustre la sempiternelle prodigalité et le gaspillage des chrétiens. Quand Philippe Auguste, au XIIè siècle, les expulsa de France, ils possédaient le tiers des terres, et avaient accaparé de telle sorte le numéraire du royaume que quand ils s’enfuirent, c’est à peine si l’on trouva de l’argent.



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