Anti-épileptique Dépakine: au moins 450 cas de malformations liés au médicament

une-femme-enceinte-le-18-avril-2011-a-ygos-saint-saturnin-en-france_5540777

Selon un rapport des autorités sanitaires, l’antiépiléptique a été l’origine de malformations chez au moins 450 enfants. Le médicament peut entraîner des effets secondaires lorsqu’il est administré à des femmes enceintes.

Le lien de cause à effet a été formellement établi. La prise de l’antiépiléptique valproate (Dépakine et ses dérivés) par des femmes enceintes a entraîné de graves conséquences sur la santé d’un grand nombre de nouveaux-nés, selon un rapport publié ce mardi par l’Inspection générale des affaires sociales (Igas).

En extrapolant des données obtenues dans la région Rhône-Alpes à la France entière, « ce sont entre 425 et 450 cas de naissances d’enfants vivants ou mort-nés exposés in utero au valproate entre 2006 et 2014 qui sont porteurs de malformations congénitales », indique l’Igas dans son étude, commandée par le ministère de la Santé pour faire le point sur la prescription de l’antiépileptique, commercialisé depuis 1967.

Des risques de retards intellectuels

Considéré comme un médicament de référence, incontournable pour certains patients atteints d’épilepsie, mais également utilisé pour traiter les troubles bipolaires, le valproate est sur la sellette depuis plusieurs années à cause de son risque élevé de malformation -de l’ordre de 10%- mais également d’un risque plus élevé de retards intellectuels et/ou de la marche ainsi que de cas d’autisme, qui peuvent atteindre jusqu’à 40% des enfants exposés.

Ce dernier risque n’est connu que depuis les années 2000 alors que celui de malformations congénitales a commencé à filtrer dès les années 1980. Le Dépakine est produit par les laboratoires Sanofi.

Dans son rapport, l’Igas précise également que les prescriptions de valproate chez les femmes en âge de procréer (15-49 ans) ont baissé de 25% entre 2006 et 2014, leur nombre étant passé de 125 000 en 2006 à 93.000 en 2014, dont 56 000 traitées pour des troubles bipolaires. Il faudra toutefois attendre le mois de mai pour avoir une « mesure plus précise de l’impact des prescriptions de valproate sur la descendance des femmes exposées », précise l’Igas.

Source : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/anti-epileptique-depakine-au-moins-450-cas-de-malformations-lies-au-medicament_1766813.html



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.