ANNULATION DE LA LIBERTÉ DE CONSCIENCE

Toute forme d’intervention physique et morale sur la personne humaine contre sa volonté, est une atteinte à son intégrité. Si l’intervention n’est pas voulue par la personne pour des motifs intimes qui ne regardent que sa conscience, cette intervention forcée est un viol de la conscience.

Un gouvernement qui se livre à une intervention médicale ou sanitaire sur une personne qui s’oppose à l’acte qu’on lui impose – à titre personnel ou pour ses enfants – est un gouvernement arbitraire qui peut être déclaré criminel.

Le gouvernement qui se livre à cet abus doit rayer de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme le principe de la liberté de pensée qui n’a plus de sens dans un cadre arbitraire.

Au regard de la Déclaration Universelle des Droits de l’homme, ce gouvernement est totalitaire et illégitime, quelle que soit la raison scientifique qu’il invoque pour imposer une mesure en violation de la liberté de conscience et de l’intégrité physique et morale de la personne.

Par conséquent, la République doit revoir la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, en supprimant le principe de la liberté de conscience (article 10) qui s’annule de fait si une loi la restreint ou la nie. Elle doit également admettre objectivement qu’elle se dissocie de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. La République française doit se déclarer ouvertement en rupture avec les idéaux qu’elle prétendait faire valoir comme modèle au monde.

Comme exemple de cette situation, l’obligation de porter un masque hors des lieux publics et de recevoir des injections non désirées, est une atteinte à l’intégrité physique et morale des personnes. C’est un crime contre la liberté de conscience.

Un être humain n’est pas un animal. Il doit pouvoir choisir ce qu’il s’impose à lui-même. Il peut refuser de porter un masque comme il peut refuser qu’on lui injecte des substances à l’intérieur du corps. S’il ne peut faire ce choix, il ne s’appartient plus.

On constate que les « raisons scientifiques » qui motivent des mesures sanitaires extrêmes en rupture avec la liberté de conscience individuelle, ont remplacé les anciens dogmes religieux qui s’appliquaient avec une violence comparable.

Au regard du principe de liberté de conscience et de pensée, il est illégitime de contraindre des êtres humains à adopter la vision matérialiste dogmatique qui a remplacé la vision religieuse ancienne.

La conception matérialiste de l’homme et de la vie nous est imposée dans la civilisation technologique actuelle. Toutefois, elle doit respecter un équilibre avec des conceptions autres, quelles qu’elles soient. Sinon, les principes de liberté et d’égalité n’ont aucun sens. Ils déclinent, s’atrophient et finiront par disparaître.

La liberté de conscience étant le bien le plus précieux d’un individu, ce qui s’y oppose, pour quelque motif que ce soit, est une régression vers l’arbitraire et le totalitarisme.

La question que nous posons est simple : sommes-nous encore libres de nous-mêmes ou pas ? L’État est-il devenu un Père Fouettard qui instaure ouvertement sa dictature en invoquant les meilleures raisons du monde ?

Si nous ne sommes plus considérés comme des êtres libres, l’État doit le reconnaître clairement, sans les hypocrites finasseries politiciennes que l’on nous sert pour justifier des mesures arbitraires.

Dès lors, le principe indiscutable de la défense de la liberté contre la tyrannie nous autorise à entrer en dissidence par rapport à un État qui ne respecte plus les principes sur lesquels reposait sa légitimité. C’est clairement un État de non-droit qu’il faut considérer pour ce qu’il est : injuste, répressif, violent et totalitaire.

Les justifications politiques ne sont plus admissibles dans une situation de subversion du Droit. Rien ne peut justifier l’atteinte à l’intégrité physique et morale de la personne humaine, y compris l’argument oiseux de la protéger d’elle-même.

Le concept de Justice est, de fait, aboli puisque l’être humain n’a plus de recours pour se défendre contre des lois liberticides.

Par le mécanisme d’inversion qui fait retourner toute chose vers son contraire – ce que la physique démontre – nous entrons dans une nouvelle dimension de la civilisation que les agents de cette subversion appellent avec un sarcasme quasi-sadique le « nouveau comportement social ».

Le renversement des valeurs est un phénomène naturel. Une chose commence et s’oriente dans une certaine direction mais, au fil du temps, sa trajectoire s’écarte de sa ligne droite d’origine, dévie et, insensiblement, décrit un mouvement qui la pousse à l’opposé. Cela se voit dans l’évolution des sociétés jusqu’à leur déclin.

Il en est ainsi du généreux idéal de liberté et d’égalité que des hommes ont voulu porter au plus haut dans notre civilisation.

Peu à peu, de manière irrésistible, nous observons une dégradation de ces idéaux qui deviennent des dogmes figés quasi-religieux. D’abord, des restrictions apparaissent comme la censure des idées non conformistes qui s’opposent aux dogmes établis. L’hérésie reparaît avec une persécution légale.

Progressivement, et de plus en plus rapidement, l’idéal de liberté se dégrade, au nom de la sécurité de la société et de l’État, pour aboutir à des interdictions et l’imposition de mesures en rupture absolue avec les principes fondateurs.

Comme les anciens philosophes l’ont démontré, la liberté et la justice font place à la tyrannie sans que les esprits qui défendaient ces principes ne s’en aperçoivent clairement. La liberté intégrale perd ses défenseurs et ses garants et le peuple n’a plus de protection contre l’arbitraire.

L’ensemble de la société se plie devant l’exigence nouvelle : la sécurité.

Cela se produit à cause d’un relâchement de la vigilance liée sans aucun doute à un affaissement de la conscience morale et des mœurs, une perte du sens des valeurs.

Curieusement, jusqu’au bout, les hommes ne perçoivent pas le problème et ils subiront l’outrage sans réagir jusqu’au terme, quand se manifesteront une nouvelle rupture et une inversion dans un autre sens. La dialectique est ainsi faite, tout se retourne en son contraire.

Le complexe de sécurité est puissant. Il entraîne les masses vers la servilité et une soumission acceptée. La crainte sécuritaire justifie que l’on renonce à la liberté pour livrer nos existences aux mains des tyrans. Cela a toujours été et sera toujours. Il faut s’y adapter en toute lucidité.

Dans ces conditions, quel est le sens de notre protestation et de quels moyens disposons-nous pour nous faire entendre ?

Il ne reste qu’à entrer dans une dissidence radicale, d’abord morale, mais surtout avec la mise en place de réseaux fraternels permettant de traverser l’inéluctable tyrannie qui s’annonce déjà au grand jour.

Cette tyrannie nous prend au dépourvu, nous laisse pantois face à son arrogance, sa puissance mondiale, ses forces considérables, son programme perfectionné qui se déroule sous nos yeux comme une mécanique implacable.

On se demande de quoi demain sera fait ? Il convient d’envisager le pire, en attendant le retour du balancier, sans s’illusionner sur un quelconque réveil des masses, abruties qu’elles sont par la propagande des médias, et qui se préparent à vivre désormais une existence virtuelle.

Nous devons confronter le défi de cette réalité implacable qui exige une lucidité limpide et aiguisée comme le diamant, ainsi qu’un courage héroïque.

Plus que jamais le grand combat des âmes est celui pour la vérité et la liberté.

Source : https://communaute-rose-epee.fr/2020/09/08/annulation-de-la-liberte-de-conscience/



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