Alain Soral – Gilets jaunes, suite : penser samedi et au-delà

À l’aube du samedi 8 décembre 2018, acte IV des Gilets jaunes au croisement de tous les enjeux et de toutes les manipulations, Alain Soral livre son analyse.

D’abord les campagnes : soit la France profonde qui prend tout son sens aujourd’hui, la seule a avoir gardé un peu de profondeur, malgré toutes les manipulations et les destructions opérées depuis des années par le pouvoir profond !

Voici venu le temps de la France profonde face au pouvoir profond.

Dans les campagnes, lieu d’origine de la révolte sociale des Gilets jaunes, la lutte unitaire avec fraternisation des forces de contestation et de sécurité devrait continuer à s’amplifier et à bien se passer…

Dans les grandes villes étudiantes entourées de banlieues, c’est une autre histoire…

Quant à Paris, c’est le lieu de tous les dangers !

Un lieu, ou plutôt deux :

 D’abord le Paris des Gilets jaunes sociaux qui veulent marcher sur l’Élysée. Faire tomber Macron et ce qu’il représente : la banque, les Rothschild : la sur-fiscalité injuste, la dette : l’oligarchie ! Et de ce point de vue, Hervé Ryssen en couverture de Paris-Match, même par hasard, est un sacré symbole !

 Ensuite le Paris des Gilets jaunes illégitimes : jeunes et racailles qui vont déferler sur Bastille, Nation, République… pour casser et piller un Paris bobo abandonné par des forces de sécurité submergée et concentrée sur le triangle d’or : Élysée, Concorde, Chambre des députés…

Des pièces rapportées qui m’amènent à parler du rôle du nouveau Besancenot : François Ruffin. Un François Ruffin mis opportunément en couverture des Inrockuptibles par le banquier Pigasse, et qui joue à plein son rôle de manipulateur gauchiste, soit :

 Un. Séparer le prolétariat et la classe moyenne, qui constitue l’alliance révolutionnaire. Par son discours démagogique sur l’ISF. Un impôt sur la fortune qui n’a pas été supprimé par Macron, mais aggravé, en en retranchant le capital spéculatif pour n’en conserver que la propriété foncière, et ce afin d’achever de spolier la classe moyenne enracinée. Classe moyenne paupérisée que Ruffin, soit crétin, soit tapin, désigne comme riche au prolétariat en colère, afin de protéger les spéculateurs nomades, dont Monsieur Pigasse, propriétaire des Inrockuptibles !

 Deux. Pourrir le mouvement social par les casseurs gauchistes (dit antifas). Enfants gâtés de la petite et moyenne bourgeoisie des services, issue de Mai 68 et plutôt bénéficiaire de la crise, contrairement à la classe moyenne entrepreneuriale.

 Trois. Racialiser et communautariser la colère pour casser le combat de classe en manipulant la racaille, racaille des cités, sous contrôle intégral de la gauche antisociale – dite antiraciste – depuis les années Mitterrand, et dont les réseaux Soros ont récemment pris le contrôle et le relais…

François Ruffin, pro-racaille islamo-gauchiste jouant le même rôle à gauche, qu’Éric Zemmour, anti-racaille national-sioniste à droite, pour racialiser et communautariser le combat social et patriote, toujours dans l’intérêt du même pouvoir profond, à la fois immigrationniste en bas et cosmopolite en haut !

À ce stade de l’analyse, une première mise au point : les Gilets jaunes sont un mouvement de travailleurs. Donc un mouvement d’adultes ! Les lycéens, les étudiants et les racailles, qu’elles soient gauchistes ou ethniques, ne sont pas des travailleurs. En tant que jeunes, ce sont des assistés, voir des parasites ! Ils n’ont rien à faire dans ce mouvement ! Ils y ont été introduits, sur le tard, pour le pourrir… par cette même gauche social-traître, exclue par les Gilets jaunes : la CGT et le NPA notamment, chassés systématiquement des piquets, mais aussi Mélenchon, menacé par ces mêmes Gilets jaunes, s’il tentait de venir récupérer le mouvement à Paris. Toujours ces mêmes pseudo « jeunes », issus de Mai 68, au service du pouvoir profond anti-populaire et anti-national ; soit le pouvoir bancaire maçonnique et sioniste.

Seconde mise au point : Macron est à la fois cramé et lâché. Cramé par sa présidence calamiteuse, à la fois anti-sociale (destruction du statut des cheminots) et décadente (frotti-frotta pro racaille ethnique à Saint-Martin et pro LGBT lors de la Fête de la musique). Cramé et lâché par ceux-là même qui l’ont mis en place : le pouvoir profond mondialiste et bancaire représenté en France par Attali et dont il est est maintenant le fusible.

Venons-en maintenant aux scénarios possibles en fonction de samedi. Une fois de plus, le destin de la France se joue à Paris, à la Bastille et à la Concorde ! Et le mouvement peut aussi bien évoluer vers la démocratie participative et la ligne préconisée par Étienne Chouard : faite d’auto-gestion, de tirage au sort et de subsidiarité… ce qui est l’aspiration profonde du mouvement originel, victime du grand capital bancaire et grand-patronal. Soit évoluer à l’inverse vers la dictature. Et une reprise en main par la ploutocratie OTANesque et sioniste.

S’il survit politiquement aux événements parisiens de samedi et qu’on reste sur une colère sociale. Macron peut, au mieux, appeler un nouveau Premier ministre. Et pourquoi pas Mélenchon ? Conformément à ce qu’Attali lui avait promis au moment des présidentielles, pour qu’il renonce à une alliance avec Hamon, donc au second tour, à la place de Marine Le Pen… On entrerait donc dans une cohabitation, avec mesures de gauche sociale, qui permettrait à Macron de sauver momentanément son mandat et à Mélenchon de se rapprocher de son but, la présidence…

Et si ce samedi se solde par le chaos total : prise de l’Élysée par les Gilets jaunes les plus radicaux, pillage d’un est parisien abandonné par les forces de l’ordre, par les racailles gauchistes et ethniques pouvant aller jusqu’aux meurtres (avec sa composante islamique bien instrumentalisée, chère à Éric Zemmour) : Macron, acculé au pire, peut décréter la loi martiale et transférer le pouvoir à l’armée, via la personne du Général de Villiers qui se tient déjà prêt ! Général de Villiers qui est aux ordres de l’OTAN, soit du pouvoir mondialiste et dont le seul haut fait militaire et d’avoir introduit la mixité sexuelle dans nos sous-marins !

Difficile de prévoir au-delà… Ce qui est sûr c’est que le peuple de France, des années endormi, s’est réveillé pour écrire à nouveau son histoire. Et que le devoir de tout patriote et de se tenir prêt, à ses côtés !

À suivre…

Source : https://www.egaliteetreconciliation.fr/Alain-Soral-Gilets-jaunes-suite-penser-samedi-et-au-dela-53082.html

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