80 % des Français gravement carencés en vitamine D

La vitamine D peut-elle vous tuer ?

Cher(e) ami(e) de la Santé,

Ma dernière lettre a suscité une avalanche de questions sur la vitamine D.

Je vous écrivais que cette vitamine était plus efficace contre la grippe que le vaccin… et je conseillais à tout le monde d’en prendre tout au long de l’hiver.

Et il se trouve qu’au même moment, la presse a révélé qu’un nourrisson était mort… quelques heures après avoir ingéré un médicament contenant de la vitamine D (Uvestérol) !

Je comprends que cela puisse susciter des interrogations !

La vitamine D est-elle dangereuse ? Pourquoi faudrait-il en avaler alors que nos ancêtres semblaient très bien s’en passer ? A quelle dose ? Quelles sont les marques de confiance ? Vous m’avez bombardé de questions hyper pertinentes !

En vous lisant, j’ai réalisé qu’il y a vraiment trop de désinformation sur la vitamine D.

Alors je voudrais consacrer cette lettre à mettre les points sur les i, une bonne fois pour toutes.

Car vous avez le droit de profiter – et de faire profiter vos proches – de cette vitamine extraordinaire, en toute sécurité.

Question 1 : la vitamine D peut-elle tuer ?

La réponse tient en trois mots : non, non et non !

Ou alors, il faudrait répondre « oui » à la question « l’eau peut-elle vous tuer » ?

Car tout, dans la nature, peut être dangereux dès que vous en prenez en excès – souvenez-vous, lors des dernières canicules, des vieillards sont morts parce qu’ils avaient bu trop d’eau. [1]

C’est pareil avec la vitamine D : il faut évidemment éviter les surdoses.

Et pour que vous réalisiez à quel point cette vitamine est sans danger, je voudrais vous parler de l’incroyable histoire qui est arrivée à Peter.

Peter s’est présenté en 2009 à l’hôpital universitaire de Boston, aux Etats-Unis. Depuis quelques semaines, il se sentait mal, fatigué, désorienté et n’arrêtait pas d’uriner. [2]

Pourquoi ? Parce qu’il avait acheté de la vitamine D auprès d’un laboratoire américain peu sérieux… et que ce laboratoire avait commis une terrible erreur d’étiquetage et de dosage.

Résultat : Peter ne prenait pas 1 600 UI par jour, comme il le pensait… Mais 1 864 000 UI par jour, depuis 3 semaines !

C’est-à-dire plus de 1 000 fois la dose qui lui avait été prescrite !!

Eh bien malgré ce surdosage hallucinant, il a suffi de 2 mois pour que Peter soit totalement remis sur pied… sans la moindre séquelle !

C’est une différence colossale avec n’importe quel médicament classique.

Si vous avez un jour le malheur d’avaler ne serait-ce que 3 fois la dose maximale de Doliprane autorisée, vous êtes quasiment assuré de mourir dans les 24 heures. Dans le meilleur des cas, vous survivrez parce qu’on aura eu le temps de vous greffer un foie tout neuf.

Vous voyez à quel point, par comparaison, la vitamine D est une substance peu toxique !

Question 2 : Oui, mais alors, de quoi est mort ce nourrisson ?

La seule certitude, c’est qu’il n’est pas mort à cause de la vitamine D !

Jamais une dose raisonnable de vitamine D ne fera le moindre mal à un nourrisson.

Si vous avez encore un doute, songez que le lait maternel peut contenir beaucoup de vitamine D !

Donc si la mort tragique de ce bébé est liée au médicament Uvestérol, ce n’est en aucun cas à cause de la vitamine D.

Le plus probable est que la mort ait été causée par le mode d’administration. L’Uvestérol se donne en pipette (plutôt qu’en gouttes), ce qui peut provoquer une « fausse route ». La fausse route, c’est lorsque le liquide tombe dans les poumons plutôt que dans l’estomac… ce qui peut vous empêcher de respirer, et causer des drames quand cela touche des bébés.

Ce risque est connu depuis 2006. Mais de toute façon, aucun médecin sérieux ne devrait prescrire l’Uvestérol à des nourrissons :

  • Parce qu’il contient un nombre invraisemblable d’excipients chimiques potentiellement dangereux : acide citrique anhydre, acide édétique sel disodique, gallate de propyle, glycérol, phosphate disodique dodécahydrate, polysorbate 80, potassium sorbate, propylèneglycol, saccharine sodique, sodium hydroxyde (le plus contestable étant la saccharine, un édulcorant soupçonné de causer le diabète de type II [3]) ;
  • Et parce qu’il contient de la vitamine D2 (ergocalciférol) et non de la vitamine D3 (cholécalciférol), alors que la vitamine D3 est de loin la plus efficace [4] – car c’est la vitamine que notre corps fabrique naturellement au contact du soleil.

Donc je tiens à rassurer tous les jeunes parents : oui, vous pouvezcontinuer à donner de la vitamine D3 à vos enfants sans le moindre problème (en gouttes, ZymaD par exemple).

Mais j’irai plus loin encore : pour la santé de vos enfants, vous devezleur en donner.

Ce qui m’amène à la question de Marc : « Pourquoi pour nous, après la guerre, la vitamine D n’était pas indispensable pour les nourrissons ? Ces supplémentations n’existaient pas et malgré le peu de nourriture il y avait quand même peu de rachitisme. Merci »

Question 3 : pourquoi les bébés et les adultes devraient-ils prendre de la vitamine D ?

C’est une question tout à fait légitime.

Normalement, la nature fait bien les choses. Alors pourquoi serions-nous carencés « naturellement » en vitamine D ? Pourquoi les parents doivent-ils passer par la pharmacie pour que leur bébé grandisse correctement ?

La réponse est fascinante : en fait, la Nature a tout prévu… sauf notre mode de vie moderne !

Je vous rappelle que la vitamine D est quasiment absente de l’alimentation : la seule manière d’en obtenir des doses suffisantes naturellement est d’exposer notre peau aux UVB du soleil.

Or voici deux caractéristiques essentielles de nos ancêtres du Paléolithique, qui ont vécu en Afrique de l’Est pendant des centaines de milliers d’années :

  • Les hommes et les femmes avaient des taux très élevés de vitamine D, grâce à leur exposition toute l’année, à moitié nus, sous un soleil de plomb.
  • Et toutes les mères allaitaient leurs bébés jusqu’à 3 ans – et transmettaient ainsi à leurs enfants la totalité de la vitamine D dont ils avaient besoin… jusqu’à l’âge où ils pouvaient commencer à s’exposer au soleil.

Grâce à des études récentes, on en est sûr : donner de la vitamine D aux nourrissons est inutile dans deux cas, et deux cas uniquement : lorsque la mère allaite… et que son taux de vitamine D dans le sang est très élevé. [5]

Mais de nos jours toutes les mères n’allaitent pas. Et surtout, même lorsqu’elles le font, la plupart d’entre elles sont carencées en vitamine D, et ne peuvent donc pas en transmettre suffisamment à leur nourrisson !

Et pourquoi sommes-nous presque tous carencés aujourd’hui, hommes et femmes ?

Eh bien parce qu’en Europe et en Amérique du Nord, le soleil est trop faible d’octobre à avril pour avoir le moindre impact sur nos réserves de vitamine D… et parce que de mai à septembre, nous passons l’essentiel de notre temps entre quatre murs (maison, bureau) !

Et pour couronner le tout, les autorités vous demandent sur tous les tons de vous badigeonner de crème à la moindre exposition au soleil… alors que la crème solaire bloque les bons UVB qui vous permettent de synthétiser la vitamine D !

Pas étonnant, dans ces conditions, que l’Institut National de Veille Sanitaire ait découvert en 2012 que 80 % des Français étaient gravement carencés en vitamine D !

C’est une véritable catastrophe sanitaire.

Car il suffit de regarder l’histoire de notre espèce pour comprendre pourquoi cette vitamine est vitale :

Question 4 : pourquoi la vitamine D serait-elle aussi importante pour la santé ?

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les êtres humains n’avaient pas tous la même couleur de peau ? Pourquoi la peau s’éclaircit, à mesure que l’on progresse vers le Nord – les scandinaves ayant une peau extrêmement blanche ?

La réponse est : pour mieux synthétiser la vitamine D !!!

Car plus vous avez la peau claire, plus vous synthétisez facilement la vitamine D au soleil.

Et si vous vivez dans l’hémisphère Nord, vous avez vraiment besoin que votre peau « capte » la vitamine D au maximum… car le soleil est beaucoup moins efficace que sous les tropiques !

En France, au-dessus des Pyrénées, il est inutile d’espérer la moindre dose de vitamine D d’octobre à avril. Pour les Suédois, la « fenêtre de tir » pour faire ses réserves de vitamine D est encore plus courte.

Les premiers Africains qui ont gagné l’Europe étaient donc sérieusement carencés en vitamine D. Il a fallu des milliers d’années pour que leur couleur de peau s’adapte à leur nouvel environnement.

Cela s’est fait par sélection naturelle : ceux qui avaient la peau un peu plus claire ont davantage survécu que les autres… et ainsi de suite, de génération en génération… jusqu’à ce qu’ils deviennent tous blancs !

Mais une évolution de ce type, cela prend du temps. Et notre environnement moderne, fait de vie de bureau et de crème solaire, est beaucoup trop récent pour que nous ayons eu le temps de nous adapter.

Alors en attendant les quelques milliers d’années nécessaires, vous avez tout intérêt à prendre de la vitamine D !

Surtout que des milliers d’études scientifiques ont confirmé à quel point cette vitamine était essentielle pour la santé – et pas seulement pour vous donner des os solides :

  • La vitamine D vous protège contre le cancer, notamment du sein [6] et de la prostate [7] ;
  • La vitamine D soutient la santé du cerveau [8] : elle réduit le risque de dépression, d’Alzheimer et ralentit la progression de Parkinson [9] ;
  • La vitamine D abaisse la tension artérielle [10] et protège votre cœur contre le risque d’infarctus. [11]

Et bien sûr, la vitamine D vous protège… contre les infections, et la grippe en particulier ! [12]

Question 5 : pourquoi les autorités de santé n’en parlent pas davantage ?

Tout simplement parce qu’elles ont toujours un ou deux trains de retard, dès il s’agit de remèdes naturels.

La culture du « tout médicament chimique » est aujourd’hui très forte. Imaginer qu’une vitamine peut aider à guérir le cancer ou à freiner Parkinson est encore tabou – et les études scientifiques sur ce sujet sont relativement récentes.

En plus, nos autorités ne s’intéressent pas à la prévention. Elles ne sont pas prêtes à demander à toute la population de prendre tous les jours une vitamine, toute leur vie… D’autant que cela coûterait cher, au départ, à la Sécurité sociale.

Évidemment, au bout de quelques années, l’investissement serait sans doute mille fois remboursé, grâce à toutes les maladies qui auraient été évitées.

Mais nos autorités ont un esprit comptable et étriqué… surtout quand personne ne fait du lobbying auprès des décideurs pour les convaincre de changer leurs habitudes.

Rappelez-vous que la vitamine D est un remède naturel qu’aucun grand labo ne peut « breveter ». Résultat, elle ne rapporte pas grand-chose à ses fabricants… et personne ne se bouscule au portillon des ministères pour peser sur les décisions officielles.

C’est désolant, mais c’est comme ça (et c’est précisément la raison pour laquelle je prends la peine de vous écrire : pour que vous soyez informé des dernières découvertes de la science, des années avant que le « système » ne bouge le petit doigt).

Question 6 : quel dosage de vitamine D atteindre ?

Si vous êtes d’un naturel inquiet, vous pouvez faire doser votre vitamine D dans le sang.

On vous dira que vous êtes carencé si votre taux de vitamine dans le sang est inférieur à 20 ng/mL.

Mais c’est une estimation beaucoup trop basse. Les meilleurs spécialistes estiment qu’un taux inférieur à 40 ng/mL est déjà problématique… et que vous devriez viser un taux au moins situé entre 50 et 60.

Personnellement, quand j’ai fait mon premier dosage, j’étais à… 18 ng/mL, alors que je revenais de vacances au soleil, dans le Sud de la France. Bref, comme beaucoup de monde, j’étais gravement carencé.

Mais aujourd’hui, je ne considère même pas qu’il soit nécessaire de faire une prise de sang.

Étant donné l’importance capitale de cette vitamine, et son absence totale de dangerosité à des doses raisonnables, je recommande à tous mes proches de prendre 4 000 UI par jour (2 000 minimum).

Pour les nourrissons, les besoins sont de 1 000 UI par jour en gouttes, jusqu’à l’âge de deux ans. Mais n’arrêtez pas d’en donner après deux ou trois ans : tout le monde en a besoin, comptez grosso modo 1 000 UI de plus à chaque seuil de 15 kilos de poids corporel.

Je sais bien que ce sont des doses très supérieures à celles recommandées par nos autorités, surtout pour les adultes.

Mais n’oubliez pas que le soleil d’été vous donne des doses beaucoup plus grandes encore : il suffit de 10 minutes en plein soleil d’été pour synthétiser environ 20 000 UI de vitamine D !

Et on n’a encore jamais vu d’Européen vivant sous les tropiques en surdose de vitamine D parce qu’il s’était exposé tous les jours au soleil pendant 10 minutes ! [13]

Au contraire, si vous faites cela, vous avez toutes les chances d’être en excellente santé !

Question 7 : quelle vitamine D choisir ?

Pour les adultes comme pour les enfants, prendre sa vitamine D en gouttes quotidiennes est la solution la plus efficace et la plus respectueuse des équilibres du corps humain.

Malheureusement, les médecins ont tendance à prescrire aux adultes des « Uvédoses » de 100 000 UI, censées tenir plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Je peux les comprendre, car beaucoup de patients n’ont pas très envie de prendre des gouttes de vitamine tous les jours.

Le problème, c’est que prendre des grosses ampoules de 100 000 UI est beaucoup moins naturel et efficace que de prendre des gouttes quotidiennes – une étude chinoise récente suggère même que les Uvédoses sont totalement inefficaces ! [14]

Et en plus, l’Uvédose contient des excipients douteux, comme le butylhydroxytoluène (E321).

Voici donc les deux principaux critères que vous devez suivre pour bien choisir votre vitamine D :

  • Ce doit être de la vitamine D3, et non de la D2 : comme je l’ai rappelé au début, c’est la plus efficace et celle que l’organisme fabrique naturellement ;
  • Elle doit de préférence être sous forme huileuse, pour faciliter son absorption (car la vitamine D est soluble dans les graisses)

La solution la moins chère est la ZymaD, en pharmacie.

Si vous préférez prendre de la vitamine D 100 % naturelle, il faudra payer un peu plus. Sur Internet, celle du laboratoire D-Plantes a très bonne réputation.

Et si vous voulez de la vitamine D naturelle ET végétale (extraite du Lichen), vous en trouverez sur Internet auprès de laboratoires de confiance comme Cell’innov.

Personnellement, c’est celle que j’utilise, car ils ont une très belle formule enrichie en vitamine K2, une autre vitamine essentielle à de nombreuses fonctions vitales de l’organisme.

Mais si vous avez peu de moyens, n’hésitez surtout pas à prendre la ZymaD, elle fera déjà une différence considérable pour votre santé !

Ah, et une dernière chose : vous êtes nombreux à me demander « combien de gouttes » par jour.

Mais il m’est impossible de vous répondre, car tout cela dépend de la marque de vitamine D que vous prenez ! Si chaque goutte contient 400 UI, il vous en faudra 10 pour atteindre les 4 000.

Renseignez-vous donc auprès de votre pharmacien ou du fabricant si le nombre d’UI par goutte ne figure pas sur la notice.

Question 7 : y a-t-il des contre-indications ?

Quasiment aucune – pour une raison évidente : la prise quotidienne de la vitamine D a simplement pour but de donner à votre corps ce qu’il réclame pour fonctionner de façon optimale.

Il ne s’agit pas de « traiter un problème », comme peut le faire un médicament, mais de combler une carence liée à notre mode de vie moderne.

Malgré tout, Sylviane m’a posé cette question :

« Bonjour, je voudrais que mon père, (par ailleurs âgé et atteint d’un cancer de la prostate traité par hormonothérapie mais récidivant) soit supplémenté en vitamine D.Son médecin s’oppose parce qu’il a fait par le passé des calculs rénaux.Est-ce vraiment une contre-indication dans ce cas précis ? »

Il est vrai que, si vous ouvrez le Vidal (le grand dictionnaire des médecins), vous lirez que les « lithiases urinaires » (calculs rénaux) sont mentionnées comme précaution d’emploi de la vitamine D.

Mais en pratique, c’est un risque très hypothétique. Aucun médecin autour de moi n’a jamais vécu ce cas dans la pratique. Il a peut-être été observé pour des « méga-doses » de 100 000 d’un coup, mais certainement pas pour les 4 000 UI par jour que je recommande.

En plus, on n’est pas démuni face aux lithiases : lorsqu’elles sont liées à un terrain acide, on peut prendre du bicarbonate ; et lorsqu’elles sont liées au fait de ne pas boire suffisamment… eh bien il faut veiller à boire de l’eau entre les repas en quantité suffisante.

Au total, dans un cas comme celui-là, et sous surveillance médicale, les bienfaits de la vitamine D me paraissent infiniment supérieurs aux risques !

Dans une étude récente, on a donné 4 000 UI de vitamine D par jour à des patients atteints d’un cancer de la prostate à évolution lente. De façon assez sidérante, 55 % des participants ont vu leur cancer régresser grâce à ce « traitement » ! [15]

Alors ne vous privez pas de cette vitamine essentielle !

Bonne santé,

Xavier Bazin



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